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Une œuvre de Thomas Fraisse Editions Transboréal

Antoine de Saint Exupéry

L’oasis à conquérir
9782361571191
Prix 14,90 € Disponible EAN : 9782361571191
ISBN : 978-2-36157-119-1
ISSN : 0753-3454

Écrivain visionnaire, poète humaniste, aviateur et homme de science né à Lyon en 1900 et mort en mission au large de Marseille en 1944, Antoine de Saint Exupéry fut un voyageur d’exception et demeure un compagnon de route infaillible.
Par la vision du monde, les valeurs et les vertus qu’elles incarnent, sa vie et son œuvre – du Sahara occidental à Buenos Aires, de Courrier Sud à Citadelle sans oublier Le Petit Prince, inspiré de son crash au cœur du désert Libyque – reflètent les mêmes préoccupations et dépassent largement leur contexte : touchant à l’universel, elles constitueront toujours, par-delà les contingences, un repère véritable.
Avec cette biographie inspirée, accompagnée de miscellanées ludiques, Thomas Fraisse, fondateur de l’association L’Oasis d’à côté, vous invite à suivre Saint Exupéry dans ses voyages et ses combats, et à découvrir la pensée éclairée de ce grand rêveur qui, surnommé « Pique la lune » par ses mécaniciens, n’en était pas moins une figure de la responsabilité et de l’engagement – jusqu’au péril de sa vie.

Introduction – Le veilleur solitaire

1. Les jeunes années : entre « protection souveraine » et errance
Saint-Maurice-de-Rémens ~ Ambérieu ~ Lyon ~ Paris ~ La famille ~ Le baptême de l’air

2. La ligne : naissance d’un regard
Toulouse ~ Valencia ~ Casablanca ~ Dakar ~ L’avion ~ La terre

3. Cap Juby, du désert à l’oasis : apprivoiser
Cap Juby ~ Río de Oro ~ Sahara occidental ~ L’oasis

4. Le pays des pierres qui volent : l’Aéropostale et l’héroïsme américain
Buenos Aires ~ Trelew ~ Río Gallegos ~ Laguna Diamante ~ L’ange de la Cordillère ~ Consuelo, « petit oiseau des îles »

5. « On fusille ici comme on déboise » : la critique des idéologies
Moscou ~ Tripoli ~ Barcelone ~ Lérida ~ « Mozart assassiné »

6. L’accident de Libye : une fraternité universelle
Benghazi ~ La Tripolitaine ~ Djebel Hadid ~ Alexandrie ~ Le Bédouin de Libye ~ L’homme

7. La vie sans l’aventure : l’intellectuel et l’écrivain
Guatemala City ~ New York ~ Saigon ~ Athènes ~ L’humanisme ~ L’écriture

8. L’expérience de la guerre : vers une philosophie de l’action
Orconte ~ La bataille d’Arras ~ L’absurde

9. « La termitière humaine » : un monde soluble
Lisbonne ~ New York ~ Montréal ~ Bevin House ~ Le Petit Prince ~ La vertu des robots

10. La dernière mission : montagne intérieure et responsabilité
Alger ~ Naples ~ Bastia-Borgo ~ Poretta ~ Mer Méditerranée

Conclusion – Une ligne de sentinelles

Miscellanées
Chronologie ~ Références ~ Femmes ~ Amis ~ Ascendance ~ Facéties ~ Lieux ~ Objets ~ Mets ~ Avions ~ Petit Prince ~ Mémoire

Introduction – Le veilleur solitaire :

