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Une œuvre de Philippe Sauve Editions Transboréal

Errance amérindienne

Une initiation à l’Amérique profonde
9782361570149
Prix 20,90 € Disponible EAN : 9782361570149
ISBN : 978-2-36157-014-9
ISSN : 1633-9916

Pour se libérer de sa dépendance à la drogue, Philippe Sauve, quittant son Midi natal, s’engage dans un voyage solitaire aux États-Unis, de la Louisiane au Dakota. Un vagabondage sans destination précise pour éprouver l’errance, dans l’esprit des beatniks des années 1950 : ne pas décider du lendemain et confier au hasard la charge d’en être l’inspirateur, rendre son âme disponible à l’éventualité d’une renaissance. Guidé par ses réflexions, les rencontres insolites et les signes que le destin sème sur sa route, le voyageur parcourt les États pittoresques et chargés d’histoire du vieux Sud et du Midwest de l’Amérique, plongeant au cœur de la culture indienne. Après des semaines d’aventures, il trouve une réponse à sa quête sur une île au milieu du fleuve Missouri.

Première partie – Descensus ad inferos
1. Petite traînée
2. En crise
3. Sous le soleil levant
4. Passage étroit
5. William Hooper
6. Qui est Dieu ?
7. Le zonard
8. Vulgaire machine
9. La tour du Diable
10. Le Mexicain
11. Red River Woman
12. Trust Jesus

Deuxième partie – Regressus ad uterum
1. Le navet sauvage
2. Kleptomane
3. Grands Esprits
4. Désirs d’évasion
5. Byron
6. La théorie cosmogonique
7. La théorie des milieux
8. Percement
9. Le fou de Dieu
10. Stone Man

Troisième partie – Homo totus
1. Les hirondelles
2. La théorie des mormons
3. Lake Ande
4. Inipi
5. La montre
6. Marie
7. La sylve
8. Ouranos

Le calepin

Ouranos//Au pied de l’arbre, du sable fin, protégé de la pluie par le tronc et ses ramifications, m’offrait un lit douillet pour me relaxer. Je m’y installai à genoux, les bras le long du corps, le regard dirigé vers l’écorce blanchie d’une poudre légère et tatouée de mandalas. “C’est un lieu sacré pour les Indiens !” Les paroles de Tom retentissaient en moi, ainsi que son refrain lakota. Je retins mon souffle et entrai dans “la transe des yeux ouverts”. Pour cela, je focalisai mon regard sur un détail de l’écorce, un point blanc peint par les Indiens au milieu d’un cercle rouge. Peu à peu, mes muscles se relâchèrent et libérèrent mes pensées des contraintes physiques. Je pus ainsi savourer l’équilibre de mon âme prête à prendre son envol.
Un instant, je fus troublé par la question lancinante : “Qui est Dieu ?” Mais l’interrogation s’évapora lorsque j’entendis de la musique, un flot de notes qui chargea mon cœur d’un refrain plein d’amour. C’était ma petite voix qui fredonnait ses douces mélodies et qui enjolivait l’atmosphère paisible et spirituelle de l’île.//p. 193

