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Une œuvre de Gérard Janichon Editions Transboréal

Damien autour du monde

55 000 milles de défis aux océans
9782913955868
Prix 24,90 € Disponible EAN : 9782913955868
ISBN : 978-2-913955-86-8
ISSN : 1633-9916

Partis à l’âge de 20 ans de La Rochelle sur Damien, leur cotre en bois de 10 mètres, Jérôme Poncet et Gérard Janichon naviguent cinq ans durant. Leur parcours de 55 000 milles est jalonné de grandes premières : le Spitzberg, la remontée de l’Amazone, le cap Horn, les îles australes, la péninsule Antarctique… Un périple audacieux qui les conduit, des mers glacées du Grand Nord aux eaux chaudes des côtes équatoriales et de chavirages en escales, à découvrir leur vocation de navigateurs au long cours. Pourtant, lors de ce tour du monde des extrêmes, l’équipage ne cherche pas l’exploit ; c’est d’abord une formidable aventure humaine qu’il partage. Damien est un hymne à la jeunesse, à l’amitié et à la mer, l’histoire d’un bateau et de deux gitans de l’océan qui ne sont jamais tout à fait revenus.

LIVRE I – DU SPITZBERG AU CAP HORN

Ire partie – Il s’appellera Damien…
1. Je serai gitan de l’océan
2. La Rochelle
3. Trois Damien, David
4. Ouf ! la mer

IIe partie – Le périple polaire
5. Gagner du nord
6. Avance vers les glaces
7. Damien au Spitzberg
8. Plein soleil au Groenland
9. Fin du périple polaire

IIIe partie – Le soleil noir
10. À nous l’Amérique
11. Le dépliant touristique
12. Kourou, Guyane française

IVe partie – Le délire amazonien
13. Vers l’Amazone
14. Macapá de banlieue
15. Sur le Rio Mare
16. La selva, enfin !
17. Belém des plaisirs
18. La misère au soleil
19. Riante Rio ?

Ve partie – Des paris gagnés, le plus beau…
20. Dis, bateau
21. Cap Horn incroyable

LIVRE II – ICEBERGS ET MERS AUSTRALES

Ire partie – Damien tête en bas
1. Les Latitudes solitaires
2. Tempête australe
3. Survivre
4. Ricky de Géorgie
5. Latitudes solitaires ou latitudes cruelles ?

IIe partie – La recherche du Sud
6. Les fumées du Cap
7. Crozet
8. Les îles de la Désolation

IIIe partie – Les Soixantièmes solitaires
9. Heard la belle
10. Icebergs et mers australes
11. Échec et mat ?
12. Les dieux de Macquarie
13. Le soleil des Quarantièmes

LIVRE III – L’ANTARCTIQUE À LA VOILE

Ire partie – Le soleil du Pacifique
1. Hey mate, the Far West !
2. Une si belle nuit
3. Les clins d’œil du Pacifique
4. La pêche de Maui

IIe partie – Le voyage à la glace
5. Y retourner
6. Chant de mer, chant de glace
7. La fuite en avant
8. Le deuxième acte
9. Tourisme glaciaire
10. Le remugle de Géorgie

IIIe partie – Le retour
11. Quelles nouvelles ?
12. La nuit de Porto Belo
13. Damien est revenu !


Appendice technique
i. Damien
ii. Le bilan
iii. L’Amazone
iv. Les régions extrêmes
v. Damien II

Le soleil du Pacifique – Hey mate, the Far West !//Lorsque deux navigateurs se croisent, leur rencontre est toujours plus riche qu’un simple contact car ils sont habités par la même passion. Parmi les navigateurs, on retrouve tous les types humains : les gros, les maigres, les timides, les démonstratifs, les bavards, les renfermés, les riches parfois, les pauvres le plus souvent… Mais la barrière est franchie au premier “Bonjour, vous arrivez d’où ?” On échange ses impressions, ses idées, son matériel, on veut donner, donner encore parce qu’on sent qu’on reçoit beaucoup ; quelque chose de plus précieux que le récit, la carte perdue et que remplace un hâtif croquis, quelque chose d’autre que le verre bu qui est exotique même si c’est simplement un verre d’eau. Une seule nuit de mouillage passée à converser autour de la lampe à pétrole est souvent plus enrichissante que des centaines de rencontres à terre. De ce soleil-là aussi, Damien a besoin. Un navigateur a besoin de sentir le sel des autres navigateurs. Ensuite, c’est une libération de repartir avec l’assurance que la mer ne nous trompe pas, que ces impressions de quart, quasi charnelles, de la vague qui frappe l’étrave, du grain qui menace, de la visite d’un oiseau, de la petite vie tranquille du bord ne sont ni fausses ni idéalisées. Et aujourd’hui, nous avons besoin d’apporter notre sel des mers australes et de sentir celui des autres.//p. 465-466

