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Une œuvre de Noak Carrau Editions Transboréal

Diois (Le)

Un pays rebelle entre Vercors et Provence
9782913955615
Prix 20,00 € Disponible EAN : 9782913955615
ISBN : 978-2-913955-61-5
ISSN : 1960-3894

« Avec Érik le forestier et Bruno le garde, nous avons arpenté les sentiers du Vercors, observé les chamois, admiré les orchidées, ramassé truffes et framboises. Nous avons aussi récolté le muscat avec Jean-Denis, distillé le thym et le genièvre avec Claire et même découvert les coulisses du cirque avec Martine. Nous avons goûté au pain d’Aucelon, à la clairette de Die et aux picodons de Barsac. Autant d’images, autant de rencontres. Un Diois – des Diois. Et nous, citoyens du monde, vigilants envers les dérives identitaires, nous sommes pourtant devenus un peu barsacous, et fiers de cet enracinement. Nous considérons comme un privilège d’avoir pu suivre, de saison en saison, ces personnes remarquables, ces figures du Diois, dans leur quête d’une forme d’harmonie rurale. »

Introduction – Un Diois, des Diois

Jean-Claude Benoit, chef de gare – Die
Bruno Cuerva, garde – parc du Vercors
Étienne Fournier & Claire Montésinos, apiculteur et distillatrice – Barnave
Robert Laudet, archéologue – La Motte-Chalancon
Hubert Fèvre, charpentier – Vachères-en-Quint
Olivier Riosset, instituteur – Barsac
Bernard Lelièvre & Florence Bermond, libraires – Die
Martine Quatrain, professeur de cirque – Die
Laurence Robin, chevrière – Luc-en-Diois
Érik Maillefaud, scieur – Mensac
Guy Bonnet, éboueur/pompier/tambour – Pennes-le-Sec
Gaëtanne Lamontellerie, tondeuse de brebis – Boulc-en-Diois
Philippe Loquineau, moutonnier/éducateur – Jonchères
Fannie Romezin, piscicultrice – Archiane
Jean-Denis Maillefaud, viticulteur – Barsac

Adresses & contacts

Bruno Cuerva, garde du parc du Vercors – La montagne à cœur//D’autres attendent les vacances. Bruno Cuerva, lui, parcourt la Réserve naturelle des hauts plateaux du Vercors pendant ses heures de travail. À pied ou à ski, selon la saison. “J’ai plusieurs bureaux : le cirque d’Archiane, le vallon de Combau et le Glandasse”, dit-il pour rendre jaloux les citadins. Bruno est né à Die : “Petits, nous descendions la Drôme sur des chambres à air, grimpions aux cerisiers, explorions les grottes. Puis, à l’école et au collège, nous avons été initiés au ski, à l’escalade, à la spéléologie, au kayak…” Le Diois incite ses enfants à apprécier la nature. Bruno, profondément montagnard, a beaucoup marché à travers d’autres massifs, mais toujours gardé le Diois pour camp de base. Il aime cette montagne habitée, partagée avec les randonneurs, les bûcherons et les troupeaux de brebis. Jeune moniteur de ski et accompagnateur, lorsqu’il partait avec ses clients à l’étranger, il ne visait pas les sommets himalayens, trop vierges, trop extrêmes, mais des massifs cousins, en Autriche ou en Suisse.
Depuis 1995, Bruno est l’un des cinq préposés à la garde de la Réserve naturelle des hauts plateaux du Vercors, attaché au secteur du Diois. Policier de la nature, il informe et sensibilise les randonneurs et les chasseurs : “Notre mission première n’est pas de verbaliser, même si c’est aussi notre rôle. Nous préférons parler de la réintroduction du vautour fauve ou de l’hibernation des marmottes, ou encore aider à localiser un chamois avec une paire de jumelles. D’ailleurs, le public est désormais éduqué, rares sont les visiteurs qui laissent des déchets sur place ou cueillent des fleurs.” Habit gris piqué du blason vert de la réserve naturelle, jumelles au cou, radio en main, GPS activé, fort d’un équipement sophistiqué et d’une solide connaissance du terrain, Bruno patrouille en solitaire. Il s’aventure tout au long de l’année et par tous les temps, sachant que le brouillard peut tomber d’un coup et la neige recouvrir rapidement tout repère. Les cinq gardes affectés au Vercors assurent la surveillance de la réserve sans relâche, en cumulant activités pédagogiques et scientifiques. Il s’agit de détecter les indices de présence du loup pour mieux comprendre ses mœurs et évaluer sa population, rappeler à un randonneur que son chien n’est pas autorisé sur la réserve, repérer un parterre de sabots-de-Vénus, remettre sur le bon chemin une famille égarée, entretenir une cabane de berger… Bruno participe au comptage du tétras-lyre, emblème du parc du Vercors, sauve une brebis embourbée et avoue comme une coquetterie : “Lorsque des promeneurs s’extasient sur le paysage du Diois et du massif du Vercors, je suis aussi fier que s’ils le faisaient sur ma propre demeure…” Aristocrates de cette famille restreinte des travailleurs de la réserve, les gardes se réunissent, une fois par mois, au bureau du Parc, à Lans-en-Vercors, en Isère, ou dans une bergerie pour échanger leurs informations et coordonner leur travail.
L’hiver est, bien entendu, plus solitaire que l’été. Peu d’hommes, peu de bêtes. Les troupeaux de chevaux et de génisses redescendent du vallon de Combau, les moutons de l’alpage du Glandasse, et les touristes aussi. Il n’y a guère de traces dans la neige : celles d’un lièvre variable, d’un chamois ou d’un randonneur en raquettes. Le garde passe alors des journées sans parler. Il médite.
L’été est plus convivial. Parfois, Bruno Cuerva bivouaque avec le berger de la Grande Cabane pour partager une veillée avec un groupe de randonneurs accompagnés d’un guide. Un historien local parle de l’ours qui vécut dans le Vercors durant cinq cent cinquante mille ans, avant de disparaître il y a moins d’un siècle. Cet amateur de miel et de truites cohabitait avec l’homme chasseur. Puis Homo sapiens est devenu éleveur et cultivateur, et les choses se gâtèrent. Les chasseurs du Vercors, redoutables “brûleurs de loups”, vinrent plus difficilement à bout de l’ours solitaire. Le coup fatal lui fut toutefois asséné lors du défrichement de la forêt. L’ours fut aperçu dans le Vercors pour la dernière fois en 1937. Mais il survit, symboliquement, à travers la vénérable association de randonneurs diois dont la fondation remonte à 1927, joliment nommée “Les Ours du Glandasse”.//p. 16-23