William Hoper//Pendant ce temps, à quelques mètres du banc, dans un recoin poussiéreux de la station, un clochard dépenaillé dormait recroquevillé. Son visage, collé à la céramique glaciale, dévoilait un œil enflé d’une protubérance affreuse : blessure insoutenable où il ne restait plus que le filament du nerf optique pour empêcher le globe oculaire du pauvre homme de rouler jusqu’à mes pieds. J’eus de la peine à supporter cette vision. Pourtant, je ne parvenais pas à en détourner mon regard fasciné. J’éprouvais ce que l’on pourrait appeler une attirance malsaine pour la chair meurtrie. Et comme si je l’avais gêné en l’observant trop intensément, le vieil homme ouvrit tout à coup son œil rescapé.
Confus, je baissai le regard, me levai du banc et m’empressai d’entrer dans un restaurant. Là, je commandai une omelette, du bacon grillé. Je bus quelques gorgées d’un café clairet… Et au moment où je pensai m’être libéré de la confusion, le clochard abîmé réapparut devant ma table. Il tira le dossier d’une chaise, s’installa face à moi et me regarda fixement. Je crus que son œil malade allait dégringoler dans mon assiette. Il ne parlait pas et laissait monter entre nous la tension. Pour dissiper l’attente, j’eus alors l’idée d’appeler la serveuse pour offrir à l’inconnu un grand verre de café. Celui-ci fit un signe de la main pour me remercier et tira de la poche de son jean un long foulard orangé, qu’il enroula autour de son crâne :
“J’ai perdu un œil dans une bataille ! dit-il d’une voix ferme et triste à la fois.
— Une bataille contre qui ? lui demandai-je, intrigué.
— Contre le ciel !” me répondit le vieux en se prenant la tête à deux mains comme s’il eût voulu se libérer des maux qui le malmenaient.
Il ajouta : “Un clochard se bat aussi contre le ciel !”
Un combat contre les cieux ! De quoi parlait-il ?
“Le ciel vous aurait blessé au visage ! repris-je.
— Oui, la foudre ! dit-il, j’ai été touché par la main de Dieu !”
Abasourdi par ces propos, j’eus du mal à poursuivre la discussion :
“Et pourquoi Dieu vous aurait-il foudroyé ? demandai-je enfin, hésitant.
— Parce que je venais de le défier !”
“Je venais de le défier !” Le vieillard amoché devait délirer, ne plus contrôler son esprit souffreteux. Un autre vieux avait dû l’assommer durant la nuit et le détrousser de ses souliers, puisqu’il marchait nu-pieds, ou peut-être qu’une bande de jeunes ivres l’avait malmené pour se distraire. Et puis : “On ne peut pas défier Dieu ou le Diable, car Ils n’existent pas !” aurait rétorqué mon ami Jim au clochard.
Je l’observais… Il sirotait son café.
Derrière la face cassée de son visage, je découvris bientôt un sourire de grand-père, une expression attendrissante qui me bouleversa et atténua mes angoisses. Car, comment se plaindre devant la peine d’un homme véritablement perdu ? J’eus presque honte de m’être ainsi lamenté sur mon sort. “C’est face à la misère des autres que l’on découvre son bonheur !” me dis-je en lui proposant une seconde tasse de café.
“Quel est votre nom ?”
Il leva la tête et me dévisagea de son œil valide : “Tu ne me crois pas ! lança-t-il. Tu penses peut-être que je suis fou, que je n’ai pas été touché par la main de Dieu.” Je le regardais sans bouger. “Mon histoire est vraie ! J’étais sur le bord de la route et j’ai demandé à Dieu de se montrer : ce sale vaurien qui prétend tout connaître… Et c’est là qu’Il m’a touché le front. J’ai reçu Sa foudre, mais aussi Sa force. Et à présent, je suis un surhomme ! Il retroussa sa manche de chemise et gonfla son biceps. Alors, dit-il, tu ne me crois toujours pas ?”
Je répondis “oui” en hochant la tête et, pour l’entraîner vers un autre sujet, lui reposai ma question :
“Mais sinon, quel est votre nom ?
— Je m’appelle William, William Hoper…
— ‘Hoper’ comme l’‘espoir’ ? demandai-je.
— Oui ! Comme ce foutu espoir !” renchérit-il.
Il attrapa ensuite une cigarette qui dépassait de mon paquet posé sur la table et m’interrogea sur mes origines :
“Es-tu allemand ?
— Non, français.
— Et qu’est-ce qui t’amène au pays ?
— C’est compliqué ! répondis-je embarrassé. J’effectue un voyage sans but précis de destination et j’attends un ‘signe’ pour le poursuivre.
— Un ‘signe’ ! reprit-il.
— Oui, une indication, un conseil, un mot, une direction qui me montrera le chemin à emprunter après La Nouvelle-Orléans.”
L’étranger se gratta le haut du crâne avec l’index, l’air dubitatif, essuyant en même temps une goutte de sang qui perlait à son cou, et dit, le visage subitement éclairé par un rayon de soleil qui passait à travers une fenêtre du restaurant :
“Si tu ne sais pas où aller, je te conseille la ville de Memphis, dans le Tennessee. J’y suis né et en connais tous les ponts. D’ailleurs, sous chacun d’entre eux, j’ai des couvertures et des vivres qui m’attendent !
— Pourquoi ? Vous vivez sous les ponts ?
— Oui, depuis vingt ans…”//p. 32-35

