ChercherRecherche avancée Panier (0)

LA LIBRAIRIE EN LIGNE DU VOYAGE D'AVENTURE


Découvrez plus de 5 000 livres et DVD d'aventure
Revenir au résultats
Une œuvre de Albéric d’Hardivilliers Editions Transboréal

Nationale 7

Un road-trip à la française
9782913955608
Prix 18,00 € Disponible EAN : 9782913955608
ISBN : 978-2-913955-60-8
ISSN : 1960-3894

« Entre les chambres d’hôtel, identiques d’Istanbul à Pékin, et toutes les voix que nous ne comprenions guère, nous finissions pas trouver à Roscoff et Saint-Étienne un caractère d’étrangeté aussi prometteur que Kashgar ou Aden. Nous avions envie de pouvoir réentendre les gens, de pouvoir rattacher les paysages à une histoire plus ou moins connue et l’idée d’un voyage sans exotisme, à l’exotisme défloré, ne nous déplaisait pas. Ce que nous voulions aussi, c’était retrouver la route et ses penchants : cigarettes cérémonieuses posées le long du jour comme des balises, vent chaud, cheveux poussiéreux, villes inconnues, et la chaleur surtout, qui brûle les derniers restes d’orgueil. Alors, quand il a fallu partir, nous n’avons pas hésité longtemps. »

Introduction – Un voyage sans exotisme

1. Sport Import : un Zodiac sur la N7 – Grigny (91).
2. Le relais km 43 : son père est une rock star – Boissise-le-Roi (77).
3. Le Bol d’or : hors circuit – Magny-Cours (58).
4. Le Diabolo : parking pour une enfance – Chantenay-Saint-Imbert (58).
5. Pizza Station : « Impact économique » – Varennes-sur-Allier (03).
6. Monsieur Kabou : en attendant – Tarare (69).
7. Marie-Antoinette : un voyage de noces – Communay (69).
8. Police nationale : amende douce – Valence (26).
9. Renault Magnum : éoliennes sur la Bégude – Montélimar (26).
10. Senior City : « Vacances propres » – Menton (06).

Postface – « On est heureux Nationale 7 ! » (par Pierre Stragiotti)

3. Le Bol d’or – Magny-Cours (58) – Hors circuit//Nous devions approcher de Magny-Cours car les motards sur la route se faisaient de plus en plus nombreux. On les voyait rejoindre en bandes noires et organisées le circuit central à l’extérieur du village où le bruit des moteurs, les fanions et les bottes de paille alimentaient une certaine tension qu’un grondement sourd et encore lointain rendait déjà palpable.
Le prix d’entrée nous a laissés dehors sans autre forme de politesse. Il était 1 heure passée, un vent tiède venait nous reposer de la route, peu importait donc. Pour le plaisir, nous nous sommes arrêtés sur un parking où écouter le bruit des entraînements. Le Bol d’or, ce n’était pour moi qu’une série de vignettes géométriques dans les pages de Michel Vaillant, une concurrence féroce entre écuries rivales et puis, bien sûr, la silhouette gainée de cuir de Julie Wood.
Devant les portes d’accès, un groupe de motards descendaient des bières. Quelque chose d’agréable et de compact se dégageait de leur silhouette et, en les regardant de loin, j’eus l’impression qu’un lien particulier les reliait les uns aux autres. Ils mangeaient sur un canapé de velours déchiré des sandwichs préparés et, le décor mis à part, j’eus l’impression d’assister à un déjeuner de famille. Une belle gosse au physique d’Irlandaise apportait les bouteilles. Elle vidait les siennes avec autant d’application que les autres et si les blagues un peu lourdes de Chuky lui faisaient esquisser un sourire gêné, c’était plus pour nous que pour elle. Chuky, c’était le seul sans moto. Deux années d’hôpital l’avaient un peu assagi. Il vivait désormais dans un camion qui lui servait de maison, promenait un peu partout son regard plombé et offrait des bières aux types de passage. Venir ici, ce devait être un peu douloureux. Mais il lui restait toujours l’ambiance du circuit, l’odeur de l’huile, sa bonne humeur aussi, teintée d’un peu d’amertume, et le sourire d’Hélène.
Il devait être 5 heures quand nous sommes repartis. Une lumière chaude est venue de l’ouest. Plus loin sur la route, de grands immeubles abandonnés marquaient comme des tours de guet notre migration plein sud. Leur forme se découpait à côté de l’immense masse des silos à grain où des tracteurs à benne venaient vider le contenu des dernières récoltes.//p. 28-37

