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Une œuvre de Olivier Lelièvre Editions Transboréal

Indonésie

Visions d’un voyageur entre mer et volcans
9782913955530
Prix 32,00 € Disponible EAN : 9782913955530
ISBN : 978-2-913955-53-0
ISSN : 1631-9486

Véritable continent maritime avec 5 200 km d’est en ouest et 1 760 km du nord au sud, l’Indonésie forme un pont entre l’Asie du Sud-Est et l’Océanie. Qui n’a rêvé de visiter cette Insulinde peuplée de 245 millions d’habitants, qui relèvent de trois cents ethnies et parlent des centaines de langues différentes ? Route des épices, ceinture de feu du Pacifique, porteurs de soufre du Kawah Ijen, transes balinaises, batik et ikat, varans et orangs-outans, hécatombes de buffles et crémations, pirates et palais de sultans : de Sumatra à la Papouasie occidentale, en passant par Java, Bali et les Moluques, les 17 500 îles de l’archipel égrènent autant d’images, celles d’un pays aux traditions fortes ancrées dans des paysages infiniment variés – volcans actifs, rivages enchanteurs, forêts encore vierges ou rizières savamment cultivées.

1. Java et Madura
La découverte de Borobudur
Volcanisme

2. De Sumatra à Bornéo
Cosmologie mentawai
Le peuplement de l’archipel

3. Sulawesi et Bali
Entre don et dette
Suicides collectifs à Bali

4. Des petites îles de la Sonde à la Papouasie occidentale
Le culte des Marapu
L’art asmat

Java et Madura//Jamais, dans mes livres de classe, je n’ai lu la moindre ligne sur cet archipel démesuré des Indes orientales qu’on appelle aujourd’hui l’Indonésie. Résumer en une phrase ce pays qui est un et multiple à la fois semble déraisonnable. Il y a d’abord cette mer immense qui sépare autant qu’elle rapproche. Et puis il y a ces quelque 17 500 îles, dont plus de 11 000 ne portent encore aucun nom, qui s’égrènent comme des émeraudes le long de l’équateur. Les Indonésiens nomment affectueusement leur patrie tanah air kita, c’est-à-dire “notre terre et notre eau”, car ici les océans sont trois fois plus vastes que les terres. Ce long collier est d’une richesse unique : il abrite une myriade de peuples, de langues, de cultures et de croyances aussi variés que fascinants. Si près de quatre-vingt-dix pour cent des 245 millions d’habitants de l’archipel sont musulmans, plusieurs peuples pratiquent encore la religion de leurs ancêtres, d’autres sont chrétiens et, à Bali, la population cultive une forme d’hindouisme qui n’appartient qu’à elle, l’agama hindu bali… Souvent les cultes monothéistes officiels se marient volontiers avec les démons de la mer, les dieux des volcans ou les esprits des montagnes. Et voilà l’Indonésie qui se révèle : une diversité foisonnante, vivante, chatoyante, ouverte à toutes les influences, qui greffe de nouvelles formes religieuses aux plus anciennes pour ne garder, en fin de compte, que ce qui lui convient.
Parangtritis est une plage de sable noir immense et majestueuse, située sur la côte sud de Java, à une trentaine de kilomètres de la ville de Yogyakarta. Les Javanais de la région y viennent en fin de semaine pour se promener avec leurs enfants, pour faire un tour de calèche ou pour manger face à l’océan Indien. Ici, aucun touriste occidental. D’ailleurs pourquoi viendraient-ils ? La baignade est interdite. La puissance des vagues et des courants emporte chaque année les baigneurs les plus téméraires. À n’importe quelle heure du jour, cette plage est magique à plus d’un titre. Le lieu est sacré, profondément ancré dans la culture et le mysticisme javanais. Il attire autant qu’il fait peur car la mer est ici le royaume de la très puissante Kangjeng Ratu Kidul, la déesse des Mers du Sud. Cette reine serait apparue pendant la période hindouiste de Java. Selon la mythologie locale, elle avait promis d’épouser un grand prince musulman. Lorsque Senopati, fondateur du royaume de Mataram en 1583, vint méditer sur la côte, la mer entra en ébullition et Ratu Kidul se manifesta à lui. Elle l’emmena dans son palais sous-marin où il étudia trois jours durant l’art de gouverner et où il découvrit surtout les méandres de l’amour avec la princesse. Depuis lors, cette union mystique est renouvelée chaque année par les descendants de Senopati, les sultans de Java. Ce jour-là, une foule immense porte des offrandes sacrées du palais du sultan de Yogyakarta à la plage afin de renforcer ce lien sacré sans lequel l’harmonie et la paix ne pourraient perdurer.//p. 8-11

