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Une œuvre de Philippe Sauve Editions Transboréal

Siberia

En canoë du lac Baïkal à l’océan Glacial Arctique
9782361570590
Prix 20,90 € Disponible EAN : 9782361570590
ISBN : 978-2-36157-059-0
ISSN : 1633-9916

Cinq mois durant, seul à bord d’un canoë en toile, Philippe Sauve traverse la Sibérie sur son deuxième plus long fleuve, la Lena. De la chaîne du Baïkal aux rivages de l’océan Glacial Arctique, il parcourt ainsi 3 800 kilomètres à la seule force de ses bras. Il fait le gros dos sous l’orage, endure la morsure des insectes, craint les ours, fraternise avec les habitants évenks ou iakoutes des hameaux isolés puis reprend goût à la solitude, extrême dans ces régions reculées, après la rencontre de brigands. Au cœur de la taïga qui se dévoile au fil de l’eau ou sur la toundra qui borde les monts de Verkhoïansk, la nature s’offre au voyageur, le défie ou bien l’épuise. Mais gardant le nord pour horizon, Philippe Sauve pagaie sans faiblir jusqu’aux rivages déserts et ventés de la mer des Laptev, qu’il atteint au seuil de l’hiver, étanchant pour un temps sa soif de liberté.

PRÉFACE (par Sylvain Tesson)

PROLOGUE

Première partie – VOYAGE AU PAYS DE NULLE PART
1. « Il y en a qui sont aimés ! »
2. L’aventure commence en Allemagne
3. Vers une autre planète
4. Avec Alexander dans le Tolstoï
5. Le colosse du Tadjikistan
6. Piégé par la mafia ?
7. Déambulation à Irkoutsk
8. Des découvertes inattendues
9. « Soûlons-nous… »
10. Un Frantsous en route pour Katchug
11. Des chiens et des hommes
12. Le KGB en talons aiguilles

Deuxième partie – LE SILENCE SIBÉRIEN
1. Un drôle de navire
2. Au seuil de la civilisation
3. Professeur Vladimir
4. Premiers coups de pagaie
5. Un fleuve parsemé d’embûches
6. Dans la peau d’un archéologue
7. Sous un soleil de plomb
8. Drôles de mœurs
9. Fouetté puis roulé dans un bania

Troisième partie – LE VILLAGE D’URGA
1. Parmi les bêtes
2. L’ours fantôme
3. Question d’éthique
4. Des détecteurs sur la Lena
5. Comme une proie le long des berges
6. Romantika
7. Première apparition du monstre bleu
8. Des coups de fusil

Quatrième partie – NIKOLAÏ ET LES TROIS MALFAITEURS
1. Le trou d’Ust-Kut
2. Des provisions à la russe
3. Un ballet incessant
4. Austérité magnifique
5. S’adapter ou périr
6. Un artiste aux yeux vides
7. Le cow-boy de la taïga
8. Des insectes à gogo
9. Une larme pour la Lena
10. Sauvé par Nikolaï
11. Les émotions pures d’un enfant

Cinquième partie – SLAVA EN IAKOUTIE
1. Les mystères de Lensk
2. Une église à l’abandon
3. Mon Wilson en peluche
4. Stratégie d’approche
5. La filouterie de Dame Iakoute
6. Une petite fille en bois
7. Loin du tronc commun
8. Tempête blanche
9. Une île pour cercueil
10. Les pics de Lenskié Stolby
11. Je reviendrai
12. Le Rimbaud iakoute

Sixième partie – DU FLEUVE À L’OCÉAN, PAR LE CIEL
1. Le melting-pot de Iakoutsk
2. Aide-toi et le ciel t’aidera
3. Ne jamais douter
4. AK47 et WWF
5. Un nouveau compagnon de route
6. Les derniers habitants de Sangar
7. En Sibérie, tout le monde peut devenir bandit
8. Les Dersou Ouzala iakoutes
9. « Il n’y a pas d’ours dans la toundra ! »
10. Animisme et alcoolisme
11. « Une fin excellente pour votre livre… »