Laurence Robin, chevrière à Luc-en-Diois – La chèvre et le picodon//Lorsque Laurence Robin rentre du marché de Die où elle vend ses picodons, elle passe le Claps de Luc-en-Diois. Un site extraordinaire, situé près de sa ferme. En 1442, un pan du pic de Luc se détachait et se fracassait dans le lit de la Drôme, créant un fabuleux décor de rochers gisant pêle-mêle entre lesquels le vent s’engouffre, siffle et râle. L’eau y tombe en cascade, bondit, gicle et ruisselle. Au milieu de ces folies, les baigneurs profitent d’un petit lac romantique, les grimpeurs lancent leurs cordes d’escalade et la route du col de Cabre se fraie un passage. Laurence, elle, quitte le Claps et rejoint, par une étroite route en lacet, sa ferme des Grangiers, à Salles, hameau d’altitude de Luc-en-Diois déserté au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. La forêt abrupte, les pentes plus douces des champs cultivés et les pâturages se partagent ce vallon sauvage. En fin d’après-midi, Laurence rassemble ses cinquante chèvres espiègles pour la traite du soir. La vie est réglée par les traites, deux fois par jour, et la fabrication rituelle des fromages, de l’emprésurage à l’affinage. Ses picodons sont estampillés d’un label biologique depuis 2004. Pierre-Emmanuel, son mari, et elle sont complémentaires. Elle fabrique les tommes, les vend sur les marchés et accueille les hôtes. Lui s’occupe de la traite et cultive : dix hectares d’orge, de foin ou de sainfoin pour les bêtes. Au soir, Laurence prépare une soupe aux orties et une tarte aux poires. Elle servira également des ravioles et des chèvres chauds sur une salade du jardin. Cette jeune femme souriante et dynamique, parmi les pionnières de l’agrotourisme dans le Diois, ne pourrait plus vivre en ville. Citadine d’origine, elle fut postière à Lyon puis à Paris avant de s’installer à plein temps aux Grangiers, en 1987, dans la ferme de ses beaux-parents. Ceux-ci, néoruraux de la première heure, avaient fait l’acquisition de l’exploitation, alors en ruine, en 1962. Laurence et Pierre-Emmanuel poursuivirent, avec puis après eux, sa réhabilitation. Aujourd’hui, la ferme et ses dépendances, toutes de pierre, ont belle allure. La salle à manger ouvre par de grandes baies vitrées sur la montagne. La terrasse de bois descend au potager qui aligne tomates et haricots accrochés à leurs tuteurs en colimaçon. Les pivoines, le tilleul et les rosiers fleurissent à tour de rôle. Laurence fait du jus avec les pommes du vieux verger, des confitures de baies sauvages, congèle ses haricots, élève des poules pour les œufs. En redonnant vie à un hameau, Laurence et Pierre-Emmanuel ont trouvé un équilibre dont profitent leurs deux filles et tous leurs hôtes.
Impliquée dans le développement local, Laurence est vice-présidente de l’office du tourisme de Luc-en-Diois, dont la population de cinq cents habitants triple en été : “Nous voulons promouvoir un tourisme doux autour de la randonnée, de la baignade, du parapente. Nos vacanciers apprécient la vie simple, proche de la nature, qu’ils peuvent partager avec nous.” Si Luc-en-Diois participe aux manifestations d’envergure dioise, comme la fête de la Transhumance ou le festival Est/Ouest, le village organise aussi ses propres animations : bal, feu d’artifice, vide-grenier et vogue de pays avec ses forains et ses manèges. Les villageois aiment également créer des occasions de rencontre “entre eux”, après le départ des touristes. Leur attachement à Luc-en-Diois tient autant à la qualité des rapports humains qu’à la spécificité de l’environnement.
Attachée à sa région, Laurence Robin part néanmoins régulièrement, seule, sac au dos, pour le sous-continent indien. Au retour, c’est toujours le même émerveillement. Elle renoue avec son pays en abordant le Glandasse, falaise qui en marque le paysage : “On passe Sainte-Croix et, après un virage, le Glandasse apparaît d’un coup. Je me sens chez moi. C’est un moment qui me touche profondément à chaque fois. Mais il y a de nombreux autres sites diois que j’aime et j’en découvre toujours. Nous venons juste de trouver une petite randonnée magique, au départ de Miscon, sur le GR 91. Le sentier grimpe en sous-bois et débouche, en une heure et demie de marche facile, sur un plateau herbeux occupé par un troupeau de brebis et délimité par une falaise synclinale où courent des chamois. La vue y est époustouflante.”//p. 70-77

