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Une œuvre de Alice Plane Editions Transboréal

À l’auberge de l’Orient

Seule sur les routes d’Asie centrale
9782361570170
Prix 20,90 € Disponible EAN : 9782361570170
ISBN : 978-2-36157-017-0
ISSN : 1633-9916

De l’Azerbaïdjan au Kazakhstan, en passant par l’Iran, le Tadjikistan et le Kirghizistan, Alice Plane a sillonné seule l’Asie centrale avec une idée en tête : en découvrir les habitants, particulièrement les femmes, par le prisme de leurs traditions culinaires. De déserts en alpages, des métropoles aux hauts plateaux, elle se fie au hasard des rencontres et pénètre dans les cuisines, celles des bergers comme celles des notables, savourant par ce biais les mille et une richesses de cultures séculaires. Une vision nouvelle, parfois déconcertante, des pays de la région se dévoile à elle dans l’intimité des foyers. Son audace et sa curiosité, alliées à sa connaissance du russe et à son sens de l’observation, font d’elle une authentique baroudeuse, dans la lignée des exploratrices d’antan.

PROLOGUE – Partir

Ire partie – AZERBAÏDJAN
1. Bakou
— Où l’on fait chou blanc.
2. À la frontière du Daghestan russe
— Où l’on est comme un coq en pâte.
3. Gaz et derricks de la Caspienne
— Où l’on a du pain sur la planche.
4. L’hôte de Massali
— Où l’on prend de la brioche.

IIe partie – IRAN
5. Ardabil la prosélyte
— Où l’on met les petits plats dans les grands.
6. Les ruines de Babak
— Où le pouvoir a les yeux plus gros que le ventre.
7. Par Téhéran et Ispahan
— Où se dévoile la crème des femmes.
8. Dans la touffeur du golfe Persique
— Où les amoureux se mettent à table.
9. Du tombeau de Hâfez à Persépolis
— Où l’on prend de la bouteille.
10. Espionne à Mashad
— Où l’on est soupçonnée pour des prunes.

IIIe partie – TADJIKISTAN
11. Prisonnière de Douchanbé
— Où l’on n’est pas dans son assiette.
12. Échappée belle dans le Pamir
— Où personne ne reste en carafe.
13. Murghab, ville des confins
— Où l’on connaît le début et la fin des haricots.
14. Fêter Navrouz à Khorog
— Où l’on ne crache pas dans la soupe.
15. Par les villages du Wakhan
— Où l’on fait une belle brochette de rencontres.
16. Déluge à Namadgut
— Où l’on boit le bouillon.

IVe partie – KIRGHIZISTAN
17. M21, dernier tronçon
— Où la brigade des stups fait son beurre.
18. Le florissant bazar d’Och
— Où l’on oublie le régime sec des hauts plateaux.
19. Frayeur dans la campagne kirghize
— Où l’on regrette d’avoir mis ses œufs dans le même panier.
20. Sous la yourte de Susamir
— Où la vie paraît mi-figue mi-raisin.

Ve partie – KAZAKHSTAN
21. Dans la bruine d’Almaty
— Où l’on met de l’eau dans son vin.
22. Naufragée de l’Illi
— Où la situation tourne au vinaigre.
23. Retour aux steppes
— Où le voyage retrouve son piment.

ÉPILOGUE – S’en revenir

Fêter Navruz à Khorog – Où l’on ne crache pas dans la soupe//Dans le public, tout Khorog se retrouve. Les filles ont tressé leurs cheveux avec de la laine rouge, les garçons bombent le torse lorsqu’ils passent devant elles. Les vieux ont sorti leurs costumes, reprisés et amidonnés, et observent ce beau monde en rêvassant. L’un d’eux me lance un clin d’œil complice depuis ses lunettes à triple foyer : appuyé sur sa canne, il clopine autour du stade avant de se faufiler devant tout le monde – le privilège de l’âge. Juste à côté, les meilleures cuisinières de chaque quartier sont venues démontrer leurs qualités en disposant leurs plats sur une immense tablée. “Khoch zost”, comme elles se dénomment généreusement, “mains délicieuses” : le noch khufpa, potage d’abricots qui guérit les rhumes et la grippe, côtoie le pain baignant dans du lait aux oignons, le pain à la farine de pois, la soupe au beurre et les pâtes sablées, mets traditionnels de circonstance. L’une d’entre elles a même fait pousser du blé en herbe, le symbole centrasiatique de Navruz, qui marque le renouveau de la nature au printemps, bien qu’il ne se cultive pas par ici.//p. 175-176