ÉPILOGUE

Je reviendrai//Lorsque je me surprends à parler seul ou à Slava, je prends conscience de mon isolement : depuis trois mois et demi, je n’ai pas vu ma famille. En fin de journée, à l’approche d’un repos mérité et du retour à la vie citadine, l’épuisement me rend nostalgique. Je me parle à voix basse pour me motiver ou bien me fâche contre ma conscience lorsque je ne suis pas de son avis. Entre elle et moi, il y a le libre arbitre. Je saisis les moments où je peux la contrer. J’entends toujours ce qu’elle a à me dire, mais j’omets parfois de l’écouter comme durant l’épisode de la tempête noire. Je suis aussi moins attentif à ce que me soufflent les arbres de la taïga. Seule la Lena demeure ma maîtresse, je cède à tous ses caprices.
Ce don de soi est récompensé : le fleuve, même s’il m’effraie parfois, ne me trahit jamais. Il me met chaque jour à l’épreuve afin de me préparer à la partie la plus difficile de l’expédition. Cette phase terminale de 1 500 kilomètres, après la ville de Iakoutsk, qui me conduira dans la région la plus septentrionale de la Sibérie, ne pourra être accomplie que si ma foi ne vacille pas. Cette foi est aujourd’hui alimentée par l’infaillibilité de mon amour pour la Lena et par mes souhaits ardents de ressentir de nouvelles “tristesses de la félicité”. La région du Nord, couverte de toundra et bordée par les monts de Verkhoïansk, va sans doute accentuer l’isolement et la pénibilité de ma progression. Cette dureté croissante m’obligera à puiser en moi des ressources enfouies. Je voyage justement pour connaître mes aptitudes et éprouver mes ressorts les plus secrets. Cette confrontation ne peut se faire que si l’on est engagé seul dans l’aventure. Je n’utilise aucun outil technologique et n’ai pas d’équipe de soutien. Je n’ai que ma foi et mes capacités à me garder en vie.//p. 229

