ChercherRecherche avancée Panier (0)

LA LIBRAIRIE EN LIGNE DU VOYAGE D'AVENTURE


Découvrez plus de 5 000 livres et DVD d'aventure
Revenir au résultats
Une œuvre de David Lefèvre Editions Transboréal

Aux quatre vents de la Patagonie

En route pour la Terre de Feu
9782361570279
Prix 20,90 € Disponible EAN : 9782361570279
ISBN : 978-2-36157-027-9
ISSN : 1633-9916

À Santiago du Chili, David Lefèvre découvre dans les archives nationales le mythe de la cité des Césars. Aimanté par cet hypothétique eldorado dissimulé dans les immensités de Patagonie, il entreprend une lente descente de la cordillère des Andes. Des épisodes méconnus de la conquête espagnole et des destins insolites deviennent les jalons du voyage et décident de son orientation. Au fil d’un chemin alternant marches solitaires et séjours prolongés auprès des rares populations australes se déploie ainsi une réalité inattendue. De la pampa argentine aux épaisses forêts du Chili, des rivages chilotes aux confins du détroit de Magellan, en passant par Ushuaia en Terre de Feu, le voyageur impénitent est emporté par une nature puissante qui le transforme à tel point que, au terme de dix-huit mois d’itinérance, il décide de poser son sac. Et de construire.

Prologue – D’un océan à l’autre


1. L’heure des bibliothèques

2. Chiloé

3. La route des Jésuites

4. Le Sud à petite vapeur

5. Le passage du sud-ouest

6. De la Terre de Feu à Dungeness


Épilogue – Le point de non-retour

La route des Jésuites//La Pincoya quitta le port sous un ciel de nuages peignés. Depuis le pont supérieur, je regardai Chiloé rapetisser.
La chaîne des Andes s’étirait en une longue palissade. Ses éperons brossaient la croupe des nuages. Sur les versants impassibles, des colliers de neige coulaient comme la mousse sur un menton qu’on va raser. En toile de fond, majestueux et intouchables, paradaient les cônes des volcans. Cette vue donnait envie de pénétrer le cœur des montagnes pour ressortir de l’autre côté. Complices de ce paysage, les embruns déposaient sur mes lèvres la salivation de l’inconnu à venir. Je reconnaissais cette mouillure indicible, ce miel à frisson. C’était bien lui, l’arôme inégalable que seul dégage l’imprévu.//p. 115