Le délire amazonien – La misère au soleil//Début novembre, nous quittions donc Belém et ses buildings dont les fondations, paraît-il, reposent sur les bénéfices de la contrebande. Après ces semaines amazoniennes exaltantes, je n’étais plus très sûr qu’il existât encore un monde qui ne fût pas l’Amazonie : le fleuve géant avait pu dévorer le reste du monde, répandre son eau boueuse sur tout l’univers… Rien n’aurait vraiment été une surprise.
Mais non. La mer était là. Elle s’offrait à mon regard amoureux en un doux miroir ondulé, témoin de ces retrouvailles émouvantes, très verte, très pure, et mon ébahissement sous le chaud soleil équatorial provenait de cette constance, de cette fidélité dans l’attente. Jérôme débordait de punch ; j’exultais de bonheur. Notre nouveau salut au vieil océan chantait comme une noce qui voit les époux si beaux que le soleil se sent presque honteux de ne pas savoir briller plus fort pour eux. L’étrave de Damien semblait ravie et nettoyait le bout de son nez dans le léger clapot du courant qui nous entraînait hors des Bouches du grand fleuve. Notre bateau folâtrait comme un jeune chien avide qui retrouve son vrai domaine, se roule dans son herbe favorite, jouit de chaque caresse, se redresse pour un souffle passager, museau pointé, en arrêt, et, rassuré, reprend ses ébats.
Nous savions que les journées qui allaient suivre ne seraient pas amusantes : vent contraire, courant contraire. Douze ou quinze jours de près serré pour remonter les alizés du sud-est, douze ou quinze jours de chahutage pour gagner des milles contre le courant chaud du Brésil qui, au niveau du cap São Roque, la pointe la plus orientale de l’Amérique du Sud, se sépare en deux courants de direction sud-est et nord-ouest. Pas de perspective de coup de vent, bien sûr, mais une mer qui pouvait être hachée, désagréable pour l’estomac et la tête. Lorsque vingt-quatre heures sur vingt-quatre on subit les à-coups de son bateau qui cogne sur chaque vague, s’arrête, se bloque, repart, reprend de l’élan, saute une vague mais n’échappe pas à la suivante, lorsqu’on sait qu’il en sera ainsi jusqu’à l’escale, on se met presque à maudire ces régions où sous un ciel éternellement bleu, les vents et les courants sont éternels.
Mais je râlais à peine. De longues heures durant je restais dehors, une main sur le pataras, un pied sur un coffre arrière, l’autre appuyé contre le pavois, à aimer cette mer, à aimer cette vie. Les embruns les plus fouettants étaient encore les plus doux et nous étions comme des gamins apprentis dans les manœuvres de voile, nous avions tout oublié !//p. 209-210