Ardabil la prosélyte – Où l’on met les petits plats dans les grands//Tandis que chacune range ses affaires, Sumayeh, avec qui j’ai à peine échangé quelques mots, s’approche de moi. Elle porte un tchador opaque doublé d’un voile noir, où le visage révèle une rigueur inquiétante. C’est sans doute la plus pieuse de toutes les filles présentes. D’apparence froide, peu avenante, elle commence : “Les hôtels sont des lieux où s’arrêtent les trafiquants en tout genre, une jeune fille ne peut pas y séjourner.” C’est en fait une façon détournée de m’inviter à dormir plutôt chez elle, où je serai en sécurité et où elle prendra soin de moi. Sa mère est là, dont elle obtient le consentement immédiat. “Alors, c’est d’accord ?” Une fois certaine d’avoir bien compris, j’acquiesce. Toutes me regardent avec des yeux ronds, sidérées par la rapidité de ma réponse.
Il est vrai que, le matin même, j’ai découvert cette règle du târof, florilège des bonnes manières persanes : toujours refuser par trois fois une invitation. Alors que je tentais d’acheter des sucreries, le vendeur a refusé trois fois mon argent. À la quatrième, le vocabulaire m’ayant manqué pour le convaincre, j’ai fini par m’en aller sans régler mon dû. Fatima laisse échapper une moue de dépit ; malgré mon manque criant d’éducation – j’aurais dû refuser trois fois avant d’accepter –, elle regrette de ne pas avoir pensé la première à m’inviter. Une étrangère à la maison, cela aurait constitué une véritable fierté, l’occasion de raconter d’innombrables anecdotes que les autres ne vivront jamais. Par dépit, Fatima m’invite tout de même à les revoir toutes, le lendemain, à l’université d’Ardabil.
Ce n’est qu’en arrivant dans son appartement que je découvre l’autre visage de Sumayeh. À peine la porte refermée, elle disparaît dans sa chambre et réapparaît en pantalon de survêtement et débardeur, les cheveux lâchés, le sourire aux lèvres. Cette transformation radicale fait ressortir la douceur de ses traits, son regard bienveillant et l’éclat d’intelligence qui y brille. Son père rentre quelques minutes après nous. Je m’approche pour le saluer, dévoilée. J’hésite. L’idée de l’embrasser est bien trop incongrue, et je ne sais pas même dire “bonjour” en persan. J’opte finalement pour une poignée de main, et lui tends la mienne en souriant. À son regard interloqué et au mouvement d’effroi de Sumayeh et de sa mère, je comprends que je n’ai pas choisi la bonne option… Le simple contact, même celui d’une poignée de main, entre un homme et une femme qui ne se connaissent pas est à proscrire. Devant mon air désolé, ils éclatent cependant de rire et me ramènent au salon pour y boire un thé. Sumayeh en profite pour m’expliquer son choix du hijab, une façon de penser et donc de s’habiller en conséquence : “Les hommes sont guidés par des pulsions animales qui les empêchent de se contrôler à la vue d’une femme. C’est pour cela qu’il faut à tout prix éviter de les tenter !” affirme-t-elle avec conviction. “À la maison en revanche, les femmes sont protégées des hommes par le Coran, qui proscrit les relations sexuelles entre membres d’une même famille : on peut donc s’habiller comme on en a envie !”
Bien qu’il ne parle pas anglais, son père l’écoute attentivement ; il semble contrarié par ce qu’il devine. Il me montre les cicatrices de son bras et de sa clavicule, héritées de la révolution de 1979, lorsqu’il descendit dans la rue et se battit pour abattre le régime féodal du Chah. Lui rêvait de créer une démocratie religieuse moderne et libre. Le déroulement historique est connu : l’homme nouveau fut plus doctrinaire encore que le précédent et la démocratie resta un lointain idéal. Mon hôte comprend d’autant plus difficilement le choix de sa fille de se plier de plein gré au carcan islamique le plus strict.
Un coup de sonnette interrompt notre conversation. C’est Fatima, qui déboule en trombe accompagnée de ses parents et, écourtant les salutations, me tend un papier manuscrit où il serait écrit – en persan – que je reconnais être venue dans cette famille de mon plein gré et m’engage à ne pas poursuivre mes hôtes si je devais tomber malade, être empoisonnée ou mourir ! “Il faut signer là”, ajoute-t-elle en pointant le bas du paragraphe.
Si je crois peu à une volonté d’empoisonnement de la part de personnes qui se félicitent sans cesse de ma présence chez elles, je suis ennuyée de provoquer un tel besoin de sécurité et crains pour la suite de mon périple : serait-il interdit d’accueillir des étrangers ? C’est pourtant la seule fois où l’on me demandera une telle chose. Qui sait si Fatima n’a pas inventé cet hypothétique danger par jalousie, fâchée que j’aie accepté l’invitation de Sumayeh alors que c’est elle qui m’avait rencontrée la première ? À peine ai-je signé le document que mes hôtes la remercient délicatement pour mieux la congédier : ce soir, ils comptent fêter les 12 ans de la petite sœur de Sumayeh. Comme nous sommes en pleine Achoura, ni les anniversaires ni les mariages ne peuvent être célébrés en grande pompe ; durant cette période, il est en effet interdit de chanter ou d’écouter de la musique. Chaque année, le calendrier musulman se décalant de dix à douze jours par rapport au calendrier grégorien, on évite de priver toujours les mêmes d’un véritable anniversaire ! L’an prochain, ils feront une grande fête pour se rattraper.
Avant de se coucher, Sumayeh me récite plusieurs poèmes de Hâfez, dont le nom signifie “qui garde” ou “qui sait par cœur”, parce que ce poète mystique du XIVe siècle avait mémorisé la totalité du Coran et des hadith, ou paroles du Prophète. Hâfez chanta l’amour à la cour des souverains successifs de Chiraz. Ses poèmes, conservés dans le Divân, un recueil calligraphié, célèbrent la chair et le vin, la beauté secrète de l’aimé et l’ivresse de l’amour. Quoiqu’il en existe d’innombrables lectures possibles puisque le persan ne distingue pas le masculin du féminin et n’use point des majuscules, c’est tout de même un paradoxe de la société iranienne qui m’apparaît à travers Sumayeh. Celle-là même qui rejette toute tentation me lit ses passages préférés, transportée par les ghazal les plus sensuels et libertins de cet amoureux de l’amour.//p. 70-73

