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Une œuvre de Lodewijk Allaert Editions Transboréal

Rivages de l’Est

En kayak du Danube au Bosphore
9782361570385
Prix 20,90 € Disponible EAN : 9782361570385
ISBN : 978-2-36157-038-5
ISSN : 1633-9916

Après deux années de séjour en Hongrie et de nombreux voyages en Transylvanie, dans les Carpates et les Balkans, Lodewijk Allaert et sa compagne Kristel s’élancent en kayak sur le Danube. Depuis Budapest, ils pagaient jusqu’à son delta avant d’affronter les rigueurs de la mer Noire en direction d’Istanbul, qu’ils atteignent après cent dix jours et 2 500 kilomètres d’efforts. Au fil de l’eau, au sein d’une nature luxuriante comme à travers des paysages perturbés par la modernité, l’auteur s’imprègne de rencontres insolites et s’immerge dans l’absurde et joyeux tumulte postsoviétique dépeint par les cinéastes Gatlif et Kusturica. Ni l’âpre expérience du dénuement ni les tempêtes ne viennent affaiblir sa détermination et son émerveillement face à la singularité de cette étrange Europe en marge de l’Europe.

Prologue


Première partie – LE DANUBE

1. Budapest – Mohács
2. Mohács – Belgrade
3. Belgrade
4. Belgrade – Oltenitsa
5. Oltenitsa – Tulcea
6. Delta


Seconde partie – LA MER NOIRE

7. Côte roumaine
8. Côte bulgare
9. Côte turque


Épilogue


Bibliographie commentée

Belgrade – Oltenitsa//Le Danube laisse derrière lui la Transylvanie et serpente à travers les pentes abruptes des Carpates. De hauts sommets escarpés décrochent mon regard de l’étrave qui tapote sur le clapot. Au gré du lacis, les gorges dévoilent un décor inattendu et troublant de beauté. Envoûtés par l’intensité des lieux, nous perdons toute notion du temps et avançons sans y prêter attention. Le jour se ferme, le rythme hypnotique de la pagaie se mêle au frémissement de l’eau et au chant des cigales. L’ombre des montagnes se détache dans l’immensité étoilée. La lune rousse s’écorche sur la cime de l’une d’entre elles et son reflet tapisse le fleuve, incrustant un scintillement doré sur les infinies frisures qu’esquisse la brise nocturne. Je me livre tout entier à la contemplation et m’emplis de l’impermanence du temps qui s’écoule. Suis-je encore là ? J’ai la sensation de disparaître, transporté dans une dimension nouvelle. Ni dans l’eau, ni dans l’air, je flotte dans un entre-deux en mouvement, suspendu à l’instant qui passe. La nuit s’ouvre pleine de promesses et me laisse croire en de prochaines merveilles, je souris. Bonne nuit le monde !//p. 66-67

Prologue//Dans l’Est, il n’y a pas de cocotiers, de mer turquoise ou de forêt tropicale pour faire de belles photos souvenirs. L’expérience de l’exotisme est avant tout humaine, et c’est vers ces îlots d’humanité qu’il me fallait chercher ce qui m’était étranger. Plus je le comprenais, plus je sillonnais la Hongrie et les nombreux pays qui embrassent le carrefour magyar. Je saisissais la moindre occasion pour sauter dans un train poussif qui m’emmenait au hasard des dédales de rails et d’aiguillages vers l’inattendu. Je partais d’abord seul, mais plus savoureux encore étaient les voyages partagés avec Kristel, qui s’émerveillait comme moi de cette autre Europe que nous découvrions ensemble. Nous nous soûlions en Bohême, arpentions les Carpates enneigées et dansions jusqu’au matin sous les étoiles des Balkans. Les paysages étaient fabuleux et les rencontres plus belles encore. Comment oublier Emir et sa joie de vivre, qui pansait tant bien que mal les blessures encore vives de Sarajevo ? Comment ne pas revoir Aleksandar gravir à nos côtés les monts Zlatibor dans les Alpes dinariques ? Et Daniel, qui offrit son amitié sans attendre la nôtre ! Et Elena, et Dimitri, qui ouvrirent leur porte aux vagabonds crasseux que nous étions ! Et les autres ! Comment les oublier ? Nous ne pouvions partir comme ça. Calquer la fin du séjour sur la fin du contrat. Prendre un avion et regarder en bas en se disant que c’était bien. Nous sommes liés à la terre que nous foulons et à ceux qui nous ont tendu la main : lorsqu’on part longtemps, il faut savoir prendre le temps de se dire au revoir.