De Sumatra à Bornéo//Dans l’archipel des Mentawai, au large de la côte ouest de Sumatra, l’île de Siberut était décrite, il y a encore une quinzaine d’années, comme un “paradis pour ethnologue” par le commandant Cousteau. Des siècles durant, les Mentawai ont vécu dans un isolement quasi total. Ils ont élaboré un système original d’interprétation de l’univers et un mode de vie qu’ils ont réussi à protéger jusqu’à une époque récente. En 1989, lors de ma première visite, il était interdit de s’y rendre, et c’est caché dans la cale d’un bateau de pêche puant le gasoil que j’ai effectué la traversée. Au cœur de l’île, dans un univers d’eau, de boue et de verdure exubérante, j’ai rencontré des hommes qui savent encore prendre le temps de vivre pour plaire à leur âme. Si, lors de mes voyages en Indonésie, j’ai parfois eu la sensation de ne pas être à ma place, il n’en a rien été chez les Mentawai. En quelques jours, il me semblait que j’étais chez moi, avec des proches. Les chamans Teurocha et Biligo Teukani furent plus que des guides. Ils restent aujourd’hui encore des amis avec qui j’ai partagé des moments de joie et de douleur et avec qui les différences culturelles perdent toute importance. Le voyageur qui croirait encore au mythe du bon sauvage pourrait se sentir conforté dans ses idées utopistes en rencontrant ce peuple si chaleureux et plein d’humour, qui vit en osmose avec la nature qui le fait vivre et semble en quête d’une vie aussi harmonieuse que possible. Teurocha et Biligo attribuent une âme à toute créature, homme, animal, plante ou objet. Mais cette âme a une fâcheuse tendance à vagabonder hors de son enveloppe, menaçant la santé des hommes et l’ordre du monde. C’est pourquoi l’existence est une perpétuelle recherche de l’équilibre et du respect d’autrui. Afin de “piéger” leur âme dans son enveloppe charnelle, les Mentawai cherchent à la séduire en veillant toujours à la beauté de leur corps qu’ils parent de fleurs aussi souvent que possible – ne les appelle-t-on pas les “hommes-fleurs” ? –, et en tentant de mener une vie agréable où chacun travaille juste ce qu’il faut pour ne pas lui déplaire.
J’ai toujours aimé le frémissement de l’aube, lorsque la brume s’effiloche lentement sur la cime des plus hauts arbres de la forêt. C’est souvent dans la fraîcheur humide du petit matin que les hommes partent en quête de leur subsistance dans cette jungle qui, comme toute chose, est un être vivant qu’il faut respecter pour qu’elle accepte de faire don d’elle-même et que l’harmonie entre les êtres ne soit pas troublée. C’est là, au cœur de cet océan de verdure, dans les terrains alluvionnaires, qu’on trouve les bosquets de palmiers sagoutiers dont l’intérieur du tronc fournit une farine, le sagou, qui assure la nourriture quotidienne des insulaires. Une partie du sagou est destinée à nourrir les poules et les cochons voués à être sacrifiés lors des puliajat, les fêtes rituelles qui permettent de renforcer les liens entre membres du clan. À leur approche, les femmes vont récolter le taro, un gros tubercule comestible qu’elles cultivent dans des terrains inondés toujours parfaitement entretenus. Elles en profitent souvent pour pêcher de minuscules poissons et des crustacés qui égaieront le repas du soir. Après les fêtes rituelles, les hommes partent souvent chasser, arc et flèches empoisonnées à l’épaule. Ils reviendront parfois après plusieurs jours et, si les esprits l’ont voulu, rapporteront un singe, une biche ou un cochon sauvage. Et si tel n’est pas le cas, ce n’est pas grave : on chantera pour que la prochaine fois, les esprits soient plus favorables.//p. 50-53