Sous la yourte de Susamir – Où la vie paraît mi-figue mi-raisin//Il est toujours surprenant de voir combien la disposition de l’esprit rend belles les choses qui pouvaient, l’instant d’avant, sembler hostiles. La plaine désertique a pris des reflets dorés ; sur la colline, les silhouettes de cavaliers menant leurs troupeaux se détachent, symbole de liberté sauvage. Les herbes dégagent une délicieuse odeur de Provence et l’un des enfants, inquiet de me savoir seule à cette heure tardive, court demander à ses parents l’autorisation de me ramener chez lui. Tout redevient simple, évident.
Avant Bichkek, capitale dont le nom est celui de la baratte qui permet de faire fermenter le fameux kumiss, boisson à base de lait de jument, je veux encore tenter de rencontrer de vrais nomades : un fantasme de citadine. La route doit traverser un ultime pâturage de haute montagne sur lequel est indiqué un point, “Susamir”. Je croise les doigts pour que des yourtes soient montées et, pour la première fois, je fais du stop. Du stop payant, bien sûr, mais cela m’évite les interminables discussions avec le chauffeur pour n’effectuer qu’une partie du trajet et me permet d’attendre au soleil, en marchant librement, plutôt que de patienter dans une gare routière étouffante. Je suis chanceuse : à peine 200 mètres, et une voiture pile à ma hauteur. Quoique le coffre soit plein et le toit aussi, il reste une place à l’arrière. Je m’assois parmi les autres tandis que le chauffeur extirpe un bout de ficelle providentiel et ligote mon sac par-dessus son arsenal.
La route remonte par une vallée emplie de ruches et de baies sauvages, mais lorsqu’elle débouche sur le plateau, je dois me rendre à l’évidence : en avril, il est encore trop tôt. À peine une ou deux yourtes sont là, et uniquement pour vendre le surplus de lait de jument fermenté. Le chauffeur me conseille de ne pas y goûter. D’abord parce qu’en bord de route le kumiss est rarement de bonne qualité, ensuite parce que je suis une Occidentale et qu’il y a fort à parier que mon estomac ne supporterait pas l’assaut de cet alcool piquant. Il me dépose au bout du plateau, au croisement d’une route. J’aimerais m’enfoncer plus avant, vers la ville de Susamir, mais mon chauffeur continue droit sur Bichkek, et pas la moindre voiture ne prend l’embranchement voulu. Je renonce donc à l’exotisme d’un village semi-nomade pour celui, non moins intéressant, d’une aire d’autoroute familiale.
Il y a une maison en dur, et une yourte. Contre menue monnaie, on peut m’héberger dans cette dernière. On me nourrit à part, dans la maison. C’est la vieille mère, Gulia, qui me cuisine à la va-vite un bech barmak, la spécialité kazakhe : nouilles chinoises à cuisson rapide, bouillon d’os réchauffé et morceaux de bœuf finement émincés par son mari, dans le sens contraire du muscle. Gulia a eu quatre enfants, trois fils et une fille, Merim. Celle-ci a mon âge, 22 ans, et déjà deux enfants. Pour son mariage, elle a été enlevée, de nuit. Le rapt n’a pas eu lieu à cheval mais en voiture, ce qui paraît normal pour une halte routière. Au matin, comme ses parents ne la trouvaient pas, ils ont envoyé l’un de ses frères à sa recherche dans les villages alentour. Rien. Finalement, c’est un oncle éloigné qui est venu les prévenir du lieu de l’enlèvement. Pour remettre les choses en ordre, le mariage a quand même été célébré et le kalim payé, mais six mois plus tard. Ce délai est courant lorsque l’époux n’est pas très riche ; d’autant qu’une femme coûte cher tant qu’elle est vierge. Pour Merim, ses parents ont finalement reçu un kalim honorable : 30 000 soms, un mouton vivant et un déjà égorgé, un cheval, 20 bouteilles de vodka, 10 kilos de chocolat et 10 de biscuits, des habits, des foulards et, bien sûr, les inévitables bor soq. Quant à eux, ils ont offert au jeune ménage des meubles et des tapis pour garnir leur foyer : dix couvertures, un chirdak (tapis de feutre), quatre tüchük (matelas) et un sunduk, la malle de noces qui contient les broderies et napperons que la jeune fille confectionne pendant son adolescence.
Parmi les trois fils de Gulia, Aibeh a choisi de demander sa femme en mariage par amour, “comme un Français”. Les deux autres sont encore célibataires ; ils travaillent à Bichkek. C’est à Aibeh et à son épouse, Elnora, qu’appartient la yourte en bord de route, où il n’y a qu’un seul lit double. Lorsque je m’en rends compte, Aibeh a déjà emporté ses affaires pour passer la nuit chez sa mère, tandis qu’Elnora reste avec moi. Leurs trois enfants sont couchés, au chaud, dans la maison en dur de leur grand-mère.//p. 288-290