Red River Woman//Le bus filait maintenant à travers les forêts épaisses de l’Iowa. À mes côtés, je ressentais la chaleur du corps de Red River Woman. C’était une jeune femme douce et délicieuse, au parfum enivrant. Je la détaillai à son insu, mais respectueusement, tant elle m’inspirait de la tendresse. Et si j’avais pu, je l’aurais prise dans mes bras. J’aurais pu me perdre en elle, entre ses cheveux noirs et ses traits tirés d’enfant sioux, et j’aurais tant aimé que Jim soit là pour me voir heureux, assis près de ce petit corps étranger.
“Un jour, je me suis perdue dans les bois, me confia-t-elle, près de la rivière Rouge. Mon père m’avait installé à l’intérieur d’un enclos de troncs d’arbre, pour me tenir sage durant son heure de pêche. J’étais une enfant de 4 ans, fascinée par la nature et les insectes, et je n’avais qu’une seule idée en tête : marcher nu-pieds sur le sol couvert de lichens. Décidée à m’échapper de l’enclos, je réussis à abattre la dernière branche qui faisait obstacle à mon évasion et à ramper jusqu’à la lisière des bois. Là, je repoussai les feuillages et découvris le cœur de la forêt mystérieuse. Dans mon esprit, ce fut comme si j’avais été un insecte : un papillon lumineux voletant au ras du sol, entre les herbes et les gros cailloux. Je voletai ainsi durant de longues heures et quand je pensai à me retourner pour voir l’enclos, je compris que j’étais perdue ! Le crépuscule tomba soudain sur ma joie et mon enthousiasme à jouer avec les fourmis. L’humidité recouvrit le sol et la cachette dans laquelle je m’étais blottie pour contenir ma peur. Je ne pus fermer l’œil de la nuit tant je redoutais les formes blanches qui bougeaient dans les frondaisons : de véritables fantômes ! Je résistai en priant mon dieu Tunkasila pour que ces démons restent éloignés. Jusqu’au petit matin où mon père me retrouva miraculeusement, enfouie sous une couverture épaisse de feuilles et de mousses…”
Elle me prit la main que je conservais sur la poignée du siège avant et m’obligea, en captivant mon regard, à me plonger dans ses yeux. J’y vis deux prunelles noires, cernées de blanc étincelant, et derrière un voile humide, je crus voir la forêt…
Plus tard dans la nuit, nous nous sommes endormis. Et ce n’est que lorsque le jour se mit à poindre – tandis que se profilait sous mes cils un vaste rayon de lumière qui tentait de s’immiscer dans mon songe – que je soulevai une première paupière, puis difficilement la seconde et que je vis briller sur l’horizon plat d’une plaine le soleil levant. L’épreuve des courbatures allait donc bientôt s’achever, car je n’avais plus qu’une heure de route avant ma prochaine escale, la ville de Pierre.
Si je n’avais pas l’impression de maîtriser les événements du voyage, j’avais le sentiment voluptueux qu’une magie m’attendait au tournant. Et à la vue de ma voisine assoupie, dont la profondeur des yeux évoquait la forêt pour moi, je fus soudain épris de bien-être. Je constatai qu’il existait encore, au cœur de ma déprime, des bons morceaux de vie à apprécier. Cette considération mit du baume à mon cœur. Ainsi, lorsque vint l’instant de me séparer de ma petite Rivière Rouge, je ne pus m’empêcher de l’enlacer et de noyer mon regard une dernière fois dans le noir de ses yeux pour y revoir la forêt.//p. 64-65

