ChercherRecherche avancée Panier (0)

LA LIBRAIRIE EN LIGNE DU VOYAGE D'AVENTURE


Découvrez plus de 5 000 livres et DVD d'aventure
Revenir au résultats
Une œuvre de René Cagnat Editions Transboréal

En pays kirghize

Visions d’un familier des monts Célestes
9782913955356
Prix 32,00 € Disponible EAN : 9782913955356
ISBN : 2-913955-35-5
ISSN : 1631-9486

Au cœur des monts Célestes, le pays kirghize est un miracle de la nature. Ce bout du monde voit, du corridor afghan du Wakhan à l’Issyk-Koul, de l’oasis du Ferghana au Xinjiang chinois, la rencontre d’immenses montagnes aux lignes pures, de lacs tièdes et limpides et de steppes grandioses dont la clarté nimbe toute chose d’une transparence ineffable. Les populations qui habitent ces hautes terres ont gardé sous la yourte l’authenticité des coutumes ancestrales et la générosité de l’accueil nomade. Par les chemins de la soie ou les sentiers de la transhumance se découvrent, au fil des paysages comme au fond des âmes, une lumière et un naturel que l’adversité ne parvient pas à ternir.

1. Wakhan : la Kirghizie d’antan
L’odyssée des Kirghizes du Wakhan

2. Les clés de l’histoire
La mémoire des siècles
L’histoire ancienne du pays kirghize
Mythologie kirghize

3. Bichkek et le Tchou : une terre d’accueil
Les épreuves de l’histoire contemporaine
Les Kirghizes et la religion

4. L’Issyk-Koul : la perle de la kirghizie
La merveille du lac Issyk-Koul
Populations de la république kirghize
Les mystères de l’Issyk-Koul

5. Les monts Célestes
Des monts vraiment célestes
La yourte, chef-d’œuvre de la civilisation nomade
Les tribus kirghizes
La chasse à l’aigle
Un lac, un glacier et une montagne pas comme les autres
L’or kirghize

6. Le Sud – la culture kirghize
L’enjeu de l’eau
La fabuleuse histoire d’Och
Le miracle du cinéma kirghize
Un mécène kirghize

Les monts Célestes//Une fois de plus, quelque part au-dessus de l’Issyk-Koul, je parcours à cheval, en ce mois de mai, ma vallée préférée. Je l’ai découverte, cinq ans auparavant, en visitant un leskhoz, soit, dans le jargon soviétique, une entreprise chargée de l’exploitation des forêts. Je voulais alors me faire une opinion sur la sylve kirghize dans l’un des rares endroits où elle subsiste. La réalité, par un beau matin d’été, avait répondu à mes rêves. La piste, le long d’un clair torrent sillonné de truites, suivait une gorge aux parois hérissées de sapins longilignes. Dans cette solitude, seul le chemin désert révélait la main de l’homme. Le défilé s’était vite élargi sur un fond de vallée où forêts et pâturages alternaient. Sa majesté le sapin des Tian-Chan, présent de-ci de-là, s’entourait d’une cour de bouleaux, d’érables, de peupliers. Un peu partout dans les sous-bois je discernais, par taches entières, les champignons les plus variés qui présentent en Kirghizie l’intéressante particularité d’être presque tous comestibles. L’activité humaine ne transparaissait sur les lisières, face aux clairières les plus herbeuses, que par l’installation de quelques yourtes rustiques où vaquaient femmes et enfants adonnés surtout à la cueillette et à la fabrication des produits laitiers. D’hommes, point, sinon quelques amènes cueilleurs de champignons, diserts et prêts à vous montrer leurs trouvailles, voire leurs meilleurs “coins”. Quant aux montagnards, ils suivaient quelque part, plus haut, les troupeaux, ou travaillaient sur les coupes de bois. J’avais eu, à ce premier contact, l’impression tenace d’une forêt parcellaire, certes, mais splendide et bien portante, où l’être humain ne faisait qu’embellir, adoucir, ennoblir une nature presque intacte : j’avais découvert, pensais-je, un véritable paradis.//p. 62-63