Épilogue – S’en revenir//Le retour est un moment bien plus difficile que le départ. Lorsque vous partez, les esprits sont curieux, les oreilles attentives, l’admiration suffisamment perceptible pour vous mettre en confiance au point de vous faire croire que votre choix est évidemment le bon. La route qui s’ouvre à vous est un chemin de rêve et de fantasme sur lequel tout un chacun peut projeter ses propres rêves et fantasmes.
Au cours du voyage qui vous semble infini, l’esprit constamment en alerte, vous prêtez attention aux moindres détails. Chaque jour vous apporte son lot de découverte et de rebondissements : une liberté absolue s’offre à vous. Par analogie, vous pensiez qu’il en allait de même pour ceux qui sont restés et que votre retour serait plutôt une continuité du voyage. Vous imaginiez les retrouvailles comme de nouvelles rencontres rehaussées de la saveur de la complicité. À l’arrivée néanmoins, vous ressentez – surtout durant les premiers jours – un mélange d’évidence et de déception : rien n’a changé. Vous avez l’impression de retomber dans un carcan connu et reconnu, où rien n’est mis en question, où tout est encore et à nouveau “normal”.
En voyage, vous peiniez à répondre à la question “Qui êtes-vous ?” posée d’innombrables fois. Votre identité était uniquement perçue à l’aune de votre différence culturelle, vous étiez un objet de curiosité engendrant des conclusions erronées telles que : “Les Français écrivent de la main gauche.” À votre retour, il n’y a plus trace de cette altérité. Vous êtes de nouveau cette fille née à Lille de parents lillois dont l’unique exotisme est d’avoir un ancêtre belge. Vous aviez oublié votre passé pour ne vivre que dans le présent, votre apparence était celle d’un caméléon, capable de s’adapter à toutes les situations. Vous reprenez votre histoire personnelle, vos amitiés, vos relations de travail. On attend que vous redeveniez la personne qu’on connaît, celle qui est partie quelques mois plus tôt, avec ces qualités-ci et ces défauts-là.
Vous étiez un individu ; puis vous êtes devenu le représentant d’une nation ; enfin, vous devez subitement reprendre le précédent costume qui n’est plus taillé à votre mesure. Il vous vient des démangeaisons dans les jambes et des frémissements sous cette peau à qui l’on demande “Alors, c’était comment ?” avec l’écoute limitée à une réponse courte qui ne vous laisse d’autre choix que de vous fendre d’un “C’était bien” qui fait que même les plus proches de vos proches expriment une certaine déception : “C’est bizarre, je croyais que tu serais revenue changée.”
Il faut continuer à être celle que vous étiez avant, conserver comme un secret les étapes du voyage, laisser mûrir en vous les instants qui ont désormais pris le nom de souvenirs pour n’en laisser échapper que des bribes à l’occasion, avec les mots que vous trouvez, sans jamais retranscrire exactement ce que vous avez éprouvé, sans jamais en restituer parfaitement le contexte. Vous gardez en vous cette amertume légère comme le goût d’une bière blanche, qui vous donne envie d’en dire plus, qui vous donne envie de dire tout, même si vous savez qu’au fond, votre intelligence et votre érudition seraient-elles plus grandes, vous ne pourriez sans doute pas trouver les mots justes pour traduire complètement cette expérience-là.
Vous tentez de relater les épisodes de votre aventure. Vos premiers lecteurs s’ennuient de votre style débutant, de vos répétitions et de vos raccourcis. Vous persévérez. Et puis les conseils se font plus précis, les encouragements plus sincères, vous parvenez à exprimer vos pensées, vous permettez à d’autres de comprendre.
Un jour, vous tendez la première page de votre manuscrit à un éditeur ; il commence à la lire.//p. 327-328