Des chiens et des hommes//Il flotte à Katchug un air de Far West. J’y reconnais aussi l’ambiance feutrée du film de Lars von Trier, Dogville – bourgade isolée où les habitants savent ce que font leurs voisins et trament de mauvais tours à la belle Kidman. Il y a d’ailleurs autant de chiens à Katchug que d’habitants.
La petite ville de deux mille âmes me livre à l’isolement dans une chambre glaciale. Il fait parfois meilleur sous le ciel orageux, sur le pré où les vaches paissent, devant la porte du bâtiment, plutôt qu’entre les quatre murs décrépis d’un tel logis. J’y écris des heures en silence à la lueur d’une bougie. Je m’habitue ainsi à l’attente et à la méditation. Je n’ai plus la notion du temps. Le soleil met parfois une éternité à disparaître et d’autres fois le jour ne vient jamais. Je m’épuise en accumulant des nuits sans sommeil. Je marche sur le macadam défoncé de la rue principale du village, où deux baraques font office de restaurant. J’y pénètre par une enfilade de portes et de couloirs, empêchant ainsi l’entrée du froid en hiver. Serré comme une sardine, je déguste avec les villageois les plats locaux : beignets, buuz bouriates… Je m’y réfugie souvent pour me réchauffer. J’essaie parfois d’entrer en contact avec les habitants. Pour cela, j’utilise mon dictionnaire et le texte qui me présente, traduit en russe par Nina. Cependant mes tentatives se réduisent à des sourires amicaux sans suite.
Derrière une baraque apparaît un homme qui vient à ma rencontre. Sur un ton direct, sans me lâcher du regard, il m’interroge. Il mène l’enquête pour la communauté. Je lui mets alors sous le nez ma carte de visite. Intrigué, il cherche dans mon dictionnaire des mots pour s’expliquer. Il pointe du doigt : “argent” et “mariage”. Peut-être veut-il, avant les autres, me confier sa plus jolie fille ! J’esquive le sujet et oriente la discussion vers mon souci majeur : l’embarcation. Il secoue la tête négativement, puis s’en va en me saluant vivement de la main. Les habitants de Katchug sont étonnés de me voir seul dans leur village et davantage encore lorsqu’ils comprennent mon intention d’emprunter la Lena en canoë. Je suis un être venu d’ailleurs dont on ne saisit pas les intentions.
Alex me surprend de nouveau au détour d’une ruelle. Il me propose une visite de la ville. Il m’ouvre des portes que je n’aurais pas osé pousser seul, ne comprenant pas les enseignes. La porte de la maison de la culture, de la bibliothèque, d’un magasin d’alimentation… Nous traversons ensuite une forêt de pins et trouvons au bout d’un chemin l’hôpital du village, où nous faisons une halte. En buvant un thé, je soumets à Alex mon souhait de le filmer. Il comprend vite et accepte.
Nous voilà engagés dans la rue principale à l’heure où la population s’active. Entouré d’Alex et de son meilleur ami, j’ouvre la marche. Je tiens en main, à l’intérieur d’un sac plastique, la caméra, le pied et le microphone. Je fais asseoir Alex sur une planche, dans un coin bucolique auprès du fleuve où gisent les ruines d’une maison en pierre. Il adopte aussitôt une posture figée qui enlève le naturel attendu. J’essaie de le distraire, mais l’œil implacable de l’objectif le dérange. Alex au sourire franc est étranger au modernisme. Il est à l’opposé du “Alex” d’Irkoutsk. C’est à peine s’il peut se vêtir proprement. Il vit au seuil de la pauvreté russe. Chaque démarche que nous faisons ensemble est ponctuée par un pourboire. Je n’aime pas ce principe de payer des services amicaux, mais c’est ainsi que se sont établis nos rapports depuis le premier jour. Pour l’avoir filmé, je lui donne 500 roubles. C’est certainement un tort d’entretenir ce genre de relation. La barrière de la langue nous sépare.
Je range le matériel et nous repartons au village. Alex me dit que je ne trouverai pas de canoë à Katchug. Pour m’assurer de bien le comprendre, je lui dessine un canoë, qu’il barre d’un trait : “Niet !” répète-t-il. J’effectue, malgré tout, une fouille systématique de tous les jardins situés en bordure du fleuve et, en effet, à part un bateau en fer trop large à manœuvrer seul et une embarcation en bois ensevelie sous les herbes, je n’y trouve pas l’ombre d’un canoë robuste pour la Lena. Mes illusions tombent définitivement à l’eau ! Je pensais trouver dans ces villages qui vivent au rythme fluvial un intérêt pour la navigation. Mais les Russes n’ont pas l’esprit assez calme pour s’évader en promenade. Leurs préoccupations vont majoritairement à la survie. C’est à ce moment-là que, peu enclin à renoncer et à rebrousser chemin, je décide de retourner à Irkoutsk et d’en rapporter le canoë démontable de la rue Karl-Marx.//p. 56-58