Érik Maillefaud, scieur à Mensac – L’âme des bois//L’homme est du bois dont on fait les Diois. Franc, droit, solide. Érik Maillefaud débite des résineux de pays dans sa scierie, travaille sur le terrain avec les bûcherons, inspecte les sous-bois pour ramasser des champignons, part à l’affût, fusil à l’épaule, ou grimpe à travers la forêt, en randonnée, pour rejoindre les plateaux d’altitude. Sans artifice. Tout bois et bon vivant. Et s’il se trouve une famille du terroir, c’est bien la sienne. Un hameau du village voisin de Glandage porte même son nom. La scierie d’Érik, connue au-delà du Diois, notamment pour son mélèze local, est implantée dans le creux de Mensac, hameau de Treschenu-Creyers, qui compte dix-neuf habitants. À l’intersection des routes du col de Grimone et du col de Menée, au milieu des montagnes et des bois, une roue à aubes qui remonte à Napoléon III fait tourner sa scierie fréquentée par les ébénistes et les charpentiers locaux, mais également par les particuliers, agriculteurs construisant une remise ou néoruraux réhabilitant une vieille ferme. Troisième génération de scieurs, Érik est fier d’exploiter un outil légué par les anciens et d’exercer un métier qui a du sens. La scierie, c’était une idée de son grand-père, qui avait agrandi le canal puis installé les aubes pour l’activer. Érik apprécie autant de côtoyer les forestiers lorsqu’ils débardent avec des chevaux de trait les coupes les plus escarpées que de choisir au mieux le bois pour tel ou tel client, tel ou tel usage. Il travaille sans intermédiaire, en cohérence, de l’arbre à la planche, débitant sur mesure du mélèze pour une terrasse ou les piquets en pin noir traité pour un nouveau vignoble.
Traditionnellement, le repas dominical rassemble à Mensac les frères et sœurs Maillefaud et leurs familles. C’est-à-dire une ribambelle de cousins. Mais c’est en catimini qu’Érik et son épouse Huguette, tandem de naturalistes passionnés, empruntent les sentiers méconnus du Glandasse, admirant au passage sabots-de-Vénus et bouquetins, pour emplir leurs besaces. Ces glaneurs, riches d’une connaissance intime de leur environnement, fouillent discrètement les zones propices aux morilles. Ou, selon la saison, dénichent bolets, rosés des prés, framboises et mûres. Et lorsque cuisent leurs fameuses truites aux girolles, c’est du bonheur. Où trouve-t-on des girolles ? Par-là, pas loin, explique Érik, un grand sourire aux lèvres et le geste vague. Pour se faire pardonner de ne pas divulguer l’emplacement des coins à champignons, il communique volontiers la recette de son vin de noix. Les fruits sont ramassés, au mois de juin, vers la Saint-Jean, encore verts et tendres. On doit faire macérer en bonbonne : 40 noix, coupées en quatre, dans 4 litres de vin rouge et 1 litre d’eau-de-vie, avec 40 morceaux de sucre, durant 40 jours, puis filtrer avant de mettre en bouteilles. Il faut attendre les fêtes de fin d’année pour consommer cet apéritif tannique et bienfaisant, aux arômes puissants. Mais plus il vieillit meilleur il est. Dans les familles dioises, c’est l’apéritif de rigueur.
Dès qu’il cesse le travail, Érik marche dans la montagne. À l’aube, sac au dos, il part en randonnée avec son meilleur ami, médecin à Die. Ou alors il prend son fusil et s’en va, le plus souvent en solitaire. Grand chasseur de coq de bruyère, il en a tué six dans sa vie : ses plus beaux souvenirs. Depuis que l’espèce s’est raréfiée, il s’est rabattu sur la bécasse, autre traque délicate où l’animal conserve ses chances. Comme tous les chasseurs respectueux de l’environnement et du gibier, Érik a un principe : il ne prélève que ce qu’il mange et mange tout ce qu’il chasse. Quand on lui demande d’évoquer son lieu préféré du Diois, il s’envole sur la montagne du Glandasse : Bénevise, Tussac, alpages et sites peu fréquentés. Mais il est un autre lieu magique, plus loin encore de la civilisation. De Glandage, Érik Maillefaud marche trois heures (quatre ou cinq pour ceux qui n’ont pas son rythme) et découvre un hameau abandonné nommé Beau-Buisson. Un site parmi les plus sauvages et les plus tranquilles du haut Diois. On imagine ce que fut la vie des quelques familles d’agriculteurs qui vivaient sur cette montagne, uniquement approvisionnée à dos de mule.//p. 78-85