4. Le Diabolo – Chantenay-Saint-Imbert (58) – Parking pour une enfance//C’est ce matin, après Montargis et un petit-déjeuner pris dans un routier au papier peint défait, que les premiers platanes sont apparus. Allongés, disparates, ils jalonnaient la route comme les rescapés d’une époque que ni l’un ni l’autre n’avions connue. Je me souviens bien mieux, c’est vrai, des aires d’autoroute et de leurs tables de pique-nique en béton que des bas-côtés ombragés et de cette insouciance de carte postale. Mais avec sa lenteur et l’incertain qu’elle aligne toujours plus loin, la route est un mythe auquel je crois volontiers : c’est que j’y retrouve un peu de ce goût d’ailleurs qu’on n’a qu’en s’éloignant de chez soi. Pour d’autres, elle est ce que la mer doit être au marin, une forme de sédentarité en mouvement : comme des ports, les relais découpent la route en autant de zones habitables où retrouver quelqu’un à qui parler. Il n’y avait personne au Diabolo, pas même un chien pour aboyer sur le parking. Quatre heures. L’heure chaude. Derrière le bâtiment, deux types s’appliquaient à poser en lettres rouges le mot “Café” sur une façade blanche. Je me souvenais d’y avoir trouvé l’année passée un snack-bar à l’allure défraîchie que l’on disait abriter d’intrigantes soirées. Une blonde menue a fini par apparaître derrière le comptoir. Impossible de me rappeler comment nous en sommes arrivés à regarder les albums de famille : la station sur la Nationale, le relais en gérance au Québec, un orignal pris dans l’objectif, de la neige sur de gros trucks que j’imaginais rouler vers l’Alaska et la naissance d’Annabelle. Nous avons beaucoup parlé, bien après encore que son mari se fut réveillé. Il y avait chez eux un attachement réel à la route et une manière sincère d’accueillir ceux qui passaient. Le café était bon. Vers 6 heures, un camion est arrivé. Annabelle, qui jouait sur le parking, a su qu’il fallait rentrer. Elle s’est assise sur les marches rouges, a dit bonjour, s’est bouché le nez avec une grimace de gosse parce qu’il convoyait des porcs et sa mère a quitté la table où nous étions assis. Derrière la vitre, des moucherons volaient dans le contre-jour. Insensiblement, la température a commencé à baisser et nous avons su qu’il allait falloir poursuivre. Nous avons bu le dernier café offert et c’est sans regret qu’ils nous ont laissé partir, au rythme de la route.
La lumière commençait à baisser ; j’ai refermé la fenêtre où j’appuyais mon coude, et la voix de Bob Dylan est montée doucement alors que j’allumai les phares.//p. 38-47