Inipi//Une obscurité totale s’installa lorsque le maître de cérémonie referma l’inipi.
J’étais nu, mon intimité à peine cachée par une serviette de bain, collé à d’autres individus, en posture assise devant le trou rempli de pierres chauffées à vif. Très vite, je compris que le vieil Indien qui m’avait conduit jusqu’ici, sous la loge sacrée, était l’homme-médecine de la cérémonie.
Il se mit à chanter, tandis que sa femme, assise à ses côtés, priait simultanément en langue lakota : “Tunkasila ! Ô Tunkasila ! Fais que nos frères ne se battent plus. Fais qu’ils ne boivent plus. Fais que nos enfants retrouvent la langue de nos ancêtres. Fais que sur notre terre la liberté revienne…”
L’espace restreint et la chaleur oppressante me firent suffoquer. Les pierres incandescentes effleurèrent le bout de mes orteils et, à chaque fois que le maître y versait de l’eau, des gouttes jaillissaient jusqu’à mes cuisses et me brûlaient la peau. “Je veux m’enfuir, hurlai-je en mon for intérieur, mais comment interrompre la cérémonie ?”
“Are you OK, Philippe ?” me demanda l’homme-médecine d’un ton parfaitement clair, indiquant qu’il ne souffrait pas de la chaleur.
Je répondis en murmurant : “Yes, I am OK !”
À chaque fois que les pierres étaient ainsi humectées, les anciens émettaient des petits hum ! de satisfaction. Dans un rituel sacré, chaque individu prend la parole. Vint alors le tour de mon voisin qui me tenait la main. Il pria en langue lakota, comme l’avaient fait l’homme-médecine et sa femme, tandis que les jeunes avaient employé l’anglais pour s’exprimer. Sans doute avaient-ils oublié la langue originelle de leurs ancêtres ?
“Je n’oserai pas parler, me dis-je. Je suis certain qu’ils vont sauter mon tour !” Mais au dernier mot de mon voisin, le silence reprit possession du lieu et je compris que je devais m’exprimer pour ne pas briser le cercle des prières. Je bafouillai alors des mots sincères. Je les remerciai de partager ce moment. J’expliquai aussi que j’étais triste de les savoir mêlés à tant de problèmes. À la fin de mon intervention, l’homme-médecine reprit la parole : “Merci Philippe, me dit-il. Tu as fait un long voyage pour venir jusqu’à nous. Nous en sommes flattés. Quand tu rentreras chez toi, dis à ton entourage que les Indiens, malgré leurs malheurs, préservent leurs traditions. Les Esprits nous ramènent toujours sur le bon chemin. Le respect, l’unité et le partage sont nos valeurs essentielles.”
Je me sentais soudain chargé d’une mission cruciale : rapporter en France le témoignage d’un peuple à la survie précaire, qui détenait des connaissances sacrées, liées à la nature. Ce savoir ne devait pas se perdre dans l’oubli. Mais qui étais-je pour porter le poids de cette tâche ? Je n’étais qu’un nouveau Blanc de passage sur les territoires sioux, attiré comme les autres par l’aspect magique de la pensée amérindienne. Je dus me contenir pour ne pas exposer ce point de vue négatif.
L’homme-médecine rouvrit la porte de l’inipi. La lumière extérieure jaillit brutalement à l’intérieur de la hutte. Mes partenaires, tapis dans l’ombre, étaient tous en nage sous l’effet de la concentration. L’un après l’autre, en commençant par le maître de cérémonie, nous sortîmes en prenant soin d’effectuer le même tour sur nous-mêmes à côté des objets disposés à l’entrée.
Pour conclure la cérémonie, un Indien sortit d’un étui de tissu coloré le fourneau en terre cuite et le tuyau d’un calumet. Il assembla les deux parties de la pipe, plaça dans le fourneau un mélange aromatique de tabac et d’herbes et brandit le calumet dans les quatre directions avant d’en aspirer quelques bouffées. Je n’osai imaginer que j’allais partager ce rituel vénérable. Mon vœu fut exaucé, puisque je fus le deuxième à fumer. L’Indien me tendit le calumet en prenant soin de ne pas présenter le fourneau en premier. Cela aurait été un signe de rejet. Je mimai maladroitement les gestes de salut aux quatre directions et fumai la pipe, l’âme apaisée.//p. 176-178

Nathalie Glorion, www.lespassionsdechinouk.com, le 2 juin 2012 :
« Je viens de découvrir un auteur que je ne connaissais pas et qui a su me charmer par sa plume. Philippe Sauve sait écrire, ça, c’est sûr ! Son style est fluide, les chapitres sont courts, tout ce que j’aime. J’ai dévoré ce livre en quelques heures, impossible de le lâcher puis les 24 pages avec les photos noir et blanc de l’auteur sont juste magnifiques.
Sur un coup de tête, et pour sauver sa vie, Philippe prend le premier avion en partance et le voilà en route pour La Nouvelle-Orléans. Qui n’a jamais eu l’envie d’en faire autant ? Son aventure est une suite de rencontres dues au hasard, certaines très belles et d’autres plutôt douteuses, mais qui le font toujours avancer dans sa quête spirituelle et son envie de sevrage. Qui est Dieu ? Voilà le fil conducteur de ce récit. J’avoue que, par moments, je lui ai tout de même trouvé certaines longueurs : la recherche de son “dieu” je suis un peu passée à côté, simplement parce que j’ai vraiment du mal avec la religion. Mais l’important c’est qu’à la fin de son récit et avant de rentrer en France, il ait pu trouver la réponse à sa quête. Et puis l’amitié qu’il porte à son ami Jim est tellement touchante !
Je vous recommande très chaudement ce livre. »


Aurélie Mandon, Globe-Trotters n° 138, juillet-août 2011 :
« Philippe Sauve tente ici un récit de voyage façon road-movie rédempteur et initiatique : s’écarter des drogues dures en se plongeant au cœur des États-Unis. De La Nouvelle-Orléans à Pierre dans le Dakota du Sud, il trace son chemin au gré des rencontres et guidé par une quête spirituelle. Il en reviendra avec une certitude, sa religion, écrire à tout prix. »

Sylvain, Tesson, Grands reportages n° 352, mars 2011 :
« Philippe Sauve a failli être victime du trafic… de stupéfiants. Il raconte dans une subtile confession intitulée Errance amérindienne (éditions Transboréal ) la manière dont ses voyages dans l’Amérique profonde l’ont arraché à la spirale de la drogue. Le voyage ne forme peut-être pas la jeunesse mais, parfois, il la sauve. »

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