Fannie Romezin, piscicultrice à Archiane – Retour aux sources//Baptisée à l’eau de l’Archiane : le sort de Fannie Romezin en fut jeté. Elle dirigerait un jour la pisciculture paternelle. Diplômée en aquaculture, elle en a repris effectivement l’exploitation en tant que jeune agricultrice, et a transformé le cabanon de son père, aujourd’hui décédé, en habitation. Fannie élève des truites et des ombles chevaliers. Aquarium fixé dans le coffre de son pick-up, elle livre les restaurants et les magasins, et tient un stand sur les marchés du Diois, satisfaisant une clientèle fidèle : “C’est l’eau pure et fraîche du Vercors qui donne de bonnes truites, précise la jeune femme, mais aussi une alimentation saine et une croissance douce.” Les eaux des sources d’Archiane sont canalisées, et cassées en plusieurs chutes, afin d’être naturellement oxygénées avant d’arriver dans les bassins d’élevage. L’origine de cette pisciculture de montagne remonte au milieu des années 1960. Geoffroy, le père de Fannie, découvrit les sources d’Archiane en se promenant à moto dans le Diois. Il tomba sous le charme du paysage et, observant la vigueur et la clarté du torrent d’Archiane, comprit qu’il venait de dénicher un site idéal pour implanter une pisciculture. À l’époque, le cirque d’Archiane était méconnu. Ulysse Girard, l’ancien, restait le dernier à s’accrocher à cette terre. Son épouse Madeleine s’en amuse encore : “Lorsque je suis arrivée, en 1969, il y avait trois habitants à Archiane, mon futur mari et ses parents. Avec nos deux enfants, nous avons doublé les effectifs !” À partir des années 1980, le tourisme fit sortir le site d’Archiane de l’ombre, révolutionnant le hameau oublié. Des retraités revinrent, des étrangers s’installèrent.
Fond de vallée grandiose, le village est posé au creux d’un cirque dont la falaise monte à la verticale jusqu’au plateau du Vercors, 800 mètres plus haut. On ne peut aller plus loin, sauf à escalader. “Ici, je me sens à ma place, dit Fannie. C’est un choix de vie. Nous n’avons pas de télévision, notre spectacle, c’est le cirque toujours changeant. Notre bonheur, de respirer l’air pur de la montagne, de profiter du calme et d’une vie naturelle.” Par amour pour elle, Nicolas, originaire du Jura, s’est acclimaté. Ils se sont rencontrés à l’INRA de Thonon-les-Bains : lui étudiait la migration des aloses, elle la croissance de l’omble chevalier. Ils eurent beaucoup de petits poissons et offrirent à Archiane, avec leur premier bébé, son treizième habitant. La chapelle du hameau qui avait vu le baptême de Fannie, à la fin des années 1970, a abrité la bénédiction de son mariage. Puis, comme il se doit, Augustin y a été baptisé à l’eau bénite d’Archiane.
Le site appartient à la très vaste commune de Treschenu-Creyers. Treschenu pour trois cheneaux, trois vallées, trois bijoux naturels : le cirque d’Archiane, le vallon de Combau et le col de Menée. Archiane vit au rythme des saisons. Blanc et minéral l’hiver, vert et fleuri au printemps, sec l’été, doré l’automne. En juin, le berger transhumant fait étape avec ses moutons, avant de monter sur le plateau du Vercors. Les beaux jours voient venir la famille et les amis de passage. En été, près de quatre-vingts résidents secondaires s’installent. Et défilent les grimpeurs, les spéléologues, les promeneurs, les pique-niqueurs, les pêcheurs… Puis les visites s’espacent et les résidents secondaires ferment leurs volets. L’hiver, lorsque la falaise ne laisse filtrer le soleil que trois petites heures par jour, seules quelques cheminées fument encore. Demeurent les irréductibles, heureux comme les vrais rois du cirque, dont Kader et Stéphanie, qui tiennent le refuge, et leur petite Apolline. Le cirque d’Archiane attise les passions. Chacun l’aime à sa façon. Mais les aspirations et les usages divergent. “Tout le monde veut Archiane pour lui seul. Au début, j’avais envie de tout acheter, avoue Fannie. Je me suis calmée.” Le temps aujourd’hui est au partage, à la négociation et à l’union des forces pour que vive dans l’harmonie ce petit pays unique. Fannie Romezin, Pascal Girard, le fermier, et Kader Kouidri se sont associés pour accueillir dans le cadre des Fermades du parc du Vercors des repas-spectacles, avec truites au menu. Et les accompagnateurs proposent des randonnées avec des ânes bâtés ou un week-end trappeur, avec raquettes aux pieds et nuit en bergerie.//p. 108-115