Prologue//Je vous invite à la découverte d’un petit peuple aussi méconnu qu’étonnant. Il est renommé pour son hospitalité, attaché, au fond de l’Asie, au cœur des monts Célestes, à sa tradition nomade. Ces montagnards simples et directs ont les plus belles compagnes : il s’agit du peuple kirghize.
Pourquoi ”en pays kirghize” et non pas “en Kirghizie” ? Parce que l’ethnie kirghize, bien caractérisée, de langue turque et de tradition nomade, ne figure pas seulement en République kirghize, sur un territoire de 199 000 km2, mais se dissémine à son pourtour sur une superficie trois fois supérieure. Cet espace qui peut être kirghize mais aussi chinois, kazakh, ouzbek, tadjik et même afghan, nous l’appellerons “pays kirghize”. Par ailleurs, quand nous parlerons de “Kirghizstanais”, il s’agira des citoyens de la Kirghizie proprement dite qui, outre 70 % de Kirghizes ethniques, regroupe des Ouzbeks, des Ouighours, des Tatars, mais aussi des Slaves, des Tadjiks, des Dounganes – ou Chinois musulmans –, voire des Coréens, des Caucasiens et même des Allemands !
Le pays kirghize est fait de solitude, de transparence et de simplicité. Solitude : les Kirghizstanais ne sont que 5 millions dans leur république et les Kirghizes alentour 900 000 tout au plus. À haute altitude, on pourra parcourir plus de cent kilomètres sans rencontrer âme qui vive ! Transparence : la sécheresse de l’air écarte toute nébulosité. L’espace est inondé de lumière. Le moindre détail est visible à des kilomètres. Au fil des nuits, la voûte céleste resplendit d’une poussière insondable d’étoiles. Et la limpidité de l’Issyk-Koul, le grand lac kirghize, semble prolonger ce cristal. Simplicité : nature, créatures, existence, tout se ramène à l’essentiel. Foin du détail ou du superflu : des paysages aux visages, tout est sans détour, épuré, éclatant de beauté, rayonnant de gaieté ou brisé de souffrance, avec pourtant, jusqu’au bout, l’hospitalité d’un sourire.
Le Wakhan, terre kirghize oubliée à l’est de l’Afghanistan, par-delà le Pamir tadjik, présente tout cela, certes, mais en plus authentique encore.//p. 5

Les monts Célestes//“Vous qui connaissez si bien la montagne, avez-vous remarqué, en certains endroits, comme une présence ?
— Tout à fait. Il y existe des lieux habités en quelque sorte, néfastes ou bénéfiques : tout montagnard, même étranger, y perçoit une influence. Mieux vaut mettre de son côté cette force locale, l’amadouer par la prière ou des cadeaux.
— De tels sites sont-ils signalés ?
— Oui, cela peut arriver : nous attachons de petits chiffons à un arbre qui pousse là ou à n’importe quoi.”
Je me souviens par exemple d’une source sulfureuse dite narzane près du lac de Tchatyr-Köl et du col de Torougart qui donne accès à la province chinoise du Xinjiang. Les Soviétiques avaient essayé de la capter et, après force péripéties, y avaient laissé une tuyauterie. Aujourd’hui, au milieu d’un espace totalement désolé, ce tuyau est couvert de chiffons votifs. En d’autres endroits, vous rencontrerez des tas de pierres auxquels je vous conseille d’ajouter votre propre caillou. Quoi qu’il en soit, avant de vous engager en haute montagne, demandez l’avis d’un aksakal qui habite sur place. Je peux vous assurer qu’il existe des vallées maudites, empoisonnées, d’où vous reviendrez très malades… si vous en revenez. Méfiez-vous de tout ce qui, dans la nature, peut ressembler à un visage humain, à une échine de dragon, à une tête d’animal, etc. Que ce soient des pierres, des os ou des morceaux de bois, repérez ces choses-là et prenez vos distances.//p. 80-81

