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Une œuvre de Stéphane Georis Editions Transboréal

Blaise Cendrars

Brasier d’étoiles filantes
9782361570484
Prix 14,90 € Disponible EAN : 9782361570484
ISBN : 978-2-36157-048-4
ISSN : 0753-3454

Éternel vagabond, écrivain et poète avant-gardiste né Frédéric Louis Sauser en 1887 à La Chaux-de-Fonds en Suisse et mort à Paris en 1961, Blaise Cendrars fut un voyageur d’exception et demeure un compagnon de route fantasque.
Des bas-fonds de Saint-Pétersbourg au Brésil – son « Utopialand » – en passant par New York et Hollywood, de La Prose du Transsibérien à Moravagine, sans oublier La Main coupée où il relate ses aventures dans la Légion, sa vie et son œuvre témoignent de la curiosité insatiable et de l’imagination débordante de celui dont le regard sait voir la beauté dans la misère, et inversement. Un brasier d’étoiles filantes, qui consume pour mieux irradier.
Avec cet essai biographique inspiré, accompagné de miscellanées ludiques, Stéphane Georis, comédien et poète, auteur notamment du Triomphe du saltimbanque, Petit essai sur les arts de la rue, vous invite à suivre la folle bourlingue et à découvrir la personnalité aussi unique que complexe du bandit manchot, figure de l’homme libre, à la prose aussi éblouissante que l’esprit aventurier.

Avant-propos – La légende de l’écrivain manchot

Introduction – Vivre est un impossible rêve

1. Du port d’Alexandrie à la gare de Berlin
Naissance à la Chaux-de-Fonds ~ Son père ~ Genève aujourd’hui ~ Berlin en douze trains

2. L’interminable phrase du Transsibérien
La fondation Bodmer ~ Rogovine ~ le Transsibérien aujourd’hui ~ La Légende de Novgorod ~ L’amour à Saint-Pétersbourg

3. Belgique, la province poésie
Figurant à Bruxelles ~ Féla Poznanska ~ Remy de Gourmont

4. New York, Poet Street
Féla à New York ~ Les règles de vie ~ Les jouets de Rotterdam ~ Immigré permanent

5. La guerre est-elle un voyage ?
La Ruche à Paris ~ L’engagement ~ Poète sur un champ de bataille ~ La Main coupée ~ La séparation ~ L’odeur de la chair

6. Tropique du bibliothécaire
Raymone ~ Le cimetière de São Paulo ~ Nouveau monde, nouvel homme ~ Iguazú ~ Lancer ses souliers par-dessus bord ~ Libre ~ La Paz aujourd’hui

7. Paris, métro Blaise Cendrars
Avenue Montaigne ~ La poésie est partout ~ Conteur/menteur ? ~ Nous sommes tous des étrangers ~ La plus grande salle de lecture de Paris ~ Réalité ou vérité ?

8. La Dordogne, fleuve d’encre
Monpazier ~ Écrire, c’est abdiquer ~ Le mystère des manuscrits disparus ~ Le temps et l’espace

9. Traverser l’océan poétique
Le Normandie arrive à New York ~ Machinisme ~ Vite n’est pas mieux, et loin n’est pas plus beau ~ Blaise journaliste ~ Comment être fiers du monde actuel ?

10. Voyage dans la cuisine
Aix-en-Provence ~ Le grand œuvre ~ Homme libre ~ Portrait par les autres ~ Antoine Proper Gander ~ Portrait par lui-même ~ Le voyage est-il une fuite ? ~ Mort de Blaise

11. Conversation imaginaire entre Cendrars & un tamanoir
À propos des fourmis ~ De la beauté ~ De la pureté ~ De la déception

Conclusion – Le cœur du monde est une étincelle

Miscellanées
Chronologie ~ Références ~ Femmes ~ Amis ~ Objets ~ Merveilles ~ Facéties ~ Animaux ~ Excès ~ Poésie ~ Épitaphe