Sauvé par Nikolaï//L’ivresse des distances me procure la sensation d’être sur le fleuve depuis un an. La dureté du combat quotidien, riche en émotions, comble ma vie, mon corps et mon esprit. Je comprends cela en contemplant le chemin parcouru, les 1 500 kilomètres de péripéties qui me séparent du village de Katchug. Soixante jours m’éloignent maintenant de la gare de Toulon, des liens affectifs tissés avec mes proches et des souterrains parisiens où les gens fixaient le néant pour tuer le temps. Je me souviens de chaque détail de ce temps révolu et pourtant les souvenirs de la France se dissolvent, épurés par les effets de mon immersion dans la nature. Toutes les contraintes qui m’ont incité à réaliser ce voyage n’ont plus de raison d’être. Elles étaient des prétextes pour partir. Il ne me reste plus que des sons et des images fixes dans ma mémoire, qui me rappellent tendrement l’essentiel de mon “histoire française”. Ces résidus évoquent des visages aimés, des coins de nature de mon enfance provençale ou encore les dernières paroles entendues en français : l’avertissement de Nina de me méfier de l’ivresse russe.
Ce précieux conseil traverse mes pensées sans les saturer. Je ne suis plus sur la défensive, apeuré par la moindre présence humaine sur le fleuve. Je ne crains plus les villages ni les canots des étrangers. Je ne m’inquiète plus quand un bateau passe. Et même, lorsqu’un monstre bleu m’envoie ses remous, je maintiens simplement le canoë afin d’éviter qu’il cogne contre les cailloux, tout en m’activant à faire autre chose. La sérénité m’envahit…
J’approche de la ville de Vitim. Je pagaie, éreinté après huit journées consécutives de canoë. Le livret géographique est resté fermé pendant tout ce temps. Son échelle au 1/2 500 000 ne me permet pas de situer précisément les difficultés du relief. J’ai donc navigué sans le consulter, préférant découvrir par surprise les fantaisies du fleuve. Mais aujourd’hui, comme pour clôturer cet épisode, je décide d’y jeter un œil. Je revois ainsi, en l’ouvrant, le dessin bleu de la Lena qui opère une percée vers l’est et la ville de Lensk, puis qui descend vers le sud et remonte en s’élargissant vers Iakoutsk. Un long chemin à parcourir pour rejoindre la capitale de la Iakoutie et le début des monts de Verkhoïansk.
Je referme le livret à l’instant où je distingue la périphérie de Vitim. Sur la rive bordée d’un mur de béton, des gens se baignent ou se prélassent sur des serviettes. Ils se font bronzer en écoutant de la musique pendant que je pagaie en pull-over. Après ce premier aperçu, tandis que je navigue sur la rive opposée à proximité d’un large affluent, je découvre la cité dans son ensemble. Le soleil au-dessus des habitations éclaire la poussière soulevée par l’agitation urbaine. La ville ressemble à une cité africaine perdue près d’un désert. L’affluent se jette dans le fleuve en formant un bouillonnement d’écume et emprisonne les déchets. Des bouteilles de vodka, des canettes et divers papiers polluent les eaux troubles. Harcelé par une meute de mouches noires, je lutte pour ne pas être expulsé par le courant, au milieu de la Lena où manœuvrent des navires de gros tonnage. Au même moment une vedette pilotée par des jeunes vient à ma rencontre. Les intrus me tournent autour et accélèrent pour disparaître à travers les marais.
Au bout de la ville, une impressionnante usine à bois émet des grincements. En voyant ce spectacle, je songe aux campements sauvages et les trouve merveilleux. Je dépasse le brouhaha, ainsi que trois barges immobiles. Un homme sur un pont m’espionne avec ses jumelles. Je secoue le bras pour sympathiser et lui crie ma destination : “Tiksi !” Il ne change pas de posture et continue de m’épier. Perplexe, je me confie à la nature : “On est tout de même mieux en ta compagnie !” lui dis-je à voix basse. La nature perçoit ma déclaration et me surprend en peignant de violet les teintes du coucher de soleil.//p. 172-174