« Rares sont les mots qui insufflent la vie. Ceux-ci, d’Antoine de Saint Exupéry, présentés dans Terre des hommes, ont tourné en moi pendant longtemps : “Ce qui sauve c’est de faire un pas. Encore un pas. C’est toujours le même pas que l’on recommence.” Je ne les comprenais pas, ne les acceptais pas. Tout en moi luttait contre eux. Depuis bien longtemps j’avais déposé les armes ; car il est facile de croire au destin. Pourtant, peu à peu, ils se sont installés et je les ai compris. Depuis ce jour, je marche et médite sur ce premier pas, que l’on recommence inlassablement, qui est la seule sagesse possible.
L’œuvre de Saint Exupéry n’est pas de l’ordre du roman ou d’un récit vaguement poétique, mais vide. C’est l’expérience d’une vie qui nous y est proposée, d’une souffrance et d’un combat quotidiens. Il ne nous enseigne ni le bonheur passif, ni l’optimisme béat, mais la joie dans la lutte, seule voie pour trouver une assise à nos vies. Son expérience est tout d’abord celle de l’hébétude devant la douleur, d’un amour sans usage, d’une errance qui semble sans terme possible. En cela, je me sens lié à lui. Je fais mienne cette phrase de Citadelle, qui s’applique à nous tous, que le doute se présente au grand jour ou au revers d’un masque : “Et si te voilà d’un domaine vendu et dispersé que feras-tu de l’amour du domaine. C’est l’heure de la mue laquelle est toujours douloureuse.” Saint Exupéry nous apprend que cet amour sans usage, qui crée la douleur, n’est pas sans recours, que chaque jour, il peut être dépassé. Qu’en allant contre soi et les degrés de la pente, on se porte, insensiblement, au-devant de soi. Car ce qu’il m’a appris c’est que, pour vivre avec il suffit de vivre pour, pour défendre ce qui vaut d’être défendu. Il m’a appris que rien ne servait de tenir registre de ses plaies, qu’il convenait de porter le regard devant soi, qu’on ne voyait rien à s’observer dans un miroir. Que le regard finissait par s’anéantir à buter, ainsi, contre lui-même.
Le chemin auquel nous invite Saint Exupéry est celui de la mue, nous apprenant que la douleur n’est pas sans rémission, invitant à faire se lever un homme en nous. Sa chair a souffert, non lui-même. Son corps n’aurait pas dû tenir la distance de ses engagements, mais l’homme, en lui, le faisait tenir. Je lui dois, aujourd’hui, une bonne partie de ma vie, car il m’a appris qu’il n’est pas de double heureux, que l’espoir est vain, qu’il ne fait que renforcer l’angoisse, en établir les fondations. Il m’a appris qu’il n’est pas d’avenir s’il n’est de présent. Je sais, comme il l’écrit dans Pilote de guerre, que “je n’aurai pas le droit de parler d’apparition soudaine, en moi, d’un autre que moi, puisque cet autre que moi, je le bâtis”. Il n’est qu’une vie et elle se fait dans le présent, l’acceptation de ce qu’il nous impose : les joies intenses, comme les détresses. Et c’est de l’acceptation de ces douleurs que naît la sagesse qui préside à ces joies.