7. Marie-Antoinette – Communay (69) – Un voyage de noces//Quelque chose nous a arrêtés dans sa silhouette alors que nous roulions encore ; elle était courbée sur ses plants de carottes, en blouse à carreaux roses, avec un chapeau de paille qu’elle enlevait pour s’essuyer le front. Une fois la voiture garée, nous avons traversé des tomates grisées par le mildiou et ses doigts quand je lui ai serré la main étaient noueux comme des ceps. Au bout de deux minutes à peine, son fils est arrivé, en short et T-shirt blanchis par la sueur. “C’est pas vous, disait-il, mais on a vu des gars rôder.” Je le comprenais très bien, j’aurais fait pareil. Sa mère était vieille, belle et vieille comme beaucoup de grands-mères, mais elle travaillait encore et ramassait les légumes pour le marché de Vénissieux. Ils tiraient quinze litres de leurs deux vaches, suffisamment pour les trois veaux et leur consommation ; le potager, lui, faisait l’appoint et le reste servait à vivre.
La Nationale qui passait au bout du jardin ne semblait pas les déranger – un simple bruit continu. C’était leur adresse, Nationale 7. Au-delà du bruit, c’est autre chose qui les rattachait à la route : leur voyage de noces. J’imaginais la descente vers le Sud, un arrêt à Montélimar et puis l’apparition brutale de la mer après les Baux-de-Provence en arrivant sur Fréjus. Il avait sans doute fallu longer la côte, faire quelques arrêts pour déjeuner de poisson en face de l’eau, se baigner avant d’arriver au casino. En l’absence de frontière, Monte-Carlo, avec ses plaques à quatre chiffres et son drapeau, faisait office d’Italie.
Une camionnette est entrée dans le champ. Deux chiens et une femme en sont descendus. Elle nous a regardés longtemps en silence puis s’est mise elle aussi à parler du travail, de Monaco en rougissant un peu, de la route et des cerisiers qui la bordent. Elle a beaucoup parlé – mais s’est tue avec douceur pour ne rien dire des enfants. Là-dessus, la conversation est repartie sur une petite chapelle un peu plus haut derrière le rond-point. Il y avait même un papier dans le journal. On allait nous le montrer, il était sur le buffet.
La Nationale, c’était aussi la possibilité, quand tout serait fini, de monter vers Paris, une sorte de récompense pour le travail accompli. Je ne leur ai rien dit des kilomètres de zones industrielles qu’il faudrait traverser avant d’arriver Porte d’Italie. Pour repartir, c’était simple, il fallait prendre à droite, traverser le pont et puis encore à droite : Lyon n’était qu’à une vingtaine de kilomètres.//p. 66-71

9. Renault Magnum – Montélimar (26) – Éoliennes sur la Bégude//C’était au sud de Montélimar, sur le parking d’un routier. Il devait être 3 heures et les ombres sur le sol dessinaient de grandes formes noires. Nous avons commencé par faire le tour du bâtiment avant de traîner, portes ouvertes, en regardant au loin, sur les montagnes de la Bégude, la masse énorme des éoliennes.
La maison était recouverte, comme partout ici, d’un crépi rose saumon et deux palmiers, dans des bacs poussiéreux, prenaient le vent. Il n’y avait que trois camions garés là, au-dessus d’un terrain vague où traînaient une caravane, une niche vide et un canapé défoncé. Comme je marchais dans les hautes herbes qui y menaient, de gros lézards que j’espérai ne pas être des serpents filaient devant moi.
Un homme assez jeune est sorti d’un des camions. Dans la cabine de son Renault Magnum, une petite peluche rose pendait comme un souvenir d’enfance. On imagine mal la place qu’il y a dans ces engins, et le confort aussi : lit, télévision, lecteur DVD, de quoi ranger quelques affaires. C’est en réalité le minimum au regard du temps que le chauffeur y passe. Son nom était marqué sur une plaque d’immatriculation posée sur le tableau de bord. À son accent, j’ai su qu’il venait du Nord, et cela faisait entre nous un point commun dans ce pays où quiconque vivant au nord de Lyon est presque un étranger. Romain était arrivé la veille, fumait des clopes le jour, prenait sa douche le soir, parlait un peu avec les autres quand il fallait prendre place autour la grande table du dîner et attendait le lundi, deux jours plus tard, pour livrer son chargement. Il évitait aussi un établissement plus que douteux à quelques centaines de mètres derrière le rond-point qui redonne sur la 7 ; une réputation se fait ici aussi vite qu’ailleurs et, malgré ses cinq ans de métier, Romain était encore jeune.
J’étais intéressé par le rotor d’éolienne qu’il transportait. À cette heure de la journée, bleutées par la brume du soleil de 4 heures, on ne devinait les autres qu’aux éclats du soleil sur leurs pales. Dès lundi matin, il déchargerait, récupérerait je ne sais quoi et repartirait au nord où l’ordre de mission suivant l’attendrait dans l’après-midi même. Un autre camion est arrivé. C’est ce moment que nous avons choisi pour reprendre la route. Il fallait ce soir encore que nous descendions, toujours plus au sud, rejoindre la côte qui se rapprochait.//p. 82-97