Damien tête en bas – Survivre//Déjeuner copieux : jus de pamplemousse, une boîte de pâté, des patates sautées, confiture, café, whisky. Nous faisons route sur la baie Cumberland, au fond de laquelle se niche la station. Mais le temps est complètement bouché et nous souhaitons ne pas nous être trompés. Avec une voilure normale, nous serions à Grytviken en deux ou trois heures ! Nous sommes crevés, perclus de rhumatismes très douloureux. Il y a déjà une semaine que nous nous traînons. Bof, après tout nous avons choisi notre vie et sans doute est-ce une manière de payer le cap Horn ? À 18 heures, il devient évident que nous faisons fausse route, que derrière chaque pointe qui devait être l’ultime, il y en a une autre, que ce cap n’en était pas un, que nous marchons cap au sud, vent portant, alors que la baie Cumberland est maintenant vraisemblablement plein nord. Tous les repères dans ce brouillard étaient des pièges. Il faut virer, regagner au près tous les milles perdus. L’écœurement de la désillusion se joint à la lassitude. C’est injuste ; tout était tellement évident, simple. Je passe ma rage à démolir une caisse qui fera un peu de bois de chauffage. Jérôme souffre de sa brûlure au bras mais il n’est pas question de la panser, ses vêtements étant collés au bras.
Nous nous efforçons de plaisanter. En débutant les notes d’aujourd’hui, j’ai dit à haute voix : “Trois avril 1971. Le calvaire continue…” Le ton, paraît-il, y était, et on s’est marrés tous les deux. Insuffisamment pour ne plus songer aux pieds froids. Jérôme espère arriver demain. Je suis plus pessimiste après la déconvenue d’hier. De toute façon, si nous n’y sommes pas dans deux jours, en route pour Capetown. Nous en avons notre claque de ces bords carrés, de la dérive incroyable, de cette lutte. Il reste 3 litres d’eau douce (mais ce n’est pas un problème), une boîte d’allumettes (la lampe marche toute la journée pour conserver le feu), plus de sucre et de vivres frais ; mais nous avons de quoi tenir sans restrictions héroïques.
Ce matin, alerte à l’eau. Nous pompions avec la pompe Henderson à gros débit, mais nous arrivions à peine à étaler. L’eau ruisselait sur une lisse. Nous coulions à nouveau. Nous voilà à chercher la fuite, le trou. “As-tu vérifié l’évier ?” Ouf ! Une simple jonction déplacée ; l’eau que nous évacuions par l’évier redescendait dans les fonds ; ajoutée à celle qui rentre normalement (un peu moins de 20 litres par heure actuellement), ça commençait à menacer le niveau des planchers.
Pour la première fois, nous parlons des chavirages, échangeons nos impressions techniques et sentimentales. Elles sont peu différentes. Jérôme pense qu’en multipliant les coefficients de résistance de chaque élément, et en prévoyant espars et gréement de fortune en cas de rencontre de cette supertempête (et elle ne se déchaîne quand même pas tous les jours), on doit pouvoir passer. Moins optimiste, je pense que le pouvoir destructeur d’un gros temps qui veut votre peau est sans limite. Durant plus d’une heure, Jérôme essaie de gréer l’un ou l’autre de nos tourmentins. Mais aucun rendement à cette allure du près serré. Je suis désolé pour mon copain qui a travaillé dans le froid, la neige et les embruns glacés. La mer creuse ou hachée n’arrangeait rien.//p. 286-287

Le retour – Damien est revenu !//Les glaces, les îles subantarctiques aux richesses inépuisables sont loin. Loin dans le sillage, et sous ce soleil tropical de la dernière route de Damien, de Rio de Janeiro à La Rochelle, on douterait presque de leur existence. Nous avons plusieurs milliers de milles et pas mal de journées devant nous pour les revivre tranquillement, en toute intimité, en tirer des leçons, des projets et des espérances avides. Bien sûr, ce n’est plus le grondement des Latitudes solitaires mais c’est bien le même chant, le même bercement qui nous accompagnera jusqu’au port après ces quatre années et demie de vagabondage autour du monde : l’eau contre la carène, la vague contre le flanc, le murmure du vent dans les voiles. Un voilier, la mer et deux garçons. Nous avons le temps, nous prendrons le temps, beaucoup plus de temps qu’il n’en faut théoriquement pour couvrir 4 000 à 5 000 milles d’océan. Et cette dernière route deviendra un nouveau voyage, le voyage à la mer, qui atteindra des résonances et des extases qui nous détacheront de tout ce qui n’est pas eau, vent, oiseau, soleil, bateau. Au fil des jours, il deviendra comme le vol des albatros qui, après un décollage lourd et maladroit, n’en finissent plus de planer lorsqu’ils ont trouvé le vent.
Le 18 juillet 1973, nous quittons la baie de Guanabara et après un dernier coup d’œil au Pain de Sucre, nous regardons vers la route qui nous attend. Il n’y a pas à se faire d’illusions : certainement elle sera lente. Outre les courants défavorables, il faut remonter dans le vent à peu près jusqu’en Europe. Cela donne plusieurs options au navigateur mais celle de longer la côte brésilienne semble la plus défavorable et nous l’éliminons d’office. Selon les pilot charts, les probabilités de rencontre avec un cyclone sont assez élevées. À partir de l’équateur, nous consulterons un peu le baromètre. Reste le fameux pot au noir que nous croiserons plus de 7° au-dessus de l’équateur et que nous traverserons à bonne vitesse sous les classiques trombes d’eau et malgré quelques calmes très lourds. À l’endroit où nous le passerons, sa largeur est donnée à 500 milles. Plus tard, nous rencontrerons des calmes interminables qui nous immobiliseront parfois quarante-huit heures au même endroit. Ces secteurs sont estimés à 11 % de calme par les pilot charts américains.
Le second trait frappant de cette route est l’incroyable pollution découverte sur l’Atlantique. Il ne se passe pas de jours que nous ne croisions des déchets en plastique de toutes sortes, de toutes formes. Lors des calmes, nous montons dans le mât pour effectuer un recensement de ces déchets miroitant au soleil. Cette navigation en égout nous inquiète.