Le Sud & la culture kirghize//Malgré les tensions, la misère, le mot “sérénité” est celui qui convient pour exprimer l’ambiance du sud de la Kirghizie. Un art de vivre qui fait alterner terrible labeur et repos, la solidarité entre parents et amis, les coutumes paisibles d’un islam villageois, le surgissement d’images surannées – un araire tiré par de grands bœufs, des lavandières tadjikes autour d’une fontaine, un moulin à eau aux grandes meules de pierre – et jusqu’à l’odeur des chachlik, brochettes de mouton, tout ceci tisse l’apparence d’un univers de douceur, de bienveillance et de tranquillité. Le soir venu, après la fournaise du jour, il fait bon s’asseoir dans la tchaïkhana – l’auberge du village –, au pied de l’orme karagatch. Autour du thé, dans une ombre délicieuse, on devise entre hommes, au fil nonchalant des heures que ponctue seule la prière à la mosquée. Tel est l’univers des sédentaires ouzbeks ou tadjiks : celui de l’oasis, trop calme peut-être… En revanche, chez les rudes nomades et montagnards kirghizes de Karakouldja – ceux de la tribu des Buru, des “Loups” –, c’est la yourte qui attend le voyageur dans quelque jardin négligé. À la fraîche, on y dévorera le bech barmak, mouton aux pâtes, arrosé de koumiss mais aussi, hélas, de vodka. La conversation est détendue, amicale, quoique, avant l’envol des chevauchées nocturnes, distraite et lourde de préoccupations secrètes.
Les Kirghizes sont unanimes à considérer leur cuisine comme délicieuse. Le bech barmak (les “cinq doigts”), ce mouton bouilli sur fond de pâtes, a certes son charme. Le koumiss, le kourout, les beignets borsok quand ils sont frais, et l’aïran (du lait aigre mélangé d’eau) ont aussi leurs amateurs, même étrangers. Il en va de même des boissons toniques et rafraîchissantes à base de céréales, le choro par exemple. Mais, quant au reste, il faut avoir un solide estomac pour le supporter : en particulier, selon que vous êtes nomade ou sédentaire, les redoutables tchoutchouk (saucisses de cheval) à la graisse bien jaune vous feront défaillir d’aise ou d’effroi. Cette cuisine a une signification sociale : pas de fête ou de commémoration sans le kazane, marmite où mitonnent longtemps en plein air des morceaux entiers de cheval ou de mouton. Comme la yourte, cela remémore le passé nomade. Heureusement la cuisine ouzbéko-ouighoure, voire coréenne, complète les plats kirghizes: le plov (riz pilaf) ou le dimlama (pot-au-feu) ouzbek font l’unanimité ; chaque nationalité accommode à sa façon les chachlik, brochettes de viandes marinées; les Ouighours vous proposeront la soupe de nouilles ou lagmane et un brouet plus relevé, l’achlanfou, mi-soupe mi-pâte de riz; enfin, les Coréens se feront un malin plaisir de vous présenter après le savoureux kouksi (soupe légère chaude ou froide accompagnée de nouilles) un ragoût appétissant… de chien !//p. 112 & 115

Autres livres & DVD

9782880863548 23,00€ Dernier article disponible
Une œuvre de Bruno Paulet

Mémoires des sables

En Haute-Asie sur la piste d’Ella Maillart et de Peter Fleming
9782913955530 32,00€ Disponible
Une œuvre de Olivier Lelièvre

Indonésie

Visions d’un voyageur entre mer et volcans
9782070534104 15,30€ Dernier article disponible
Une œuvre de Stephen Muecke & Adam Shoemaker

Aborigènes d’Australie (Les)

Suggestion de voyages de Tamera

Kirghizistan Du 09/06/2019 au 28/06/2019

Du Pamir kirghize aux lacs Son Kul et Yssik Kul

ouzbekistan_kirghizstan-dt-9 A partir de 20 jours A partir de 3 535 €

Une traversée complète du Kirghizistan du sud au nord.

Découvrez ce voyage
Kirghizistan Du 22/08/2020 au 06/09/2020

Dans les vallées secrètes des Tian Shan

692_0001_jean-marc-porte A partir de 16 jours A partir de 3 395 €

Partez à la rencontre des nomades kirghizes et randonnez dans une forêt de 7 000 ! 

Découvrez ce voyage
Kirghizistan Du 13/03/2020 au 22/03/2020

Célébration du Nawruz à Tokmok

693_0001_Jane A partir de 10 jours A partir de 2 050 €

Le Nooruz est célébré chaque année à l'équinoxe vernal. Partez à la découverte du Kirghizistan dans toute sont intimité. 

Découvrez ce voyage
Kirghizistan Du 20/07/2019 au 04/08/2019

Du lac Song Kul au Pamir

920_0001_Damien-Tracoulat A partir de 16 jours A partir de 2 395 €

Une belle découverte du Kirghiztan entre hautes montagnes et lac d'altitude

Découvrez ce voyage