Nicolas Grumel, Moto magazine n° 299, juillet-août 2013 :
« Ce livre a déjà cinq ans mais n’a pas pris une ride. La Nationale 7, l’une des routes historiques de la migration estivale entre la région parisienne et la Côte d’Azur… Les deux auteurs l’ont parcourue comme des photographes américains auraient fait la Route 66. En résulte un beau road-trip en noir et blanc, à la française, avec des portraits tracés au cran d’arrêt et des ambiances surgies de nulle part. Les bas-côtés, les temps morts, l’envers du décor… Un beau livre poétique. »

Nathalie Glorion, www.lespassionsdechinouk.com, le 30 juillet 2012 :
« Avant toute chose, quand j’ai un livre photographique entre les mains, je regarde les photos une première fois sans lire le texte. Là, je les ai trouvées magnifiques dans leur simplicité, elles m’ont fait penser à des clichés de Raymond Depardon. J’ai lu après que le photographe l’aimait bien aussi, tout s’explique ! J’ai passé beaucoup de temps à regarder ces photos, car dans ce livre, vous ne trouverez pas de photos de jolis paysages, mais plutôt des clichés de villages déserts, de vieilles réclames, de vieilles enseignes ou de stations-service désertes… des endroits d’un autre temps. J’adore ce genre de photographies, qui me parlent beaucoup. J’ai eu envie de rester un moment à les regarder et à chercher pourquoi le photographe avait décidé de prendre cette photo-là. Je me suis imaginé les mêmes lieux grouillant de monde au départ des vacances. J’aime les photos qui demandent réflexion ; là, j’ai été gâtée.
Ce livre n’est pas à proprement parler un carnet de route de la Nationale 7, enfin si, mais pas du genre journal, ce sont plus des instantanés, et cela m’a beaucoup plu. L’auteur et le photographe ont choisi de nous parler d’une personne rencontrée à chacune de leurs étapes et, à chaque fois, nous avons un texte sur elle et un portrait en pleine page d’elle en regard du texte. J’ai énormément apprécié ces portraits que j’ai trouvés très touchants. Bravo au photographe. Le livre est découpé en dix parties qui correspondent aux dix étapes qu’ont effectuées les auteurs pour relier Paris à Menton ; à chaque étape, nous avons donc : un texte, un portrait et une dizaine de photos. Un petit peu plus de texte aurait été le bienvenu, mais dans l’ensemble j’ai vraiment beaucoup aimé ce livre.
Je ne connaissais pas cette collection, eh bien je vous garantis que l’essayer c’est l’adopter ! »


La Savoie n° 1727, le 15 octobre 2010 :
« Foncez immédiatement lire ce livre document ! Entre photos, clichés noir et blanc et textes sensibles au fil des rencontres le long d’une Nationale 7 que tous les Français ont un jour empruntée, destination la Méditerranée… avant l’autoroute A7
Kerouac a beaucoup inspiré, comme Nicolas Bouvier et d’autres, le langage du vécu ; ces deux voyageurs, photographe et chroniqueur inspirés, de l’impromptu de la rencontre, donnent encore plus à la poétique (magie, profondeur, esthétique, sensibilité) du genre : la sobriété. Comme Edward Hopper à qui ils font référence, ils livrent à travers leur œil et leur plume des instantanés qui prennent la parole d’eux-mêmes et vous entraînent à des départs imaginaires.
Eux sont allés dans de nombreux endroits de la planète et sont retournés en France prouver qu’il n’est nul besoin de s’embarquer loin pour connaître la fine fleur du voyage.
Oubliez d’ailleurs que c’est en France et vous verrez que les photos pourraient bien avoir été prises le long d’une route américaine ou brésilienne. La route, partout, est un axe de vie, de transformation des contextes sociaux, économiques et politiques, ils s’en font ici les témoins, les sociologues. Juste avec une route française… »