Sulawesi et Bali//Les Balinais pratiquent une religion où se mêlent des éléments issus de l’hindouisme, du bouddhisme, du culte des ancêtres et d’une infinité de divinités et de démons locaux. Ce culte, qui ne ressemble qu’à lui-même, occupe tous les aspects de la vie. Dès le matin, les femmes préparent des offrandes très simples. Elles tressent des feuilles de palmes pour former de petites corbeilles où elles disposent quelques grains de riz et des pétales de fleurs. Pour calmer les esprits démoniaques, elles disposent ces présents sur le sol aux endroits où le monde des humains rencontre celui de ces êtres invisibles : à la croisée des chemins, devant les portes, sous un arbre, dans la voiture… À chaque fois, elles font un geste lent de la main, d’une extrême douceur, que ce soit pour asperger les offrandes d’eau bénite ou pour guider la fumée des bâtonnets d’encens, afin qu’elle emporte l’essence du don vers ses destinataires. Ailleurs, les offrandes sont destinées à des divinités dont il faut s’attirer la bienveillance. Dans ce cas, elles sont placées en hauteur, sur un autel de bambous ou de pierres. Il y a ensuite les grandes offrandes colorées, véritables œuvres d’art, celles qui demandent des jours et des jours de préparation minutieuse avant d’être emportées au temple, souvent en procession. Le temps passé à les fabriquer n’a aucune importance. L’œuvre de création est déjà en soi un cadeau aux dieux. Ce qui compte c’est donc sa beauté, celle qui pourra séduire et remercier ces maîtres du monde invisibles avec qui les humains partagent l’île de Bali. Le “Tout-Puissant”, Sang Hyang Widi Wasa, a offert aux hommes une nature généreuse et belle qui permet la vie. Les hommes rendent sous forme d’offrandes ce qui leur a été donné. C’est ainsi que l’équilibre fondamental entre dieux et démons, bon et mauvais, humain et divin, et toutes les forces opposées et complémentaires, est préservé. La beauté est source d’harmonie. Les Balinais l’ont compris, et c’est pour cela que Bali continue à faire rêver.
J’ai longtemps estimé que tous les rituels quels qu’ils soient étaient une imposture, tant je les trouvais vides de sens. Au cours de mes voyages, j’en ai vu des dizaines, j’ai même participé à des rites qui étaient chargés d’émotion. Mais je dois dire que les célébrations organisées pour la venue des divinités ou des ancêtres dans les sanctuaires de Bali surpassent en beauté tout ce que j’ai vu. Ces odalan ont lieu chaque année balinaise, qui compte deux cent dix jours, lors de l’anniversaire de la fondation du temple, souvent au moment de la pleine lune. Après une semaine d’intense activité pour préparer les offrandes et embellir le lieu d’ordinaire désert, tout est enfin prêt. Dans l’après-midi, des processions se forment. Les femmes, regroupées par quartiers, pénètrent en file indienne dans le temple, portant sur la tête les hautes offrandes colorées qui seront le festin des dieux. Elles traversent deux cours puis, après quelques marches, arrivent dans l’enceinte la plus haute, la plus sacrée. Un pavillon abrite déjà des dizaines de pyramides délicates composées de fruits, de gâteaux de riz et de fleurs dont le parfum à lui seul est déjà une invite à la fête. Peu avant la tombée du jour, les fidèles arrivent, parés de leurs plus beaux habits. Déjà l’air vibre au son du gamelan. Le prêtre, assis en lotus sous un pavillon noyé dans les volutes d’encens, murmure des mantras et convie les divinités à venir parmi les hommes. Les fidèles s’assoient face aux autels, mains jointes au-dessus du front, une fleur au bout des doigts. Un prêtre asperge chacun d’eau sacrée, puis distribue le riz béni qu’on applique sur ses tempes. Des danses gracieuses accueillent les divinités car à Bali ces chorégraphies sont aussi un rite, une offrande, un spectacle pour les dieux. La fête durera trois jours pleins. Il y aura d’autres spectacles, sacrés ou profanes, il y aura peut-être aussi des transes, des combats de coqs. On s’amusera et on rira pour que se resserrent les liens qui unissent tous les habitants du village entre eux et avec leurs dieux. Ces derniers retourneront ensuite vers les cieux et le temple redeviendra désert. Quels sont ces voyageurs blasés qui racontent que Bali a perdu son âme ?//p. 100-103