L’heure des bibliothèques//Aujourd’hui encore, la Patagonie ne possède pas de vestiges séculaires, son passé n’est pas gravé dans la pierre. Trop retirée, trop inaccessible. C’est une région à part. Elle ne remplit pas les caractéristiques qui en feraient le décor idéal au dévoilement d’une ruine ayant traversé les siècles. Elle n’a pas la dimension romanesque qui sied aux chaleurs torrides de l’eldorado propagées par les clichés : fleuves boueux, jacarandas, scorpions, anacondas, piranhas, grenouilles tueuses, insectes suceurs. Le tout dans un cadre parfait pour accueillir les récits les plus incroyables : tropiques luxuriants frappés d’une touffeur oppressante, hostiles si possible, saturés d’humidité, pleins de l’aboiement des singes tantriques et des cris de perroquets, des restes de pyramides à degrés flanqués de bas-reliefs de serpents à plumes qu’on imagine préservés sous des nappes de nature dévorante…
La cité des Césars n’éveillait aucune de ces images. Elle se distinguait en plusieurs points des autres eldorados. Ce n’était pas une relique précolombienne mais une création née des tragédies de la Conquête. De plus, son invention ne précédait pas l’arrivée des Espagnols, elle était le fruit d’événements survenus dans les premiers temps de la rencontre avec l’Amérique. C’était une importation européenne. Elle seule avait une chape historique avérée, des racines sur le nouveau continent. Cette distinction lui donnait une autre allure. Le scénario était simple. Des équipages entiers avaient fait naufrage sans laisser de traces. Ceux qui étaient arrivés dans leur sillage avaient brodé sur leur sort, ne pouvant se résoudre à leur disparition pure et simple. Ils avaient magnifié le destin dramatique de leurs prédécesseurs et leur avaient attribué la fondation d’une cité douce et prospère. Sur les faits s’était alors élevée la charpente d’une légende qui s’était naturellement fixée en Patagonie.
Je prenais également conscience que l’énigme des Césars était devenue secondaire. Je préférais l’intrigue d’une pierre de Rosette à déchiffrer au paradis offert d’une cité radieuse. C’est le réel changé en sa légende qu’il me restait à explorer. Au fil de mon enquête, mon gouvernail avait trouvé sa voie : il s’agissait maintenant de savoir si des hommes avaient eu des chances de survivre et de s’installer durablement dans un lieu de la Patagonie que le mythe tenait pour existant. À plus de quatre siècles de distance, rien ne m’interdirait de m’aventurer dans le sillage de ces marins oubliés, victimes du devoir pour la majorité, et d’aller voir moi-même si les parages du détroit de Magellan ne seraient pas plus bavards que les archives étalées sous mes yeux. Mais je n’en étais pas encore là.
Il ne fallait pas se formaliser, ni s’appuyer sur les dates ou sur une priorité chronologique. L’organigramme des avancées dans les terres pouvait être trompeur. Depuis le périple de Francisco César en 1526, les bruits de cette nouvelle cité fabuleuse se répandaient comme une traînée de poudre. Tout ce qui s’aventurait vers le sud et la Patagonie était implicitement en quête de la cité des Césars, qui devint le terme générique pour évoquer une contrée de mystères fondée par des marins échoués. Les conquistadors fougueux qui allaient désormais se propager sur ces dernières marches du continent ne se figuraient pas mentalement son immensité. Ils espéraient avant tout des nouvelles de ceux situés de l’autre côté des montagnes, indigènes ou éventuels compagnons de sang espagnol.
Parmi les aventuriers qui s’élancèrent à la poursuite de Trapalanda, j’appris que les Jésuites figuraient à l’avant-poste. Premiers missionnaires établis dans le sud du Chili au début du XVIIe siècle, ils tenaient à s’assurer des bonnes mœurs religieuses et des pratiques adoptées par les naufragés du détroit. C’était une donnée de poids dans mon enquête car des hommes se réclamant de Dieu étaient plus disposés à se faire accepter des natifs pour ratisser l’inconnu que des hommes en armes.//p. 54-56