Gaëtane Meurice, lectrice, le 3 juin 2009 :
« Je vous écris parce que, l’an passé, nous avons découvert le pays diois et, dans un même élan, votre ouvrage, qui nous a inspirés. Nous l’avons beaucoup feuilleté, et cela nous a bien fait rêver depuis notre appartement bruxellois… Du coup, nous projetons de revenir quelques jours dans votre beau pays ce mois-ci, et avons envie d’aller rendre visite à certains protagonistes de votre livre, pour nous faire une meilleure idée de ce que vivre dans le Diois signifie. Nous logerons quelques jours à Rémuzat chez des amis et pensions aussi trouver une chambre d’hôtes à Die pour circuler (nous venons en stop de Belgique avec notre bébé de presque 2 ans). Tout ça pour dire que nous souhaiterions passer à Barsac et que, si vous en aviez le temps, nous serions très heureux de vous rencontrer ! Nous aimerions également rencontrer l’instituteur de classe unique de votre village, mais nous n’avons pas son contact : si vous avez des informations à ce sujet, cela nous intéresse ! Un tout grand merci et peut-être à bientôt. »

Lucile Vilboux, Village magazine n° 97, mars-avril 2009 :
« Authenticité, beauté et modernité. Voici les mots qui viennent à l’esprit lorsque l’on parcourt ce bel hommage au Diois, une région de lavande, de vignobles, de moutons et de passions. À travers dix portraits emblématiques (un chef de gare polyvalent, un garde du Parc naturel régional du Vercors, un apiculteur et une distillatrice passionnés, un charpentier écologiste, une instituteur d’une classe unique, un couple de libraires militant du livre, un professeur de cirque, une chevrière, un scieur, un archéologue…), le lecteur découvre les richesses cachées de cette région discrète. Tous sont éperdument attachés à leur territoire, même quand ils n’en sont pas originaires. Quand on découvre les photos de l’ouvrage, on les comprend. »

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