Lionel Bedin, Un livre dans le sac à dos, Éditions livresdumonde, juin 2010 :
« La Nationale 7, c’est un peu comme un conte. Alors je peux bien commencer cette chronique par “Il était une fois…”
Il était une fois la nationale 7 et deux voyageurs, Albéric d’Hardivilliers, l’écrivain, et Matthieu Raffard, le photographe. Un jour, ils décident de prendre la route. Dans tous les sens du terme, et même de la géographie. Ils partent et, comme tous les voyageurs dignes de ce nom, se mettent en état de vacance, disponibles, à l’écoute des gens, des paysages, des histoires et des choses. Du coup, Nevers ou Montélimar deviennent aussi prometteurs et intéressants que Pékin ou Istanbul. Question de point de vue. Restait à voir sur place.
Pour rester dans la métaphore photo, sur place et selon l’angle de vue, les panneaux publicitaires à la sortie d’Orange ressemblent étrangement à ceux que l’on trouverait sans doute aux abords d’une ville du Kansas ou d’ailleurs. C’est encore plus évident quand on voit certaines photographies de ce livre, qui ne sont pas sans rappeler certains tableaux de Hopper, qui n’est pourtant jamais venu à Magny-Cours ni à Varenne-sur-Allier. Des intérieurs désolés, des flippers qui attendent dans un coin, des pompes à essence, des voitures à l’arrêt. Seule différence : une Mercedes à la place d’une Cadillac. Toutes les photos de ce livre racontent des histoires, aussi bien qu’un portrait ou qu’un paysage. Le hasard ou la composition rend certaines photos absolument superbes. Les sites s’y prêtent. Et l’œil du photographe fait le reste.
Les textes, de courts chapitres sur la page de gauche, comme le veut cette collection, sont le plus souvent consacrés aux rencontres, aux gens. Car au fil des kilomètres se produisent les rencontres les plus improbables, donc les plus belles, avec des gens ordinaires mais indispensables qui se confient volontiers et dont l’auteur fait le portrait. Des gens avec des tas d’histoires ou, au contraire, pas assez d’histoires. Des gens comme vous et moi. En tout cas comme moi, qui connais bien ce centre de la France que je fréquente encore, en prenant ce qui reste de la nationale 7 et en traversant les mêmes villes et villages, mais sans avoir le regard, la présence d’esprit, le talent, d’en faire un livre. Heureusement que d’autres s’en chargent. »


Geoffroy Morhain, Bourgogne Magazine hors-série, juin 2009 :
« Albéric est auteur, Matthieu photographe. Un jour, ils décident de partir ensemble “faire la 7”, de rencontre en rencontre, de Paris à Menton. Il en ressort un ouvrage poétique et décalé, à mi-chemin entre le carnet de voyage, le reportage et l’art, avec les photos noir et blanc de l’un, et les textes courts et sensibles de l’autre. »

Frédérique Babin, Le Monde 2 n° 236 du 23 août 2008 :
« Albéric d’Hardivilliers et Matthieu Raffard ont pris la route des vacances des années 1960, la fameuse Nationale 7 détrônée depuis par les autoroutes du Sud. Dans leur livre, de Paris à Menton, sur quasi mille bornes, se succèdent zones industrielles, restos routiers, enseignes ou vitrines de villages qui alternent avec des portraits de personnages restés là ou de revenants nostalgiques. Le tandem, dans la tradition du road-movie, s’émeut en noir et blanc le long de la route qui, comme le chantait Charles Trénet, “traverse la Bourgogne et la Provence, qui fait d’Paris un p’tit faubourg d’Valence, et la banlieue d’Saint-Paul-de-Vence”. »