Introduction – Vivre est un impossible rêve//Blaise Cendrars, tu es brûlant de fièvre et de vie, bouillant dans ton écriture, et tu restes fascinant, cent ans après tes premiers mots. Par la largeur de ton flot, par ton invention permanente, par ta manière de nous emmener aux douze coins du monde, par ta vie, exemple de poésie, par ton verbe, tu nous emmènes de ta main gauche, la seule qui te reste, pour de fabuleux voyages au rythme des machines, de forêts, de vagues ou des tambours. Tu m’emmènes, tu nous emmènes et ne nous lâches plus.
Je ne suis qu’apprenti plumophile, un écrivain enfant qui cherche à tenir une main encore, celle de sa mère, l’oie plumée, ou celle de son père, marin encré dans le port de l’existence immobile. Du haut de mes trois pommes, je joue à colin-maillard entre les troncs de mots de la forêt des phrases, en marchant sur la lune, une main dans chaque poche où traînent mes histoires.
Blaise, tu es indiscutablement un de mes pères. Un marin perdu (qui aime à se perdre), un piéton têtu (qui cherche à se battre), un croyant obtus (qui voudrait bien croire mais ne croirait plus), un désobéissant, un aveugle omnivore, globophage qui avale tout ce qui lui passe entre les doigts pour en faire du haché de poésie qui sort en longs boudins, interminables charcutailles, boyaux luisants longs, longs, longs, comme du hachoir à manivelle. La machine est poésie, la saucisse est poésie, car la bête est poésie, car la viande est poésie, car tuer est poésie, car la vie, car la vie, car la vie n’a de valeur qu’en face de la poésie, et la mort est poésie ! Blaise, tu es fils de Rabelaise ! Et si tu nous parais maigre, si tu n’as jamais grossi, c’est que tu ris, tu ris, tu ris en écrivant tout ce que tu avales. Vivre est un impossible rêve.
J’ai visité le Brésil avec toi, j’ai connu la Suisse où tu es né, j’ai parcouru le Paris de tes rêves et de tes cauchemars, Blaise, ô Blaise, avec Chagall et Fernand Léger, avec Apollinaire et Georges Braque, c’est comme si je t’avais croisé à chaque carrefour.
C’est ta poésie, d’abord, qui m’a accroché, suspendu, sorti du monde des usés. J’ai lu, adolescent, La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France : “Et les eaux limoneuses de l’Amour charriaient des millions de charognes, de toutes les gares je voyais partir tous les derniers trains.” Ces paysages qui embuent la fenêtre, qui brûlent, qui gèlent, qui s’étendent vers l’horizon que l’on ne connaîtra jamais, au rythme de ces trains interminables, moi qui ne connaissais que la ligne Bruxelles-Liège, me paraissaient irréels, impossibles et pourtant là, sur la même terre. Et en 2012, j’ai fini par monter dans ce train qui traverse la taïga, de Moscou à Vladivostok. Il y a matière à raconter…
“Pourquoi j’écris ? Parce que…” Raison simple et lucide. Pas de prétention, c’est là, ton esprit bouillonne, ta main prend le relais, c’est tout, c’est simple, c’est dit. Ta main ? Parlons-en : en 1915, parti volontaire au front, tu as fini et publié La Prose du Transsibérien. Ce sera ton dernier poème écrit de la main droite. Un jour de combat, en septembre dans la Somme, dans un éclat d’obus fulgurant, ta main droite disparaît, éclate en morceaux. Ton bras qui écrit n’existe plus.
Alors tu pars. “Quitte ta femme, quitte tes enfants” et tu laisses femme et enfants trois ans à peine après le mariage, pour parcourir le monde avec ta plume : Brésil, nouveau monde, États-Unis mirobolants, Espagne ensanglantée, Angleterre qui prépare les combats, océans, océans sur des bateaux qui passent cent fois l’équateur, et puis, et puis, et puis, Blaise, tu rêves encore des continents que tu ne connais pas : les contes africains, les rêves d’Asie, les pôles et leur désert blanc comme un papier à gratter, à emplir de mots, de poésie, de sang, de sueur, de vie.
Cette fournaise, ce ventre brûlant infini de machine à vapeur, de locomotive rouge qui parcourt le paysage sans jamais s’arrêter, sans même se poser la question des gares et des arrêts, tout autour de la terre pour y étendre sa fumée, le bruit de sa cloche, le crissement sur les rails comme une poésie moderne, c’est la cigarette, cette cigarette que tu tiens en permanence entre tes lèvres, c’est le feu des astres du ciel, c’est un brasier d’étoiles filantes qui nous guide encore, toujours, seul et rouge sur la peau craquelée du monde.//p. 11-13