Sa sagesse est celle de la responsabilité et de l’engagement dans le mouvement du monde. Sans cela, il n’est pas de miracle et ce mouvement va contre nous : il advient une lente érosion de l’homme par le vent et le sable, que rencontra Saint Exupéry, et qui marquèrent sa pensée. J’ai eu cette chance de le rencontrer sur ma route, que je voudrais partager ici. Je voudrais vous reconduire à Cap Juby où il s’en allait, seul, dans les dunes et sous le vent rasant du soir, pour trouver un sens à sa vie. Dans le ciel de Buenos Aires, où il trouva une rémission à sa douleur, dans l’amour. Dans la pampa et les Andes où, pour la première fois, il arpenta l’archipel humain qui se tient, menacé, en bordure de l’univers, entouré d’étoiles et mordu par les aquilons stellaires. Je voudrais vous mener, avec lui, dans le ciel d’Arras, où il se vit devenir homme, où il reçut enfin la leçon qu’il attendait, parce que jamais il n’avait renoncé. Avec lui, je viens vous inviter à la danse. Certes, il nous apprend que l’autre, blessé, amoindri, ne sent plus sa béquille si on ne le lui demande pas. Mais, j’en ai la certitude, il nous invite à danser sur la musique du monde. Parce que le poète connaît mieux que quiconque la réalité de la ronde. Puisqu’il s’en sait privé, qu’il ressent l’écart douloureux qui l’en sépare.
Quand je pense à sa vie, j’ai envie de reprendre ces mots, du Petit Prince, pour m’exclamer : “Ah ! petit prince, j’ai compris, peu à peu, ta petite vie mélancolique. Tu n’avais eu longtemps pour distraction que la douceur des couchers de soleil.” Saint Exupéry nous invite au spectacle, puisqu’il n’est pas que des couchers de soleil éteints, que l’aube que nous attendons tous, qui est ascension du soleil, peut naître de nos paumes. Certes, je ne vous le cacherai pas, le chemin est long, qui mène au spectacle. La leçon que vient nous livrer Saint Exupéry est difficile. On pourrait même la railler, en adeptes de l’absurde, comme sont devenus les hommes de notre siècle. Antoine de Saint Exupéry, lui aussi, pourtant, l’a connu, ce sentiment d’absurdité devant le ballet défait du monde, le sentiment d’une réalité, aussi bien intime que mondaine, déchirée. Mais il a continué sa route. Pour combler les brèches, les failles qui lui crevaient le corps, il s’est fait bâtisseur. Le chemin de sa rédemption est chemin parmi les étoiles. C’est là que je vous conduis. Je vous invite, ainsi, à la ronde et au spectacle, à vous faire jardinier. Comme celui-là qui, au seuil de la mort, ne demandait qu’une chose : bêcher encore. Parce que de la sorte, avec ce mouvement si simple de son corps penché vers la terre, il se faisait homme, petit à petit, toujours aussi sûrement. Parce que ainsi, en même temps qu’il devenait plus grand, il contribuait à construire le monde. Au détour de ces pages, je viens vous proposer d’arpenter les chemins qui menèrent Antoine de Saint Exupéry à lui-même, parce qu’un jour il m’a pris par les épaules et m’a dit : “Va et sois un homme.” Depuis, je recommence chaque jour. »
(p. 7-10)
 