Pourquoi fallait-il soudain défaire les liens que nous avions tissés ? Pourquoi au contraire ne pas les resserrer, laisser du temps au voyage et partir à nouveau, plus en profondeur ? Parcourir l’Europe du Sud-Est, entièrement. Partir de Budapest jusqu’à l’extrémité du continent. Aller jusqu’à Istanbul ? L’idée avait mûri secrètement avant de m’apparaître un jour, soudaine et éclatante : le Danube ! Point commun entre toutes ces régions, il jalonnait mes incursions. Il surgissait toujours quelque part, au détour d’une colline, à l’orée d’un village. C’est à Budapest qu’il était le plus présent. Chaque fois que je traversais l’un des ponts qui relient Buda et Pest, je ne pouvais m’empêcher de passer la tête au-dessus de la rambarde pour contempler la puissance hypnotique du fleuve qui convulsait sous mes pieds. Il n’existe pas à mes yeux plus belle invitation au voyage. La masse d’eau qui dévale célèbre le mouvement mieux que l’horizon ou le vent. Et ici, sur une terre magnétique et silencieuse, l’appel de l’ailleurs se fait plus implacable encore. Suivre le cours du Danube devenait une évidence, une injonction. Pour repartir, il me fallait emprunter cette veine battante qui fend la paresse du sol et coule vers l’Orient. Nous pourrions le descendre jusqu’à son embouchure puis longer les côtes de la mer Noire en direction du Bosphore. Le kayak, en célébrant le silence et la lenteur, serait un mode de déplacement idéal pour convoquer notre attention au monde. Il n’existe rien de plus discret. Il ne laisse aucune trace, même pas une empreinte. Le léger remous qu’il provoque s’estompe aussitôt après son passage. Un kayak ne fait aucun bruit, il progresse avec douceur. Il laisse de l’espace à l’autre pour trouver sa place. Un kayakiste qui vient à votre rencontre est déjà un ami. Et ce n’est qu’en ami que s’accepte le voyageur. En kayak, de Budapest à Istanbul ! C’est ainsi que résonnait désormais l’aventure. Un projet audacieux qui avait nourri nos pensées et nos conversations. Le temps l’avait fait grandir, et le départ était devenu une réalité de plus en plus imminente. Nous avions une dernière fois rendez-vous avec la capitale hongroise, berceau de nos fantasmes d’échappée.//p. 12-13

Oltenitsa – Tulcea//Le fleuve roule ses eaux et nous entraîne dans sa course lascive. Lorsque tout est calme, nous découvrons un phénomène surprenant : les sons se réfléchissent et se propagent à sa surface. Nous pouvons entendre une conversation sur l’autre rive, à parfois plus d’un kilomètre. La géographie s’accorde à mes territoires intérieurs et l’harmonie entre la pensée et le lieu me fait vibrer au son de l’eurythmie du monde. Les espaces de silence et de solitude alternent avec les rencontres insolites. Au beau milieu des eaux, nous croisons un soudeur sur une carcasse de péniche qui nous lance un “Vive la France ! Platini ! Napoléon !” Au loin, un bâtiment doré projette une lumière aveuglante. Je pense au dôme d’une basilique, mais il s’agit d’un hôtel de luxe cinq étoiles, planté là, au milieu de la campagne, comme pour défier toute logique. À Vidin, nous dépassons un bateau de croisière allemand, dont les hublots à fleur d’eau laissent errer nos regards indiscrets dans les cabines luxueuses des passagers : un homme en peignoir blanc, allongé sur un lit blanc, regarde sa télévision dans une chambre blanche exiguë. Plus loin, des pêcheurs nous encouragent depuis leurs roulottes sur pilotis, nous applaudissent comme les spectateurs d’une course cycliste, et nous ralentissons, juste pour le plaisir. À midi, nous nous arrêtons sous la frondaison d’un grand arbre et j’ai la sensation que la vie n’a besoin de rien d’autre : un chêne pour faire de l’ombre, des feuilles pour y mettre du vent et le bruit de l’eau pour bercer nos songes. Plénitude absolue. J’ai tout oublié des horaires, du bruit, des projets, des pressions. Je ne connais plus que le présent qui s’écoule à la vitesse d’un rêve. Des chevaux sauvages s’attardent sur la grève. Un étalon blanc s’arrête, nous hume, dans la brume on dirait qu’il flotte. Puis il disparaît, laissant les empreintes de ses sabots sur le sable vierge. Un couple de cygnes vit son idylle sur le vernis marbré d’une lagune. À l’aube, la forêt résonne, les oiseaux célèbrent le jour dans l’air frais et l’ivresse du matin. Tout semble possible quand la vie abonde. Est-ce le sentiment de ce capitaine insolite dont la barge s’est échouée sur la rive ? Les flots sont montés et son bateau n’est jamais reparti, depuis bien longtemps, semble-t-il. Il est amarré sur un quai d’herbes folles et sa coque est prisonnière de la terre. Un filet de pêche délimite un potager, des poules picorent sur le pont, du linge flotte au vent au-dessus d’une charrette. Les arbres et les fruits ont poussé, et le capitaine s’est sédentarisé. Au gré de la montée des eaux, il est devenu fermier, a changé de vie sur la crue d’un fleuve. Sublime fatalité !//p. 95-96