Épilogue//Le jeune ami de Samuel est assis à l’arrière d’une camionnette, sur laquelle est ficelée mon embarcation. La caméra est prête à filmer l’enfant sur le canoë. Ce sera l’image de fin du film retraçant mon aventure. Je cadre un gros plan sur le regard du garçon et lui annonce que mon bateau est à présent le sien. Il ouvre grand ses deux yeux limpides et murmure un timide Spasiba – “Merci”. Puis il s’anime à l’idée de pagayer. Je le retiens un instant, car je veux écrire au feutre indélébile son prénom à l’avant du canoë. Yura devient ainsi le surnom que je n’ai jamais donné à l’embarcation. “Tu t’es toujours appelé Yura !” dis-je à mon canoë, en le remerciant ensuite de nous avoir supportés, Slava et moi, durant de si longs jours sur la Lena. “Je n’oublierai jamais ta présence et ta bravoure !” La tristesse m’envahit au moment de la séparation définitive quand Samuel, désireux de me distraire, me conduit à pied au sommet d’une colline dominant la ville. Je ne suis plus à présent ce navigateur autonome qui sillonne les régions désolées de la Sibérie, mais un citadin qui doit négocier son retour vers la France.
Sur la colline, nous marchons tantôt sur du basalte tranchant, tantôt sur de la mousse détrempée. De nombreux cristaux de roche illuminent le sol moelleux de la toundra et, au loin, les monts de Verkhoïansk sont enneigées. À la vue des paysages et de la beauté de l’horizon bordé par l’océan, je réussis lentement à me libérer du chagrin de la séparation. “Bientôt, me dit Samuel, la banquise viendra se souder à la terre ferme.” Nous apercevons la station polaire de Tiksi, où des chercheurs étudient la faune et la flore de l’Arctique. “Nous sommes au sommet de Lialkin Pup, m’annonce Samuel. C’est une montagne sacrée, vénérée par le peuple iakoute. On y trouve la plante la plus précieuse de la toundra : la racine d’or. C’est une plante médicinale qui soigne toutes les maladies.” J’écoute les propos de mon guide avec sérénité. La dernière vision que j’aurai de la Sibérie sera sans doute cette vue panoramique, englobant l’océan, les plaines de la toundra et la ville de Tiksi. “Sais-tu ce que signifie le mot ‘tiksi’ en langue iakoute ?” me demande Samuel. Je lui réponds négativement. “Dans les temps anciens, m’explique-t-il alors, les Iakoutes avaient coutume de laisser dériver sur la Lena leurs morts dans des cercueils jusqu’ici. Tiksi est donc un lieu où se retrouvent les morts.” Ai-je été mort durant tout mon voyage sur le fleuve ? Je redescends de la montagne avec cette étrange idée qui m’accompagne jusqu’à l’heure de mon départ. Je donne une accolade chaleureuse à Tatiana et à Samuel et leur promets de leur rendre visite dans trois ans, lorsqu’ils seront installés à Moscou. Je suis chargé d’un sac à dos léger, de la pagaie, et de 10 kilos de poisson gelé destiné à Elvira, la fille de Tatiana.
Avant de monter à bord de l’avion, je rencontre le maire de Tiksi. “C’est un meurtrier, murmure Samuel. Il a poignardé un homme pendant une fête…” Tatiana nous suggère de nous taire et sort de la poche de son manteau de fourrure un objet blanc, minuscule. Un autre cadeau qu’elle m’oblige à accepter. C’est une figurine sculptée par un Iakoute, qui représente un petit homme. “C’est en défense de mammouth”, me dit Tatiana. Je saute de joie, tel un enfant, et l’embrasse une nouvelle fois affectueusement.
Six heures d’avion plus tard, je mesure l’isolement des habitants du Grand Nord sibérien en arpentant les rues de la mégalopole. Les Moscovites ont l’esprit dans les embouteillages. Douze millions d’individus fourmillent dans la capitale. Pendant que Samuel collecte sur les plages de l’océan Glacial les écorces de bouleau apportées par la Lena, et rêve d’expéditions au-delà des 20 kilomètres autorisés par Tatiana, sa sœur Elvira essaie de sortir des embouteillages. Bientôt, j’aperçois sur la place Rouge la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux. Elvira me conduit à l’intérieur du monument, où des escaliers sombres nous mènent aux reliques. De vieux livres scellés, datant du XVIe siècle, sont exposés derrière des vitres blindées. Des milliers de touristes immortalisent leur visite en photographiant les objets sacrés. Je dois l’accepter : je redeviens un citadin. J’essuie sur mes chaussures la mousse de la toundra. Les traces de mon immersion dans la nature vont lentement disparaître. Seule l’impression de ces 3 800 kilomètres d’efforts perdurera et se fondra dans mes souvenirs.//p. 323-325

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