Germain Chambost, Piloter n° 47, septembre-octobre 2014 : « Saint Ex affirmait qu’un livre était bon à être publié lorsqu’il ne décelait plus rien à raboter du texte écrit. Thomas Fraisse, dans Antoine de Saint Exupéry, L’oasis à conquérir, fait sienne cette règle. Ne lirait-on qu’un livre pour comprendre Saint Ex, le livre de Thomas Fraisse y pourvoirait. Sous une approche philosophique, il nous donne tout à voir en moins de 200 pages. Y compris envie d’aller encore plus loin dans la découverte de l’homme. » Matthieu Delaunay, La Semaine du Pays basque n° 1066, du 4 au 10 avril 2014 : « Pour parler de cet homme hors du commun, on pouvait légitimement penser que son biographe serait un auteur assis, accompli. Au lieu de ça, c’est un jeune homme de 22 ans, un gamin en somme, Thomas Fraisse, qui nous livre une copie splendide. Il suffisait de se replonger dans les lignes de ce pilote auteur, de cet aviateur penseur, on se rend compte que la jeunesse, qu’elle soit physique ou spirituelle, est omniprésente : “Les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules et c’est fatiguant pour les enfants de toujours et toujours leur donner des explications.” Thomas Fraisse n’est plus un enfant, mais se charge de nous la faire, la leçon. Avec patience et passion, avec cœur et talent. D’une plume alerte, il nous guide à travers les ressacs de cette vie tourmentée de pensées lumineuses et d’actions éclatantes. Saint Exupéry que l’on imagine comme un besogneux, un écrivain laborieux, était en réalité une comète. Un pilote hors-norme, un écrivain mystique, presque prodigieux, qui avait compris bien des choses et dont les vues devraient faire école aujourd’hui : “Les hommes ne se respectent plus les uns les autres. Huissiers sans âme, ils dispersent au vent un mobilier sans savoir qu’ils anéantissent un royaume.” » Bruno Rivière, www.aerobuzz.fr, le 31 mars 2014 : « Avec Antoine de Saint Exupéry, L’oasis à conquérir, l’auteur Thomas Fraisse prend délibérément le parti d’interpréter – de “transcender” ? – le long cheminement du plus grand des aviateurs-écrivains du siècle dernier. Cheminement dans les airs avec ses très nombreuses missions effectuées à travers le monde. Cheminement intérieur également : Saint Exupéry est continuellement en quête de nouveaux espaces, de nouvelles identités. Comme si l’homme n’arrivait pas à trouver les repères d’un monde qu’il a arpenté, d’une humanité qui se cherche… On l’aura compris, Thomas Fraisse se saisit de Saint Exupéry comme d’un prétexte pour dresser un ouvrage fort bien documenté et remarquablement écrit (l’auteur est étudiant en philosophie) sur la condition humaine. On reprochera peut-être à l’auteur son côté moralisateur (Parlant du pilote, il dit : “Il ne nous enseigne ni le bonheur passif, ni l’optimisme béat, mais la joie dans la lutte, seule voie pour trouver une assise à nos vies…”). Thomas Fraisse se justifie : “Cet ouvrage est une vision ‘subjective’ de la vie de Saint Exupéry”, une sorte d’hymne à son pèlerinage terrestre… » Stéphanie Noroy, ausautdulivre.blogspot.fr, le 13 mars 2014 : « Je n’ai pas encore pris le temps de vous dire à quel point le fait que vous m’envoyiez la biographie de Saint Ex m’a émue. Pour de nombreuses raisons dont je parlerai au fur à mesure des articles que j’écrirai sur mon blog, mais aussi parce que par hasard il est arrivé le jour de mes 40 ans ! Grâce à vous, me voilà en train de relire Le Petit Prince et Vol de Nuit tout en dégustant cette bio. Cette nouvelle collection me plaît beaucoup. J’imagine que la typo, la présentation et le rythme sont les mêmes à chaque fois ? J’aime beaucoup les portraits qui ont été choisis pour les couvertures (en particulier ceux de Cendrars et d’Ella Maillart.) Longue vie à ces nouvelles pages, et merci encore de me permettre de partager cette aventure avec vous. » Thomas Fraisse, www.antoinedesaintexupery.com, le 1er février 2014 : « Avec Antoine de Saint Exupéry s’organise la rencontre d’une pensée et d’une originalité absolues. Une pensée d’une importance trop souvent méconnue, sinon minorée. Son époque était celle des clivages et des scissions. Saint Exupéry, lui, refusa de séparer l’humanité, se fiant à la vision d’une communauté unie et indivisible que lui offraient ses survols du monde. Croyant dans l’existence d’une hauteur éthique et morale qui échapperait au jeu des oppositions tranchées, il la chercha inlassablement, et c’est depuis cette dernière qu’il écrivit tous ses ouvrages. Il croyait dans la puissance révélatrice des images, comme s’il manquait quelque chose pour unifier la réalité. C’est bien cet élément de cohésion que sa pensée nous offre. Tout se passe comme si, depuis toujours, il manquait au puzzle une pièce mystérieuse mais cardinale, grâce à laquelle tout peut enfin prendre son sens. Grâce aux mots de celui qui restera à jamais plus qu’un pilote, notre réalité continue de s’éclairer. Le suivre au détour de phrases qui sont comme la face émergée d’un iceberg immense – qui signifient infiniment plus qu’elles n’en disent apparemment –, s’offrir le loisir de les comprendre et de les faire siennes, permet de donner à sa vie une ampleur inattendue. À la fin de chacune des lectures de ses œuvres, l’on ressort, invariablement, avec cette impression que l’auteur vient de nous adouber pour nous donner notre exacte dimension d’homme. Saint Exupéry est, plus que jamais, un penseur pour notre époque. Il nous donne à vivre, à penser et à agir. Le lire c’est prendre le chemin du seul combat qui mérite d’être mené, celui pour sa vie, sa propre humanité et celle de l’autre. Il nous faut saisir sa poignée énergique, qui nous mène vers plus grand que nous-mêmes. »

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