Julie Montagard, www.toutpourlesfemmes.com, le 4 janvier 2012 :
« Elle est partie seule, Alice, non pas au pays des merveilles mais parcourir l’Asie centrale, avec une idée en tête : apprendre la cuisine. “Pas la cuisine gastronomique, le raffinement des plats ou leur savante présentation, précise-t-elle, mais la cuisine populaire, celle des marmites pour quinze personnes, celle qu’on fait mijoter durant des heures en papotant entre femmes, celle des fours en terre comme celle des plaques électriques.”
En fait, elle l’avoue dès le prologue de son livre, cette cuisine est un prétexte pour rencontrer des femmes. “Là-bas, on dit qu’elles sont soumises, battues ou violentées, qu’elles sont cantonnées chez elles, qu’elles se cachent à l’intérieur. Être une femme deviendra un atout pour les rencontrer. J’irai dans leurs cuisines, cet espace du foyer où elles sont reines, là où elles sont aux commandes et où les hommes ne pénètrent pas.”_ Un bon prétexte, aussi, pour nous donner à voir, chaque fois qu’elle le peut, la place que ces femmes occupent dans leurs sociétés respectives…
Alice Plane, de déserts en alpages, de métropoles en steppes et hauts plateaux, nous raconte comment elle réussit à pénétrer l’intimité des foyers (elle maîtrise la langue russe), parfois munie de recommandations, parfois grâce au hasard des rencontres faites dans un bus ou dans la rue. Mais en poursuivant sans relâche le même but : atteindre, à chaque fois, la cuisine et ses secrets.
Point d’orgue de cette balade au cœur de cultures séculaires, ce livre propose une trentaine de recettes garanties “dépaysantes”. »


Désiré Basile Djedje, Lien d’art Magazine n° 5, janvier 2012 :
« Il nous arrive de faire chemin ou souvenir avec les aventuriers des temps modernes par le biais de leurs récits. Dans son livre À l’auberge de l’Orient, un titre qui résonne telle une symphonie de conte, Alice Plane, jeune diplômée de l’Institut d’études politiques de Lille, nous en donne l’occasion à travers la préciosité du double regard. Le regard sur elle-même et le regard qu’elle porte avec ses lecteurs sur son aventure Elle nous entraîne avec innocence dans les steppes hypnotiques de l’Asie centrale, ces lieux où le temps passe avec une simplicité paysanne. De l’Azerbaïdjan au Kazakhstan, en passant par l’Iran, le Tadjikistan et le Kirghizstan, naviguant entre la nostalgie de là-bas et celle d’ici, elle restitue au fil des pages les heures d’écoute qui ont affûté sa curiosité. Au hasard des rencontres, elle pénètre dans les cuisines comme pour saisir l’âme féminine des peuples. Tout dans cet ouvrage est partage : du récit qui suscite attachement jusque l’intimité des foyers au cœur du réel quotidien. En sillonnant ces étendues, elle a su capter le patrimoine immatériel que constitue la cuisine de ces lointains. Partie seule sur les routes d’Asie centrale, elle en est revenue “multiple”, riche de récits couleur soufre de l’Orient éternel. (Dans les hautes herbes de la steppe, je ressens à nouveau l’appel du voyage)… Une fois parti, c’est pour toujours, on ne revient presque jamais, alors il te faut re-partir pour encore re-venir et nous donner à lire de nouveaux récits : “la route est tracée ; le destin se charge de t’y conduire.” »