Chiloé//Il y a peu encore, les Chilotes, peuple d’agriculteurs et de marins, étaient unis dans cette culture populaire. Chiloé est une île à la population clairsemée, un monde cousu d’espaces vierges qui ne demandaient qu’à être peuplés d’histoires à se faire peur. Chez les anciens regroupés en veillées dans le fogón – la maison communautaire –, ce bestiaire local participait d’une sorte de poésie populaire. Et José nous contait par le menu les frasques des uns et des autres.
En réalité, ces présences surnaturelles naquirent d’un syncrétisme entre les mythes venus d’Espagne et des éléments de la cosmovision des Huillinches – les “gens du Sud”. Plus froidement, elles étaient aussi là pour rappeler à chacun que hors la terre, sur les bordures périlleuses du Pacifique, la mort s’impatiente. Et aussi loin que le tío se souvînt, l’océan portait son lot de mises en garde. Pour les marins accomplis, la mort était sournoise, elle rôdait partout sous la mer. Elle ne prélevait aucune vie tant qu’on daignait l’aborder avec égards. De certaines passes, on disait qu’il fallait toujours les franchir à marée haute ou hélice au ralenti. Aux marins disparus sans explication qui tienne, le tribunal des esprits reviendrait rendre sa propre justice. Gare au couperet vengeur ! Gare au retour des braves morts d’une mort violente, sans sépulture ni planche de salut, sans que leur corps fût rendu à la mer dûment amarré à un roc pour maintenir l’âme au fond des eaux. Dans bien des cosmologies, les âmes des marins sont aussi revanchardes que celles des enfants mort-nés. Elles reviennent tourmenter ceux qui les ont insultées ou querellées de leur vivant. Pour cette raison, sur Chiloé, quand on tenait le corps d’un marin décédé à terre, on ne le loupait pas. On le remarquait dans les cimetières des villages. La pierre tombale se devait de peser sur la sépulture pour l’empêcher de s’évader. Les portes des niches sépulcrales étaient parfois fermées par un verrou.
Dans la bouche du tío, le plus intriguant fut alors prononcé : parmi les mirages qui s’emparaient de l’esprit des marins, un navire – le Caleuche – recueillait les malheureux égarés en mer. Selon certains récits, il s’agissait d’un navire festonné d’ampoules qui déambulait à proximité des côtes par les nuits de brume. Ailleurs, c’étaient des miroitements de lucioles jetés à l’eau dans une nuit de poix. L’embarcation insaisissable cherchait le repos d’une terre où mettre fin à son errance. Ce port d’attache improbable était identifié comme… la cité des Césars. Contre toute attente, ma chimère apparaissait sur la frange des mythes chilotes. Révélation de premier choix. Fallait-il parler de hasard objectif ? Était-ce si étonnant ? À y regarder de près, tout se tenait.
Dans la mythologie chilote, la cité mystérieuse était une garantie de bonheur perpétuel, sorte de futur eschatologique. Le lieu du refus de la mort, du retour à la terre où l’existence poursuivait son aventure. Ce retour à la matrice était une manière juste de gagner l’immortalité. Que les âmes des disparus festoient à bord d’une sorte de cabaret flottant fagoté pour les grands soirs, cela n’avait rien de surprenant. Il s’agissait de la dernière grâce d’un amène purgatoire avant le débarquement sur une terre connue du seul gouvernail. Les pauvres bougres ne pouvaient errer comme des damnés. Détaché du temps, le navire les envoyait vers une cité secrète. Nouvelle inscription dans l’ordre du cosmos, l’universel voyage des âmes figurait justement dans la cosmogonie des Huillinches, peuple premier de Chiloé.
Si, dans les descriptions, la cité était parfois pavée d’or ou si ses résidants y dînaient avec des couverts d’argent, le Caleuche en apportait la raison. Des vaisseaux jadis partis du Pérou chargés de l’or des Incas n’avaient jamais atteint l’Espagne pour avoir disparu quelque part sur les côtes chiliennes. Une rumeur tenace racontait qu’une partie des équipages avait trouvé refuge dans un lieu propice à son établissement. Ils auraient fondu les métaux précieux dont les cales regorgeaient et fabriqué les ustensiles domestiques et autres objets assurant leur confort. Ne passait-on pas au large de Chiloé pour gagner les mers du Sud ? Au XVIIe siècle, Jacob L’Hermite et Enrique Brower, pirates hollandais à la réputation de pyromanes notoires, venaient en aide à la légende. Leurs raids incendiaires contre les premières escales prolongées des Espagnols sur l’archipel dissuadèrent l’ennemi. Quelques coups de canon bien ajustés, puis ils reprenaient le large aussi vite qu’ils étaient apparus sur l’horizon. La légende du Hollandais volant avait puisé dans ces attaques furtives pour forger le mythe d’un navire fantôme. Wagner l’immortalisa dans son opéra.//p. 85-87