Côte bulgare//Nous ne sommes pas encore à hauteur de la pointe lorsque de puissantes bourrasques manquent de nous faire chavirer. Je suis maintenant assez loin pour voir de l’autre côté. Le verdict me glace. Au sud du cap, c’est la tempête ! La mer en furie bouillonne. Nous faisons immédiatement demi-tour, mais il nous faut d’abord affronter les vents et les courants violents qui convergent sur une mer chaotique. Les rafales qui s’enroulent autour de la péninsule nous empêchent de manœuvrer et nous nous retrouvons engagés dans un corps-à-corps inégal face aux éléments. Nous redoublons d’efforts dans le vent fou qui emporte tout, jusqu’à l’eau qui s’envole et nous gifle le visage. Il nous déporte vers la zone critique où la mer se déchaîne, où plus rien ne tient. Dans la panique, je sens mes forces m’abandonner. Mon corps semble vouloir s’en remettre à l’issue tragique qui se profile. Puis une décharge me traverse, un éclair d’acuité. L’énergie du désespoir, l’instinct de conservation ? Je couche mon buste sur le pont avant du kayak et continue de pagayer. Rien à faire, impossible d’avancer ! Je ne recule pas tout au plus. Je suis à bout de souffle, à bout de forces. Kristel se trouve à quelques mètres. J’éprouve une grande peur. Curieusement, beaucoup plus pour elle que pour moi. Puis je pense à mes proches, à ma famille, et je ressens viscéralement le lien qui nous unit. La panique s’en est allée ; intérieurement, profondément, je suis presque serein. J’ai l’impression de me débarrasser de quelque chose que d’autres devront porter. D’un fardeau. L’idée de la mort peut-être ? Ces quelques secondes sont d’une intensité inouïe. La caresse du soleil et du vent sur ma peau, l’odeur saline, la lumière, les couleurs, les contrastes. J’ai la sensation de découvrir tout ça pour la première fois, ou de le vivre autrement, de l’intérieur, comme si chaque atome de mon corps s’était dispersé au monde. Comme si je ne faisais plus qu’un avec le tout qui m’entoure. Tout se déroule extrêmement lentement, une autre vitesse est en marche et je me vois au ralenti plonger les pales de ma pagaie. Derrière, les vagues s’écrasent contre les rochers et des gerbes d’eau jaillissent pour retomber comme des averses tout autour de moi. Je jette un regard au-dessus de mon épaule. Je m’arrête, me retourne encore une fois pour m’assurer que je ne rêve pas. Je vois un homme enveloppé d’un linge blanc, les cheveux longs noirs, le teint diaphane. Il m’observe fixement, debout et immobile au pied de la falaise. Je me demande ce qui peut le pousser à venir se baigner dans de telles conditions. Les rafales cessent soudain. Je pagaie et avance ! Juste assez pour m’éloigner du chaudron. Le vent se remet à souffler tout aussi fort. Nous ne pouvons plus manœuvrer. Impossible d’aller plus loin ! Les kayaks sont drossés vers la côte. Kristel évite de justesse un rocher. Puis, à mon tour, je me trouve en mauvaise posture. Je me dirige vers les cailloux sans pouvoir réagir. La collision est imminente. C’est une question de seconde. Je me prépare à sauter, puis à nouveau, un sursaut, le sang bouillonne, l’esprit est à vif. Je relève mon gouvernail sans trop savoir pourquoi, convoque toute mon énergie à dénager et m’en sors in extremis. Là, une dalle ! J’observe un instant les séquences de houle qui font monter le niveau de l’eau jusqu’à l’étroite plateforme surélevée. Nous pouvons peut-être accoster, mais pas d’erreur possible.//p. 169-171