Des petites îles de la Sonde à la Papouasie occidentale//Des villages entourés de murailles de pierre ou de cactus, des maisons au toit de chaume qui s’élèvent haut dans le ciel, des mégalithes impressionnants, des rituels funéraires fastueux et des cavaliers qui s’affrontent chaque année au cours d’une fête violente : voici Sumba, la plus marquante des îles de Nusa Tenggara pour le voyageur qui s’intéresse un tant soit peu aux hommes et à leurs traditions. Située à la croisée des univers malais et mélanésien, Sumba est longtemps restée isolée. Elle fournissait les grands royaumes javanais en bois de santal, esclaves ou chevaux, mais elle ne possédait que de maigres ressources qui n’intéressaient personne. Aujourd’hui, Sumba reste l’une des îles les plus pauvres de l’archipel. Son isolement a permis à la population, surtout dans la région la plus pluvieuse, de préserver en partie ses croyances et ses coutumes ancestrales. C’est sur une plage de cette contrée que j’ai pu assister à une scène extraordinaire. Je marchais sur un sentier bordé de cocotiers lorsque j’entendis des cris en direction de la mer. Je suivis les voix et arrivai dans une petite carrière de pierres. Des dizaines d’hommes cherchaient à en extraire une dalle de plusieurs tonnes avec pour seuls outils du bois et des lianes. Un homme debout sur elle donnait les ordres puis, lorsque tout était en place, les ouvriers la faisaient glisser de quelques mètres en chantant. Le spectacle était d’une force incroyable. Pour un peu, je me serais cru dans une scène d’un film de Cecil B. DeMille ou de Jack Hawkins lors de la construction des pyramides ! Les “forçats” continuèrent ensuite sur la plage, traversant de petites rivières et des lagunes. Une heure plus tard, ils abandonnèrent l’énorme bloc sur un site funéraire face à la mer. Bientôt, un nouveau mégalithe se dressera dans le ciel de Sumba.
Deux groupes de plusieurs centaines de cavaliers se font face. Il flotte quelque chose d’électrique dans l’air. La tension est palpable. Soudain les rato, les prêtres des deux camps, caracolent jusqu’au centre du terrain. Ils échangent quelques paroles rituelles et se jettent deux lances. C’est le signal, la pasola peut commencer. Immédiatement, quelques cavaliers aguerris s’élancent en hurlant vers le groupe adverse. En plein galop, ils lancent leurs javelots de bois et s’échappent rapidement alors qu’une pluie de lances s’abat autour d’eux. La foule survoltée accueille cette première charge par des cris de joie. Les charges se succèdent en vagues rapides. Les insultes, les provocations et les lances fendent l’air. La fièvre monte. Les guerriers, en quête de prestige, prennent toujours plus de risques pour démontrer leur courage et leur science du combat. Soudain, un homme tombe, blessé. On l’évacue et l’affrontement continue, encore plus passionné. La pasola peut être meurtrière. On raconte que les cavaliers blessés ou tués au combat ont auparavant offensé les esprits ou les ancêtres. À l’image de la princesse qui, selon la légende, se sacrifia pour sauver son peuple de la famine, le sang versé ici permet que la terre soit fertilisée. Cette joute équestre n’est donc pas un simple jeu. Si elle permet de résoudre les conflits en faisant appel à la justice divine, elle est aussi le point culminant du nyale, une série de rituels complexes liés à la fertilité des rizières et au succès des récoltes. Ces cérémonies coïncident avec l’apparition des vers marins, les nyale, sur certaines plages, pendant la pleine lune de l’équinoxe de printemps. Ce sont les rato qui prédisent leur arrivée. Le nombre, la forme et la couleur des vers sont autant de présages annonciateurs d’une récolte, bonne ou mauvaise. Les mêmes chamans décident alors de la date des quatre pasola de l’année, pour la joie et la fierté de ce peuple qui n’est pas près de renoncer à ses anciennes valeurs.//p. 116-119