Dans une traversée, il y a toujours un rythme à trouver ou bien, si l’on veut, il faut adapter son propre rythme à celui du coin d’océan où l’on navigue. Tout est différent selon qu’on se trouve en région froide ou chaude, selon que la traversée sera longue ou courte, et bien évidemment plus on reste longtemps sur l’eau, plus on rencontre de choses, plus on en découvre. Certaines traversées sont si brèves qu’on se retrouve au port avec l’impression d’un manque. Même en additionnant six ou sept traversées d’une semaine on n’obtiendra jamais le même résultat qu’une traversée de six ou sept semaines. Physiquement d’abord, il y a un temps d’adaptation nécessaire. Souvent on commence juste à se sentir profondément bien dans sa peau quand précisément l’escale est en vue. Ensuite, je crois qu’on ne peut pas saisir la respiration de la mer en quelques jours, et surtout s’y fondre. Moralement, enfin, il faut toujours un certain laps de temps pour se détacher de la “pollution terrestre” et revenir aux choses qui, vues de la terre, peuvent paraître n’avoir aucune dimension, mais qui sont en fait l’essence même de la vie, parce qu’elles sont dépouillées de tout artifice. Je veux parler des réactions face aux nuages inquiétants ou rassurants, du souci du vent, de l’usure de son matériel, d’une phrase du livre qu’on est en train de lire, de la sauce à laquelle on accommodera la daurade, le thon ou le wahoo pêché à la traîne, de la mer et de son “truc” (pour fasciner autant, elle a un truc, c’est sûr !). Naturellement, ce ne sont pas là des vérités absolues et chacun réagit selon son tempérament. Il n’empêche que la majorité des gens qui naviguent avouent se sentir transformés par les longues navigations. C’est peut-être, tout simplement, qu’en mer on prend le temps de vivre.//p. 595-597

T. Zangerlé, www.amazon.fr, le 5 septembre 2012 :
« De l’aventure, de l’amitié, une philosophie, une leçon de vie, des personnes extraordinaires et une belle écriture ! Une fois commencé, très difficile de s’en détacher ! J’ai directement commandé le DVD après la lecture de ce bouquin. Si vous aimez les voyages, l’aventure, “voyager dans votre chambre”, n’hésitez pas, foncez ! »

Un lecteur, www.fnac.com, le 19 juillet 2009 :
« Ce livre est tout simplement une pure merveille… Il mérite d’être lu et relu, tout comme La Longue Route. »

Un lecteur, www.amazon.fr, le 27 mai 2007 :
« Eh oui, on fait vraiment le tour du monde de chez soi, c’est bien écrit même si ça date un peu (les GPS sont arrivés !) mais c’est du bonheur du début à la fin… »

Un lecteur, www.fnac.com, le 10 septembre 2003 :
« Une aventure extraordinaire de deux jeunes navigateurs qui ont navigué sur toutes les mers du monde au début des années 1970. Le must des aventures maritimes. »

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