Alexis Loireau, Carnets d’aventures n° 31, mars-mai 2013 :
« Avec Rivages de l’Est, Lodewijk Allaert s’inscrit brillamment dans la lignée des grands écrivains-voyageurs qui ont fait de leurs périples un prétexte à l’écriture, et de leur écriture une interrogation perpétuelle sur la vie.
La trame est simple, comme toujours ou presque quand il s’agit d’un voyage de quelques mois : la descente du Danube, de Budapest jusqu’à son delta, puis le parcours jusqu’à Istanbul au long des côtes de la mer Noire, soit 2 500 km effectués en kayak avec sa compagne.
Vous lirez peu de détails matériels, souvent répétitifs. Les exploits physiques, même face aux brutales tempêtes de la mer Noire, ne sont évoqués que pour en tirer la quintessence : les émotions qui nous font vibrer à l’unisson avec l’auteur, les images qui restent gravées dans notre mémoire, comme la subite apparition fantomatique entre deux immenses vagues de la mer Noire qui faillirent engloutir l’auteur.
Le plus important est ailleurs : ce sont les rencontres qui, au milieu de l’agitation postsoviétique qui règne sur la région, font de ce récit une galerie bigarrée de personnages souvent truculents, parfois porteurs de sens : pourquoi, par exemple, les Tsiganes “s’obstinent à rester dans les marges” ? En s’efforçant de trouver des débuts de réponse à cette énigme, il semblerait que l’auteur essaie de comprendre l’origine de son propre désir d’échapper en partie à la société dont il est issu.
L’essentiel de ce livre magnifique est là : dans la passion de la liberté qui nous saisit en le lisant, dans les multiples et fécondes interrogations existentielles qui donnent un relief crucial au voyage, dans ces phrases finement ciselées qu’on prend plaisir à lire dix fois d’affilée. Dans l’écriture elle-même, cette merveilleuse manière de placer le voyage au centre de la vie sans devenir un vagabond solitaire, de trouver par la réflexion certaines réponses aux mystères du monde. Et surtout d’esquisser de nouvelles questions. Pour repartir bientôt, évidemment ! »


Guy Lecointre, lecteur, le 11 février 2013 :
« Je viens de terminer Rivages de l’Est, En kayak du Danube au Bosphore. Un livre magnifique ! Un regard kayakiste, ethnologique, historique et personnel d’une grande richesse. On va à la rencontre d’une Europe profonde et attachante, parfois un peu effrayante. Souvent l’exploit, l’introspection, la recherche mystique, la fuite du réel habitent les livres écrits par des kayakistes. Ici, les rencontres, l’émerveillement, la lucidité, la très très belle écriture nous emmènent avec bonheur dans un beau voyage plein d’humanité. J’ai adoré. »

Marc Hoorenbant, www.fleuves-et-canaux.net, décembre 2012 :
« Le beau Danube est-il aussi si bleu que dans la valse ? À cette question, une seule réponse : aller voir de ses propres yeux… Chose faite aussitôt ou presque, le temps de préparer le voyage et le matériel et de mettre les kayaks à l’eau pour un périple de plus de 2 500 kilomètres raconté en 240 pages et des annexes.
Un récit riche de rencontres et de constats sur l’évolution de notre société, celle de l’Est en cours de profondes mutations à la tombée des murs, celle des débuts de l’Orient et de ses révolutions tourmentées, celle d’un fleuve frontière, barrière d’eau et de langue, de coutumes et de diversité populaire.
Rivages de l’Est est en quelque sorte un voyage initiatique à la force des rames et une profonde réflexion sur notre devenir, un voyage initié par Lodewijk Allaert et sa compagne Kristel, un voyage qui va passionner les amoureux de grands espaces et d’aventure. »