Le Sud à petite vapeur//La steppe de Patagonie est semblable à toutes les grandes solitudes invincibles. Aucun réconfort pour l’œil. Difficile de saisir une étendue qui voit si grand. Il faut accepter son immensité. Mais tout ce gris couleur de fumée qu’elle propose ne parvient pas à convaincre. Trop flou, trop troublant. On attend donc le paysage en question, mais il ne viendra pas. Le maître d’œuvre s’est autorisé une pause sans réapparaître.
L’homme aussi a mis son grain de folie. À la grande époque de l’élevage du mouton, il a si bien fait pâturer l’herbe fragile, racines comprises, qu’elle a failli disparaître. Hormis les sentes des lièvres, pécaris, nandous, guanacos, viscaches, tatous et autres locataires de ce maquis rabougri, aucun chemin de traverse ne coupe cette immensité. Passées les grandes heures de cet or blanc sur quatre pattes – au tournant des XIXe et XXe siècles –, le cours de la laine chuta. Les moutons s’en allèrent. L’herbe n’est pas revenue. Partout, la steppe est dure, son sol abrupt. Il a opéré sa sélection et ne tolère que des plantes naines, aussi toute autre espèce y est-elle malvenue. Tout arbre qui voudrait poser racines en ces parages est d’ores et déjà averti qu’il n’a aucune chance. On foulera donc la même poussière, les mêmes touffes raides et les mêmes arbustes nains, persévérance qui arrache par miracle sa survie à cette croûte poussiéreuse. C’est une végétation sans feuillage, une buissaille cassante et filandreuse dont on ne peut espérer qu’égratignures et échardes. Même les noms de cet assortiment de fibres desséchées ont été pensés pour infliger à l’ensemble une tonalité encore plus ténébreuse : la réglisse sauvage, la datura du désert, la mata negra, le coirón ou “herbe des pampas”, le rétama semblable à un pâle genêt et appelé aussi “herbe aux ânes”… Toute une littérature écorchée à disposition d’un faux paysage déroulé à hauteur du genou. On pensera au saxaoul gobien, au chaparral mexicain, au spiniflex australien. Les formes tarabiscotées évoqueront les éponges arborescentes des fonds sous-marins, les plus ramassées auront l’air de madrépores racornis. Autant de griffures sur le sable confineront au délire.
Parfois, en cas de pluie, une plate-bande de camomilles poussiéreuses aimablement disposées le long du remblai de gravier accrochera de la couleur à cette végétation insensée. Mais ce sera chose rare. On profitera alors de la pause pour se préparer une infusion sur le réchaud…
Parmi cette répétition lasse sur cet horizon toujours ouvert, point de barrières aux fumigations de l’esprit, rien pour faire le point. La pensée prend ses aises, s’étale de tout son long, comme une flaque indolente, jusqu’à ce qu’elle rencontre des berges. Pour certains ce furent celles de la folie, pour d’autres celles de la révélation. L’immobile est sans pitié. Il stimule les esprits les plus agiles mais bouscule les plus sensibles.
Hormis les estancias annoncées en bout de piste, mais qu’on ne voit jamais, trop retirées de la route, les animaux sont les seuls signes de vie. Au ras du sol, le tatou est ce qu’il y a de plus vivant. C’est aussi mon animal préféré. Il porte le nom d’une peluche de compagnie. En réalité, c’est une curiosité venue du fond des âges, un petit dinosaure à peine plus encombrant qu’un œuf d’autruche bien mûr qui a bravement traversé les siècles et pourrait nous en dire beaucoup sur les migrations et les espèces taillées en pièces qui n’ont pas connu la même longévité.
Disons qu’il se présente comme une anomalie du monde moderne. Il passe le plus clair de son temps à renifler fourmis et termites, les mets les plus courants de son pique-nique. Malgré sa discrétion, il peut difficilement se faire oublier au milieu de couleurs trop rares et trop éparses pour lui fournir un camouflage. C’est son territoire qui le trahit. Découvert, il faufile entre les touffes sa lourde cuirasse blasonnée de tuiles grisâtres. C’est un chevalier écrasé sous sa cotte de maille. Monté sur coussins d’air, il ne court pas, il trottine en glissant son museau pointu à fleur de terre. Fidèle à son sentier, œil dans l’œil avec l’intrus qui le tient en respect, il fait mine d’aller de l’avant. Diversion de pure forme, il sait depuis le début qu’il ne peut envisager son salut par la fuite. Dès qu’il se sent pris de vitesse, il coupe sa course, debout sur les freins. Ne lui reste ensuite qu’à faire le mort. Il joue à trompe souris. À moins qu’il ne se fige, le regard en coin, sans montrer d’irritation, ou qu’il ne fasse mine de boulotter la poussière histoire de donner le change. Mais en réalité, penaud et désarmé, il s’en remet à la pitié de ses poursuivants. L’animal à leur merci, les gauchos, qui n’étaient pas des tendres, l’ouvraient comme une vulgaire boîte de conserve, très pratique en cas de petit creux, puisque sa carapace peut servir de rôtissoire. Mais le tatou s’en est sorti, ses anciens prédateurs ne courent plus les déserts de Patagonie. Il semble hors d’atteinte. Mon affection pour cette bête immémoriale vaut bien une pointe sarcastique, car s’il parlait, j’en suis sûr, il nous enverrait de l’ironie au visage, avec son air bonhomme.//p. 153-156