Pierre Raffard, www.cafe-geo.net, le 28 septembre 2011 :
« “Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait” (Nicolas Bouvier, L’Usage du monde). À lire l’ouvrage d’Alice Plane, le voyageur suisse peut dormir sur ses deux oreilles, la relève semble assurée. Depuis la parution de ses textes des vocations sont nées, l’expérience géographique et littéraire individuelle fait désormais corps avec l’universel. Un nombre incalculable d’ersatz a depuis fait grossir les rayonnages des bibliothèques, alignant de plates expériences personnelles, additionnant les clichés culturels et littéraires mais oubliant trop souvent l’interrogation profonde de l’écriture de Bouvier : que signifie voyager ?
Alice Plane, elle, s’empare de cette question, bien décidée à ne pas la lâcher. Pourquoi partir six mois, seule, en Asie centrale, cet agrégat géographique de frontières tordues, cet ensemble régional mal connu mais porteur de tant d’images et de rêves, sans autre désir que partir, découvrir et échanger avec des hommes et des femmes que tout, ou presque, semble, de prime abord, différencier de nous ? Comment une jeune femme de 22 ans peut-elle entreprendre un tel voyage dans l’inconnu ?
Pour nous, lecteurs, le voyage est immobile mais ne perd rien de sa force d’évocation. Le style, agréable et concis, ne se regarde pas écrire et ne prend jamais le pas sur les événements rapportés. Peut-être parfois un peu trop romancés, ces carnets de voyage n’en gardent pas moins la force de l’exemple. Nous sommes à côté d’elle dans ce bus l’emmenant cahin-caha dans la ville tadjike de Murgab, subissant les secousses de la guimbarde sur les routes montagnardes défoncées. Nous aussi aidons les institutrices de Jalalabad à préparer le
sumalak kirghize et tentons de nous faire, comme elle, une place à côté des jeunes tourtereaux iraniens dans les fast-foods de Chiraz.
Dans cette quête des confins, la voyageuse s’est donné un fil rouge : apprendre “la cuisine populaire, celle des marmites pour quinze personnes, celle qu’on fait mijoter durant des heures en papotant entre femmes, celle des fours en terre comme celle des plaques électriques” (p. 12). Simple carnet des tribulations centrasiatiques d’un gourmet à la recherche d’exotisme gustatif ? Épigone contemporain d’un Pierre Loti ou d’un Théophile Gautier vantant benoîtement les charmes d’un Orient fantasmé ? Ne nous laissons pas abuser par le titre. Observatrice attentive et curieuse, Alice Plane évite ces écueils et renoue avec la tradition géographique et littéraire des voyageurs-écrivains, de Marco Polo à Nicolas Bouvier ou Sylvain Tesson. Manifeste géographique et culinaire du savoir voyager, l’ouvrage ne se réduit pas à une suite indigeste de recettes ou d’instantanés anecdotiques. Comme ses prédécesseurs, Alice Plane utilise l’écriture pour cerner le besoin d’ailleurs, le mouvement vers l’inconnu géographique : “L’intuition de la découverte, l’ouverture d’un lieu inaccessible, l’alerte des sens face à une culture radicalement nouvelle sont la révélation du voyage” (p. 64).
La satisfaction des papilles de la jeune femme n’est finalement pas le cœur de l’ouvrage. Exposer le but de son voyage, échanger des recettes avec les cuisinières, partager un plov ou toute autre spécialité culinaire, se reposer en sirotant un thé, l’alimentation et son évocation sont des artifices pour faciliter la rencontre, entamer la discussion et permettre la communication. À ce titre, les passages relatifs à la cuisine et à l’échange qu’elle facilite ne sont pas anecdotiques mais donnent à voir, en filigrane, la dimension géographique et sociale des pratiques alimentaires. Manger devient une expérience de l’espace et de l’autre, un moyen privilégié de compréhension d’un groupe humain, un élément pour saisir comment se perçoit celui-ci. L’alimentation définit en effet des espaces géographiques individualisés et appropriés, crée un ferment communautaire tout en permettant la communication. Le don de nourriture, l’invitation à manger, la confection partagée de recettes deviennent, pour Alice Plane, le médiateur à toute relation sociale avec les individus rencontrés. Au fil des pages, les pratiques alimentaires dessinent une géographie des lieux traversés, expressions tangibles de l’hétérogénéité spatiale de la région. Les étals abondants et colorés des commerçants azerbaïdjanais contrastent avec la pauvreté de l’
urumo tadjik, “simple pâte mal cuite baignant dans l’huile, servie avec un peu de beurre de yack pour ajouter encore à cette pitance une dose de graisse rance” (p. 167). Derrière une supposée unité culturelle, exacerbée sous la période soviétique, les disparités régionales abondent et ne cessent de s’affirmer dans cette création géographique récente qu’est l’espace centrasiatique [Pincent ; 2009]. Les assiettes de Téhéranais aisés, de bergers pamiris, d’agriculteurs kirghizes, d’éleveurs kazakhs ou de fonctionnaires tadjiks esquissent la mosaïque démographique et culturelle de ces régions anciennement perses, mongoles, turques ou soviétiques.
L’ouvrage d’Alice Plane nous réconcilie avec la littérature de voyage. Nulle fascination béate pour l’inconnu, aucun manichéisme démagogique, la jeune femme n’hésite pas à mettre les pieds dans le plat. Donnant ses lettres de noblesse à l’alimentation comme objet de compréhension des sociétés, Alice Plane nous sert 350 pages que l’on dévore sans autre appétit que la découverte de l’inconnu. »