Fanny Menceur, www.technikart.com de juillet 2008 :
« Même si les affres de la nostalgie et du passéisme sont soigneusement évitées, le portrait de l’époque semble bien là. Mais pas là où on l’attend. Le livre, émaillé de multiples commentaires, montre que, quelque part, rien n’a changé et que c’est grâce au souvenir que l’on peut faire ressurgir ce qui n’est plus et recréer en esprit une route disparue. Le “pèlerinage humaniste” ressuscite ici des scènes du passé dont il ne reste que quelques empreintes, à savoir la pesanteur de l’existence et ses rares moments de grâce. En restituant la mémoire vive, celle d’un portrait de pizzaïolo, d’un barman, d’un parking routier, d’une zone industrielle, la façade d’un salon de coiffure ou d’un dépôt-vente, dont le croisement de la lumière, des volumes et des lignes joue un rôle clé, les deux auteurs parviennent à insuffler de la vie là où ne règnent que le silence et l’oubli.
Ce qui explique qu’en parcourant les photos du livre, on éprouve le sentiment d’un voyage où le temps serait “suspendu” avec, en filigrane, une vision de l’intérieur, intime et franche. Si la beauté et la force des portraits, le relief des scènes et de la vie quotidienne témoignent de notre époque, ils transcendent malgré tout l’histoire de la Nationale 7. C’est pourquoi, au-delà de son caractère documentaire, la démarche incite surtout à la rencontre pour que nous-même nous traversions un peu ce fantasme pour l’ailleurs que représente la route. »


Lionel Bedin, www.ecrivains-voyageurs.net :
« Sur place et selon l’angle de vue, les panneaux publicitaires à la sortie d’Orange ressemblent étrangement à ceux que l’on trouvera sans doute près d’une ville du Kansas ou d’ailleurs. Ce n’est que plus évident quand on voit certaines photographies de ce livre, qui ne sont pas sans rappeler quelques tableaux de Hopper, qui n’est pourtant jamais venu à Magny-Cours ni à Varennes-sur-Allier. Des intérieurs désolés, des flippers qui attendent dans un coin, des pompes à essence, des voitures à l’arrêt. Seule différence : une Mercedes à la place d’une Cadillac. Toutes les photos de ce livre racontent des histoires, aussi bien par un portrait que dans un paysage. Le hasard ou la composition rendent certaines photos absolument superbes. Les sites s’y prêtent. Et l’œil du photographe fait tout le reste. »

Autres livres & DVD

9782361570088 8,00€ Disponible
Une œuvre de David Gille

Âme de la chanson (L’)

Petite esthétique des refrains populaires
9782361570132 8,00€ Disponible
Une œuvre de Julie Boch

Sortilèges de l’opéra (Les)

Petit aparté sur l’art lyrique
9782916271057 12,00€ Dernier article disponible
Une œuvre de Jean Jaccon

À bicyclette, une vie d’homme (1893-1985)

Suggestion de voyages de Tamera

France Du 05/06/2022 au 25/06/2022

Grand tour du Vercors accompagné par Barbara Delière

tam02030_test-1 A partir de 21 jours A partir de 2 950 €

Un Vercors secret que peu connaissent

Découvrez ce voyage
France Nous contacter

Grand tour de la Vanoise accompagné par Laurent Boiveau

tam02020-2 A partir de 18 jours A partir de 2 950 €

Un grand trekking au coeur des Alpes

Découvrez ce voyage
France Du 23/10/2022 au 25/10/2022

Stage d'alpinisme encadré par Bernard Muller

1378_0001_david-ducoin A partir de 3 jours A partir de 850 €

Devenir alpiniste avec un des plus grands guides. Un stage d'initation et de perfectionnement.

Découvrez ce voyage
France Du 17/10/2021 au 21/10/2021

Stage d'alpinisme et ascension encadrés par Bernard Muller

_0018_eric-bonnem A partir de 5 jours A partir de 1 590 €

Réaliser une belle ascension avec un guide hors norme, pour les alpinistes débutants ou confirmés.

Découvrez ce voyage