Coralie Le Rasle, Carnets d’aventures n° 28, juin-août 2012 :
« “Dans le fond, les vagabonds détestent les villes”, c’est par ces mots que l’auteur nous accueille. Pourtant, et peut-être malgré lui, sa plume, légère et chantante, nous transporte dans les quartiers, les cafés et les bibliothèques de Buenos Aires et de Santiago de Chili puis nous nous échappons, toujours aussi subrepticement, avec elle de ces lieux d’effervescence pour découvrir le Chili austral.
Vagabonder, prendre le temps de voyager, d’accepter une invitation à partager un repas, un bout de route, un moment de vie, prendre le temps d’écouter. David Lefèvre se libère de tout objectif, de toute contrainte pour s’immerger dans une quête du Graal qui le pousse sur les chemins de Patagonie. Cette terre sauvage prend au fil des pages un visage familier, ses villages deviennent hospitaliers, ses habitants de vieilles connaissances ; il nous semble comprendre leurs blessures, leur fierté, leurs craintes et leurs espoirs puisque, comme eux, nous revivons toute l’histoire de ces terres, celle des tout premiers conquérants et des plus récents, des naufragés, des Patagons.
David Lefèvre ne voyage pas en aventurier mais en vagabond qui s’immisce dans la population, provoque les rencontres pour comprendre comment fonctionne cette région rude et reculée et quels en sont les enjeux d’avenir. Il aime à soutenir des causes et surtout celle de la préservation de la Patagonie, à l’écart de la mondialisation jusqu’à maintenant. L’auteur analyse, décortique, confronte, jamais il ne porte un jugement péremptoire, il laisse la parole aux habitants qu’il écoute et s’attache à transcrire leur pensée et leur personnalité sans extrapoler de généralités sur une population.
David ne sort pas indemne de ses pérégrinations et finit par décider d’adopter cette terre de Patagonie qui l’a accueilli pour s’y établir. Dans la vie comme dans les livres, l’auteur agit comme il écrit : avec engagement et poésie. “Dès qu’un voyage menace de toucher à sa fin, il […] faut le bousculer, l’entraver, le compliquer, le barrer d’obstacles, lui inventer de nouveaux détours.” »


Nathalie Glorion, www.lespassionsdechinouk.com, le 4 juin 2012 :
« Les éditions Transboréal font fort avec la nouvelle présentation de leurs récits. La couverture de chaque ouvrage est composée d’une magnifique photo et d’un bandeau-titre imprimé en relief. Le dos, d’une couleur identique au liseré du bandeau-titre, contient aussi un portrait de l’auteur ce qui rend très joli dans une bibliothèque. Ils sont tellement beaux ces nouveaux livres que, si je ne me retenais pas, je changerais toutes mes anciennes versions pour leur nouvelle édition.
Dès le prologue d’
Aux quatre vents de la Patagonie, le ton est donné ; je vais aimer ce récit. Je suis déjà sous le charme de l’écriture de l’auteur que je trouve douce et poétique. La description qu’il fait de San Telmo, banlieue de Buenos Aires où il séjourne quelques jours, est si paisible que moi aussi je veux y poser mon sac à dos. David Lefèvre nous offre pour notre plus grand plaisir un beau pavé de 450 pages et on en redemande ! J’aurais aimé qu’il en fasse le double, ce livre ! Pour une fois, j’ai pris le temps de le savourer. Moi, qui en général dévore les ouvrages, j’ai éprouvé le besoin de déguster celui-ci. Je voulais faire durer le plaisir et retarder au maximum la frustration que j’allais ressentir en tournant la page finale.
Lors de son périple de dix-huit mois de Chiloé, au Chili, à la Terre de Feu, David Lefèvre combine recherche historique et découverte du pays dans le but de trouver la cité des Césars, cette ville légendaire cousue d’or où tous les hommes vivent heureux. Son récit chemine entre ses rencontres avec des gens simples, intéressants et attachants, pendant lesquelles il se veut “cueilleur de mémoire” pour glaner la parole des anciens avant qu’elle ne disparaisse, et ses recherches pour localiser cette fameuse cité. L’auteur nous conte des faits historiques, des récits passionnants de grands navigateurs, le tout dans un style limpide et pas du tout pompeux. On ressent sa passion pour l’histoire dans ses mots et son envie de nous la faire partager.
Quand sa quête touche à sa fin, sur le bord du quai en partance pour le vieux continent, tels les explorateurs de son récit, le doute s’installe. Le mal-être prend possession de sa personne. Pour qui, pour quoi repartir ? C’est vraiment un texte captivant que je vous recommande fortement. Une très belle découverte. »