Jacky Flenoir, Librairie Calligrammes/La Rochelle, le 28 novembre 2012 :
« Déjà très convaincant avec son premier texte, L’Instinct de la glisse (Transboréal, 2011), Lodewijk Allaert revient avec ce récit d’aventure au cœur des Balkans. Au-delà du simple récit de voyage, l’auteur développe une philosophie du déplacement, un regard sur les choses, humaniste et clairvoyant. Claudio Magris et Andrzej Stasiuk sont les deux grands écrivains qu’il convoque. Pour ma part, en lisant Les Rivages de l’Est, j’ai très souvent pensé à Nicolas Bouvier. »

François Reynaert, Le Nouvel Observateur n° 2505, le 8 novembre 2012 :
« Au départ, c’est un projet délirant. Alors qu’ils finissent tous deux leurs études en Hongrie, Lodewijk Allaert et Kristel, son amie, décident de relier Budapest et Istanbul en kayak. Le Danube jusqu’à son embouchure, puis la côte de la mer Noire, puis le Bosphore. Deux mille cinq cents kilomètres à la force des bras, avec, pour seul viatique, une tente de bivouac, un sac de riz, et l’eau mal filtrée qu’on arrive à tirer des puits, dans les villages où l’on s’arrête. Cinq ans après l’arrivée, la folie se montre payante, l’aventurier a accouché d’un livre magnifique, sensible et profond. On dira que l’auteur, pour nourrir son récit, n’a pas manqué de matière : le voyage hors du commun qu’il a effectué était riche en péripéties. Les ennemis abondent, dans cette aventure, les moustiques qui harassent, les écluses énormes qui écrasent, les cargos rouillés qui ne vous voient pas, les douaniers corrompus qui en veulent à vos trois sous, le satyre du bord de l’eau qui en veut à votre jolie compagne. Les amis aussi : ce clochard poète avec qui l’on passe la nuit à boire, ces paysans roumains qui offrent tout ce qu’ils ont, un sourire, du poulet grillé et des rasades de rakia, ces pêcheurs bulgares qui laissent tomber les filets quand ils comprennent que les étrangers, blessés, ont besoin d’eux. Au fil de l’eau, on redécouvre l’Europe balkanique, si proche, si lointaine. Au fil des pages, le lecteur bluffé assiste aussi à la naissance d’un écrivain. Le mouvement répétitif des pagaies sur l’eau épuise le corps, il élève l’âme et pousse à la méditation, à la philosophie. Allaert a 30 ans à peine, sa plume est superbe, sa culture impressionnante. Il ne cache jamais son admiration pour les princes de la littérature de voyage, ou les penseurs de l’Europe danubienne, les Claudio Magris, les Elias Canetti. Son talent le place déjà dans leur sillage. »

Vincent, www.fnac.com, le 19 octobre 2012 :
« Cet ouvrage n’est pas seulement un récit de voyage en kayak engagé, à deux, sur le Danube et la mer Noire. Ça se lit comme un roman, avec son lot de péripéties, de rencontres insolites, d’aventures et de suspens. C’est aussi un regard sensible, extrêmement humain et parfois sévère sur “le désordre balkanique” dont le charme est distillé tout au long de la lecture. C’est enfin un style magnifique et des réflexions profondes sur le voyage, l’altérité, la relation au monde. »

Muriel, www.amazon.fr, le 5 octobre 2012 :
« On ne sort pas indemne du livre de Lodewijk Allaert. On s’embarque tout émoustillés sur un élégant esquif croyant descendre le Danube bleu façon Rhin romantique ponctué de jolis villages où des bergers tout droits sortis d’un film de Kusturica nous inviteront à partager fromage et palinka. Rideau. On n’y est pas du tout, ce river-movie est prétexte à tout revoir. Du voyage, des gens, des lieux traversés. La langue est superbe. Allaert est un écrivain de la trempe des Stasiuk, des Bouvier, Rumiz et autres. Voyager autrement. C’est le moins qu’on puisse dire de ce petit joyau de littérature qui prouve s’il le fallait encore que le voyage se raconte comme au temps de Montaigne. Les risques en sus. »

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