Philippe Leuckx, Francophonie vivante n°3-4, septembre-décembre 2014 :
« L’ouvrage de Stéphane Georis est un vigoureux essai sur les plus beaux voyages de l’écrivain du monde. Avec ces pages, l’on refait le rythme des périples du Suisse, les parcours d’un gars marqué par la guerre (il y a perdu son bras d’écriture), épris de l’autre, de l’étranger, de l’inconnu, traversant tous les continents, humant les fleuves, vivant les plus beaux rêves d’exil. Se basant sur les livres de l’auteur, sur d’autres témoignages (ceux de sa fille Miriam), sur des lettres, Georis nourrit son livre de multiples expériences, celles de son modèle, celle de ses propres traces sur les pas de l’écrivain et cela donne un prodigieux vade-mecum sur l’univers de Cendrars, au plus près de son âme voyageuse et diverse. On approche l’homme, ses atouts, ses faiblesses, ses coups de gueule, son intégrité foncière, sa soif d’absolu. Et la nécessité de ses nombreuses explorations, loin de la France et de la Suisse. Aux confins du monde. »Alexis Loireau, Carnets d’aventures n° 36, juin-août 2014 :
« Quelle est cette mécanique en œuvre, celle qui transforme les continuels déplacements du voyageur en perles intemporelles de la littérature nomade ? C’est pour tenter de répondre à cette question que Stéphane Georis retrace dans ce beau livre les plus grands voyages de l’illustre écrivain. Premier titre de la nouvelle collection de Transboréal consacrée aux écrivains pour qui le voyage a été central dans leur démarche créative, l’intérêt de cette biographie originale tient beaucoup à la connivence que Stéphane Georis entretient depuis longtemps avec le grand écrivain. “Saltimbanque-voyageur” lui-même, il s’immisce d’autant mieux dans le parcours intellectuel et sentimental de Cendrars que lui aussi mêle depuis plus de vingt ans création artistique et déplacements incessants autour du monde avec la Compagnie des chemins de terre qu’il a créée. »

Michel Fuchs, auteur, le 20 mai 2014 :
« Ce livre est une véritable bouffée d’oxygène dans le registre des biographies souvent compassées. Un excellent moment de lecture. »

Ariane Charton, www.myboox.fr, le 27 mars 2014 :
« Même s’il suit de façon chronologique les grands événements de la vie de l’écrivain, le livre de Stéphane Georis est moins une biographie qu’un essai nourri de lectures et voyages. En effet, l’auteur est littéralement parti sur les traces de celui qu’il appelle Blaise et décrit ses errances et celles de l’écrivain dans les mêmes lieux. Il confronte ainsi le passé et le présent, prétexte à une réflexion sur le monde d’aujourd’hui à qui il manque un enchanteur comme Blaise. Stéphane Georis nous transporte au milieu des océans, à New York, en Amérique latine devenue bien touristique, mais aussi avenue Montaigne où Blaise a vécu avant que les boutiques de luxe s’installent. Mais si les temps ont changé, le regard de Cendrars n’a rien de désuet. Bien au contraire, ce qu’il a vu paraît plus réel et éternel. “Faire voyager est sans doute plus beau, plus important que de voyager soi-même”, note l’auteur avec justesse.
Le lecteur suit ainsi deux pérégrinations à la fois parallèles et différentes, racontées dans un style souvent lyrique mais aussi un ton de camaraderie chaleureux et original. À lire Stéphane Georis, on croit entendre et voir vivre Cendrars avec sa cigarette au coin des lèvres et on a l’impression de partager leur complicité, d’être le troisième compagnon de route.
Si l’errance est synonyme de liberté, elle n’est pas exempte de mélancolie et révèle aussi l’instabilité de Cendrars : “Toujours cette idée de ne rien fixer, de ne pas t’installer”, écrit Stéphane Georis qui établit à juste titre un lien entre ces déplacements physiques et la façon dont l’écrivain fuit les liens. Il quittera Féla qu’il aime et leurs trois enfants (il ne connaîtra sa fille Miriam que dix-sept ans après sa naissance), épousera Raymone mais gardera avec elle des relations chastes. Cendrars, bien qu’ami avec des artistes de son temps comme Léger, Picasso et Apollinaire reste donc un marginal. Son œuvre est inclassable, mélange de poésie et de prose, nourrie de “souvenirs des tranchées, de Brésil, de Suisse, d’enfance, de Russie, de Finlande révolutionnaire, de cinéma italien, de reportages anglais ou espagnols franquistes, tout ce qui fait de lui ce qu’il est. Une mine de mots, de pensées, de poésie…”
Finalement, ce que nous explique Stéphane Georis tout au long de ce livre personnel et enthousiaste, c’est que l’errance telle que l’a pratiquée Blaise n’est pas seulement un mode de vie mais aussi toute une philosophie et une façon d’affronter ses angoisses existentielles. Le livre comme les autres de la collection se termine par des miscellanées. L’auteur établit avec humour des listes de femmes, d’objets, d’excès et originalités de Cendrars, occasion de rapporter des anecdotes supplémentaires et surtout de nous inciter à lire ou relire les feuilles de route du poète. »


Miriam Cendrars, le 19 mars 2014 :
« Cher Stéphane Georis,
Vous nous apportez un portrait multiple de Blaise Cendrars, extérieur et intérieur, qui révèle la profondeur de votre lecture de son œuvre.
J’ai bien parcouru votre livre et j’y reviendrai certainement fréquemment.
Si la Compagnie des chemins de terre venait emprunter les routes bretonnes, je serais heureuse de recevoir votre visite ou, à tout le moins, un proche coup de téléphone.
Amicalement à vous. »

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