David Veldhuizen, davveld.over-blog.com, le 22 septembre 2011 :
« Alice Plane est une camarade de promotion de mes précédentes études ; nous étions même tous deux dans la petite équipe qui avait rédigé le discours des étudiants pour la cérémonie de remise des diplômes de l’école en 2006. À l’époque, elle préparait un voyage. J’avais vaguement retenu la zone géographique, vers l’est.
Au printemps dernier, ce voyage accompli depuis plusieurs années voit son récit publié. À l’auberge de l’Orient, Seule sur les routes d’Asie centrale est le deuxième ouvrage des éditions Transboréal que j’ai déposé dans ma pile “à lire” au début de l’été ; c’est le premier que j’ai lu. L’éditeur se spécialise dans le récit de voyage vers l’est, semble-t-il. Et prend soin du texte (dans ma fonte préférée, le Garamond), texte qu’il met joliment en pages et accompagne d’un cahier de photographies pour que les paysages évoqués ne soient pas trop tributaires de l’imagination probablement un peu ignare du lecteur. Seul le kitch de la photo de couverture dessert un peu l’ensemble.
Voilà pour les à-côtés. À l’auberge de l’Orient, c’est Alice qui part découvrir les merveilles de l’Asie centrale à travers la gastronomie. L’idée ? Aller à la rencontre des femmes (oui, évidemment…) dans leurs cuisines, recueillir des recettes (plusieurs dizaines figurent en annexe du livre, si on cherche des recettes exotiques, on est servi !), bref, à travers le geste universel de l’alimentation, toucher ce qui nous rapproche et ce qui nous différencie. Son itinéraire ? L’Azerbaïdjan, puis l’Iran, le Tadjikistan, l’Ouzbékistan, le Kirghizistan et le Kazakhstan (une carte bienvenue permet de réviser sa géographie).
Un tel voyage, de plusieurs mois, avec un refus assumé des circuits touristiques, constitue une aventure difficilement transmissible (Alice évoque d’ailleurs ce problème au retour, à la fin de l’ouvrage). Si l’on peut imaginer des paysages décrits, se rejouer certaines rencontres narrées, il est plus compliqué de partager les états d’esprit de la voyageuse. Elle nous en fait part, justement, parce qu’ils comptent. Notamment en Iran, où les bonnes surprises semblent l’emporter sur les préjugés et les mauvaises expériences. À l’inverse, plus loin, au Kirghizistan en particulier, où son statut de jeune Européenne isolée la place dans des situations précaires voire dangereuses. L’enthousiasme et la peur altèrent différemment la saveur des mets, la convivialité des plats, le souvenir d’un repas.
À l’auberge de l’Orient, c’est la preuve que malgré cette planète-village qui rétrécit à une vitesse astronomique, de par les progrès des transports et des communications, mais aussi la mondialisation des cultures, malgré donc ces phénomènes, il reste de la place pour des voyages hors normes, des explorations pour des baroudeurs à la fois impressionnants d’audace et très proches par leurs émotions du commun des mortels, aux habitudes plus casanières. »


Sophie Hélouard, Elle, le 9 septembre 2011 :
« À l’instar d’Ella Maillart ou d’Alexandra David-Néel, Alice est une aventurière qui n’a pas froid aux yeux. Son dernier périple l’a menée pendant six mois en Asie centrale, à la découverte des traditions culinaires. “J’avais envie d’aller à la rencontre des femmes. Or, quel meilleur prétexte que la cuisine pour pénétrer dans l’intimité des foyers ?” La jeune femme a mis plusieurs mois à digérer son voyage. “Le temps de laisser décanter le vécu et mes émotions.” C’est désormais chose faite. Son premier livre, À l’auberge de l’Orient, récit de ses pérégrinations, vient de sortir en librairie. Alice a même pris le soin d’y glisser quelques recettes : plov, pakhlava ou encore poulet levenghi. »

Yves Charmont, Couleurs de Saint-Priest n° 222, juillet-août 2011 :
« C’est un récit de voyage, d’aventure, comme on aimait à le faire au temps des Lumières, avec sa lenteur, son regard curieux, ses descriptions fascinantes, ses étonnements ; avec la subjectivité d’un auteur à la rencontre de l’inconnu, pris dans le jeu incessant des références et du questionnement. Lire ce livre d’une jeune exploratrice “à l’ancienne”, c’est plonger soi-même dans cette Asie centrale méconnue, y faire connaissance, humer, toucher et se laisser envahir par une griserie désormais rare. Très belle réussite de la maison d’édition Transboréal qui sait comment quitter les rivages du tourisme consumériste pour nous offrir de beaux volumes sensibles et humains. »

Fabienne, www.maplanete.ch, le 4 juillet 2011 :
« Un très beau récit de voyage dans des pays pas faciles, pas touristiques, pas riches, pas glamour, mais dont les habitants sont des survivants au quotidien, forts, misérables, fragiles et touchants. »