Marie-Françoise Lanaspèze, lectrice, le 3 mai 2012 :
« Difficile d’être brève tant ce récit suscite du plaisir à lire. L’écriture tout d’abord est éblouissante. Les mots courent, roulent, gambadent sur les pages comme sur des terres vallonnées. Chaque mot est porteur de poésie dans le sens où l’écriture fait constamment appel aux sens, aux couleurs, aux formes, aux sentiments. Le rythme laisse imaginer un marcheur au pas décidé, tonique et cadencé mais pas pressé pour autant. Les descriptions sont délicieuses avec quantité d’adjectifs qui leur donnent du relief et des comparaisons inattendues et divertissantes avec une pointe d’humour lorsqu’il s’agit de dresser un portrait. Le récit est captivant. À la frontière entre le récit de voyage et le livre d’histoire et où s’ajoute l’ombre de l’énigme policière. Un tel travail est captivant. L’écriture subjugue, le travail de documentation fascine et les différentes réflexions proposent un autre regard sur cette région tout en confirmant les incohérences et les inepties propres au “progrès”.
Ayant une licence d’espagnol et étant toujours intéressée par les sujets infinis relatifs à l’histoire espagnole et latino-américaine, j’ai réellement pris beaucoup de plaisir à rafraîchir ma mémoire et surtout ce récit a contribué à élargir mes connaissances. J’ai aussi beaucoup aimé la transversalité des faits historiques rapportés. Vraiment : bravo, je suis admirative et, au vu du texte produit, je ne suis pas surprise qu’un professeur de français et de langue ait pu penser que vous vous orienteriez vers le domaine littéraire. Je dois dire que j’ai vérifié le sens de plus d’un mot et que j’en ai découvert bien d’autres, mais j’en suis enchantée. Cette richesse de vocabulaire est aussi un des atouts de votre livre. Encore bravo et merci. »


Myriam Abergel, Le Quotidien du tourisme, les 13-14 mars 2012 :
« Un bout du monde qui fait rêver ! Depuis plusieurs siècles, la Patagonie nourrit l’imaginaire du voyageur européen, et le livre de David Lefèvre ajoute sa pierre à cet édifice. À travers un récit de voyage, l’auteur narre une histoire mystérieuse, celle de la légendaire cité des Césars, et invite les conquistadores, les jésuites, les pirates, les peuples indigènes et surtout les marins à raconter cette terre du long de la cordillère des Andes et jusqu’aux étendues désertiques entre steppe et glaces. La description des paysages, de cette nature souvent peu accueillante pour le voyageur ainsi que de sa flore et sa faune à la fois telles que le narrateur les voit et telles que ses prédécesseurs ont pu les découvrir est particulièrement réussie. »

Autres livres & DVD

9782361570705 14,90€ Disponible
Une œuvre de Pauline Beeckmans

Exploration de la Sibérie (L’)

9782864248828 19,00€ Dernier article disponible
Une œuvre de Hernán Rivera Letelier

Art de la résurrection (L’)

9782070287512 9,30€ Dernier article disponible
Une œuvre de Alfred Métraux

Île de Pâques (L’)

Suggestion de voyages de Tamera

Chili Nous contacter

Ascension du Guallatiri à 6 060 m entre salar et Altiplano

1472_0001_david-ducoin A partir de 21 jours A partir de 4 290 €

Une région encore confidentielle des Andes

Découvrez ce voyage
Argentine Nous contacter

Ascension de l'Aconcagua 6 962 m, le toit des Amériques

1656_0001_eduardo-i A partir de 21 jours A partir de 6 390 €

Le sommet américain le plus haut et un des Seven Summits

Découvrez ce voyage
Argentine Nous contacter

Ascension du Llullaillaco 6 739 m et découverte du Nord-Ouest Argentin

34880213214_3c5613c080_o A partir de 21 jours A partir de 6 490 €

Deuxième plus haut volcan actif de la planète

Découvrez ce voyage
Chili Nous contacter

Ascension du volcan l’Aucanquilcha à 6 176 m dans l'Atacama

1376_0001_david-ducoin A partir de 17 jours A partir de 3 990 €

Un 6 000 m non technique dans les Andes

Découvrez ce voyage