Franck Michel, L’Autre Voie n° 6, décembre 2009 :
« Fin connaisseur des cultures et peuples indonésiens, Olivier Lelièvre a vécu et partagé la vie quotidienne des Kenyah de Kalimantan (partie indonésienne de Bornéo) et arpenté nombre de recoins – connus ou méconnus – d’un archipel à l’échelle d’un sous-continent et à la diversité ethnique, linguistique et géographique absolument stupéfiante. Il nous livre ici un beau-livre en forme de panorama global où l’image et le texte se croisent, se parlent, témoignent surtout, comme dans le théâtre d’ombres javanais ou balinais, par allusion et avec émotion. En parlant de lui, l’auteur parle en fait surtout des autres, de celles et ceux qu’il a rencontrés en route, en forêt ou en mer. Tour à tour et au fil des pages, il évoque l’île si centrale et musulmane de Java avec son appendice Madura, puis nous conte ses périples dans ces grandes îles que sont Sumatra et Bornéo, trop souvent habituées aux tragédies, avant de se diriger vers l’île divine hindouïste de Bali et celle en forme de pieuvre qu’est Sulawesi. Son tableau illustré et mâtiné de saine nostalgie se termine par l’Indonésie orientale, des petites îles de la Sonde jusqu’à la lointaine Papouasie occidentale, dont les habitants d’origine (les Papous) s’interrogent sans se faire d’illusion sur leur possible autonomie… De la même manière qu’il ne fait jamais le choix d’un exotisme facile pour ses photos, l’auteur reste toujours humble, ouvert et curieux, dans son texte, sans jamais céder à la simplicité ou aux effets de mode si fréquents dans l’écriture du voyage “vécu”. Il montre la beauté d’un monde et n’oublie pas de parler de la réalité des populations, de leurs souffrances mais aussi de leurs espoirs. Bref, il nous offre ses “visions d’un voyageur” avisé, un périple entre cette mer et ces volcans qu’il a tant parcourus depuis trois décennies. Mais, et c’est certainement la cerise sur le gâteau de ce beau-livre qui mérite son nom, il nous invite à voyager – avec ce fameux “regard éloigné” si cher à feu Lévi-Strauss – au cœur de la diversité culturelle indonésienne, dont la richesse est ici magnifiée avec éloquence. Tous les tropiques ne sont décidément pas tristes, mais pour combien de temps encore ? »