Emmanuel Lamarle, Ultrafondus Magazine n° 81, juillet 2011 :
« Les voyages à pied permettent de côtoyer au plus près les populations des régions traversées ; Alice Plane l’a bien compris, elle qui a sillonné seule l’Asie centrale pendant six mois en 2007, avec comme idée de découvrir ses habitants, et en particulier les femmes.
C’est en pénétrant dans les cuisines de ces ménagères étrangères qu’Alice a pu créer un contact inédit, qu’elle partage au travers de cet ouvrage vraiment différent. Entre récit de voyage, recettes originales, rencontres fortes et péripéties, son livre simple est à la fois évasif, instructif, et incitatif. En postface, vous trouverez de plus une trentaine de recettes des pays qu’Alice a traversés : les tchak-tachak du Kazakhstan, les blinis de Russie, les beignets à la pomme de terre d’Ouzbékistan... Un livre coup de cœur, qui vous transporte en Orient et vous offre en prime toutes ses saveurs. »

Jérôme Gazeau, Ouest-France, le 5 juin 2011 :
« Avec ce premier livre, Alice Plane fait une entrée remarquable dans le club des étonnantes voyageuses. À 22 ans, la jeune fille a été assez culottée pour se déplacer seule, six mois, au cœur de l’Asie centrale, dans des pays aussi déconcertants que l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Tadjikistan, le Kirghizistan et l’Iran. Alice Plane prend prétexte d’étudier la cuisine de ces contrées pour se glisser dans les intérieurs, échanger avec les femmes, raconter des tranches de vie, des coutumes, des rites religieux, un contexte politique. Passionnant. »

Margaret, www.obiwi.fr, le 25 mai 2011 :
« En janvier 2007, Alice Plane, jeune femme fraîchement émoulue de l’Institut d’études politiques de Lille et de l’ESSEC, prend la décision audacieuse de réaliser son rêve, partir seule à travers l’Asie centrale : parcourir les routes de la soie. Non pas dans la perspective de mettre ses pas dans ceux des antiques caravanes, mais avec le projet de s’initier à la cuisine locale quotidienne, que les femmes préparent dans l’intimité de leur foyer.
Avant d’entreprendre la lecture de ce livre et pour mieux suivre le périple de l’auteur ainsi que les péripéties de son voyage, il est préférable de se pencher sur la carte qui précède le texte. Les noms des villes évoquent l’Orient des
Mille et Une Nuits et les oasis d’Asie centrale : Bakou, Téhéran, Tachkent… Mais cet Orient-là ne serait-il pas qu’une utopie occidentale ?
Aussitôt qu’elle a mis le pied sur les terres d’Asie centrale, l’auteur, qui a l’avantage de parler russe, a pris le parti de loger chez l’habitant et de se mêler aux femmes dans l’espace où elles règnent, la cuisine. “Être femme deviendra un atout”, écrit-elle dans son prologue. Ce sera surtout un alibi pour se faire héberger dans les familles et vivre ainsi au plus près des peuples qu’elle découvre. De relations en rencontre, de rendez-vous en hasards, Alice Plane évolue au plus intime des régions qu’elle traverse passant des milieux aisés d’Azerbaïdjan ou d’Iran aux plus pauvres du Pamir en Tadjikistan, là où une mère de famille ne dispose même pas de quoi confectionner la farce de l’
urumo (sorte de ravioli) qu’elle remplace par du beurre.
En réalité
À l’auberge de l’Orient nous entraîne aussi sur des lieux historiques (Persépolis), nous décrit les rivages de la Caspienne saccagés par l’exploitation du pétrole et la culture intensive du coton, les déserts d’Iran, les sommets arides, les alpages et les steppes que l’auteur traverse. La nostalgie d’une époque moins rude, au temps du collectivisme soviétique, transparaît. L’Iran des mollahs fait exception malgré le carcan religieux. Au fil des pages, l’intérêt pour la cuisine locale glisse vers la narration d’une aventure personnelle.
Quoi qu’il en soit, même si l’auteur s’écarte quelque peu de l’objectif affiché, son ouvrage reste passionnant à cause du regard neuf (elle n’a alors que 22 ans) et singulier qu’Alice Plane pose sur des peuples souvent méconnus en Europe. Les amateurs de cuisine exotique trouveront en fin d’ouvrage des recettes collectées ici et là, tout au long de ses pérégrinations :
plov lezghi, ach-e richta, bech barmak (“cinq doigts” en kazakh) ; au total vingt-huit recettes très originales ! Au passage, nous apprenons que “gâteau” vient de l’azéri gat qui signifie : couche de pâte de farine. »

Christel Mouchard, christelmouchard.blogspot.com, le 18 mai 2011 :
« Ma dernière découverte : Alice Plane. Aventurière et gastronome, elle a sillonné seule l’Asie centrale avec une idée en tête : en découvrir les habitants, particulièrement les femmes, par le prisme de leurs traditions culinaires. Du voyage et de l’aventure au féminin, donc, mais aussi de bons petits plats à faire chez soi. »

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