Gilles Coutin, www.bali-ballade.com, le 24 janvier 2009 :
« La démarche d’Olivier Lelièvre ne participe certainement d’aucune mode. Son premier séjour en Indonésie date de 1982. Il passa alors une année à Bornéo au sein de la tribu des Kenyah et, depuis, il ne semble avoir eu de cesse de parcourir et de découvrir les îles de l’archipel avec, pour pendant à ses aventures, le désir de partager son amour pour leurs populations et leurs paysages somptueux. Les nombreux ouvrages et reportages qu’il a réalisés, ses participations à quantité de documentaires (près d’une dizaine rien que pour Thalassa) en témoignent.
Son dernier livre est une sorte de voyage transversal entre plusieurs îles et populations qu’il a particulièrement aimées. Il nous transporte ainsi à Java, Madura, Sumatra, Bornéo, Sulawesi, Bali. Il nous emmène à la rencontre des Mentawai, des Kenyah, des Toraja, d’Ali Mohamad, le varan élevé au rang de divinité, des porteurs de soufre du Kawah Ijen… On assiste à une crémation à Bali, au Selamatan à Java, on découvre la cosmologie Mentawai, on vogue sur un
jangollan de Madurai… L’écriture est limpide et passionnée, empreinte d’humilité, d’écoute et de respect, jamais futile : c’est avant tout une sorte de témoignage. Le livre est illustré de très belles photographies qui souvent, donnent à voir des moments et des lieux rares.
Et puis, forcément, j’ai particulièrement apprécié, les pages balinaises. L’auteur, en amateur éclairé de l’île, démonte l’utopie du paradis balinais, pour mieux en dévoiler les véritables fondements, souvent cachés au touriste pressé. “Quels sont ces voyageurs blasés qui racontent que Bali a perdu son âme ?” »


Mathieu Chapon, www.voyage-indonesie.fr, le 16 décembre 2008 :
« Ce livre de photographie, qui vient tout juste d’être publié, relate vingt-cinq années de voyage et de photos à travers l’immense archipel indonésien. Articulé autour de Java, il nous mène de Sumatra jusqu’à la Papouasie occidentale sans oublier Bornéo, Sulawesi, Bali et les petites îles de la Sonde.
Dans ce superbe ouvrage, l’auteur nous transporte au fil des pages dans un nombre impressionnant d’univers très différents : de la jungle profonde aux rizières en terrasses, des célèbres sanctuaires bouddhistes et hindouistes de Java aux palais des sultans, de la route des épices aux cérémonies funéraires des Toraja de Sulawesi, des porteurs de soufre du Kawah Ijen aux Hommes-Fleurs des Mentawai, de mer en volcans, de transe en crémation, de peuple en peuple…
On y découvre un voyageur-photographe fasciné par les hommes et par leurs cultures si diverses d’une île à l’autre. C’est en connaisseur, parfois en véritable ethnographe, que l’auteur nous fait partager ses expériences et ses rencontres dans les villes ou dans les communautés perdues au fond des forêts d’Indonésie. C’est sûr, Olivier Lelièvre est fasciné par ce pays et il sait partager ses sentiments. »


Philippe Fouchard, www.roadbook.travel, le 25 novembre 2008 :
« C’est la magie d’une lecture qui a expédié Olivier Lelièvre en Indonésie. La curiosité l’a poussé au cœur de ces îles une fois, puis cinquante. Une première visite aura suffi à le captiver à tout jamais. Transcendé par cette fascination, il récolte images et observations quasi ethnologiques. Il nous confie au fil des pages un concentré de vie locale, butiné d’île en île et de peuple en peuple.
Avec un pays qui compte près de 245 millions d’habitants, répartis sur quelque 17 500 îles, et appartenant à 300 groupes ethniques, le résultat s’inscrit tout naturellement dans un patchwork non exhaustif mais incroyablement varié et coloré. Ainsi se côtoient au fil des pages mer et volcans, jungles et plages, quotidien et cérémonies. Selon les coutumes, place aux rites crématoires, au sacrifice des buffles, aux transes… Le tout guidé et commenté par un auteur incontestablement attaché à ces contrées. »

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