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Une œuvre de Marc Alaux Editions Transboréal

Sous les yourtes de Mongolie

Avec les Fils de la steppe
9782361571160
Prix 20,90 € Disponible EAN : 9782361571160
ISBN : 978-2-36157-116-0
ISSN : 1633-9916

Marc Alaux a parcouru plus de 6 000 kilomètres à pied au pays du Ciel bleu. De la frontière chinoise aux marches sibériennes, il a traversé les prairies centrales et orientales, mais aussi l’interminable désert de Gobi et les confins montagneux et boisés. Désireux de partager le mode de vie des « Fils de la steppe », il s’est initié à la langue mongole, a lié des amitiés, vécu sous la yourte des éleveurs nomades, pris part aux tâches pastorales, aux fêtes et aux migrations saisonnières. Il a aussi séjourné à Oulan-Bator, la capitale, et dans les villages isolés, afin de saisir toutes les nuances d’une société passée en moins d’un siècle du féodalisme au système communiste puis capitaliste. Il livre sur sa quête de l’âme mongole un récit d’aventure qui est aussi un essai d’ethnologie.

I. Oulan-Bator – Sans faucille ni marteau
1. Strates urbaines
2. La Méduse
3. Dans la grande enceinte

II. Gobi et steppes orientales – La Terre des herbes
4. Sous le joug des tempêtes
5. À pied au pays du cheval
6. À l’aune du cavalier nomade

III. Khangai et Khan Khöökhi – Le pays aux cent rivières
7. Le doux chant des heures d’été
8. Avec les maîtres de la prairie
9. Une heureuse liberté

IV. Altai et Sayan – Les confins montagneux
10. Sur le rempart de la forteresse tartare
11. Chez les fils de l’exode
12. Le spectre de l’avenir

Le spectre de l’avenir//Je m’abandonnai à l’haleine chaude du poêle. Ses tentacules me libérèrent de la tension musculaire qui avait fait de mon corps un bouclier. La perspective obsédante d’une nuit dehors et l’anxiété du vagabond sous la pluie s’estompèrent. Je n’étais pas à même d’apprécier d’emblée l’aménité de mes hôtes – j’ignore si c’est la fatigue ou une émotion plus profonde qui me fit trembler quand on m’offrit un bol de thé. Toutefois, je compris que des inconnus sacrifiaient leur confort déjà mince pour mon intérêt, et je mesurai la valeur qu’ils donnaient à ma vie. Ces gens – éleveurs et passants retenus par la pluie – nous laissaient poliment nous remettre. La femme vaquait à ses occupations, le chef de famille craminait une peau de marmotte. Nulle impatience n’altérait le sourire de nos hôtes qui venaient de nous soustraire aux caprices de la steppe. Je levai les yeux vers le toono. Mon geste dérouta mes hôtes mais je pus ainsi ravir un peu de la quiétude du campement. Tous les regards suivirent le mien en respectant mon silence. Je profitai des chants de la yourte : le souffle de l’argal au cœur de l’âtre, le bruit de paille de la pluie sur le toit, le grincement de la charpente, le vent pris dans la cheminée.//p. 332

Dans la grande enceinte//J’avais coulé d’extraordinaires semaines à Oulan-Bator. Je m’étais satisfait de ne pas la traverser en partance pour la steppe. J’y avais trouvé à faire. J’y avais simplement habité, découvrant le repos de l’esprit entre des murs étrangers, le plaisir du lever au sein d’une ville dépouillée de secrets quoique lointaine. La routine s’était faite exquise. J’avais savouré ma présence, goûté l’air de la ville et des hauteurs voisines, fredonné les chansons à succès de Baterdene et de Sarantuya en arpentant les rues, suivi le rythme du rap musclé de Tatar et guetté les concerts de Javkhlan. Je m’étais approprié leur langue par bribes. De ce moment, du remous sentimental qui l’accompagna, je garde un souvenir tel qu’il m’est impossible de mesurer la portée de mes retours en Mongolie et le repos que j’y gagne, même loin de celle que j’aime, même si à chaque voyage, un de mes proches disparaît, comme par malédiction.
Je prenais le temps de donner par écrit une place aux émotions. Durant quelques semaines, je vécus en témoin de ma propre vie. Il subsiste de ces jours, hormis des feuillets noircis de phrases pittoresques, des souvenirs miraculeux qui donnent de l’éclat à mon existence, si servile autrement. La vie n’a d’intérêt que d’être vécue sans ambition, or j’étais parvenu à me dissoudre dans l’observation du lieu, à faire corps avec le milieu et les gens au cours d’un abandon passionnel de l’âme. Du reste, arpenter la steppe n’était plus une chose insurmontable pour mon corps tant il s’y était habitué. Les dernières semaines, je n’avais pas survécu dans le désert en suçotant du fromage séché. Je n’avais pas eu besoin de poursuivre mes chevaux en fuite. Encore moins m’avait-il fallu chercher ma pitance ou fuir la grêle. Le péril n’avait pas été mon pain quotidien. J’avais mené une vie simple et profité de nuits douces. Et de surcroît, dans la chaleur des cantines populaires, j’avais mangé à ma faim. J’étais allé chercher derrière le ciment des murs les rires, les parfums et les regards du peuple que j’aimais. Je vivais assez puissamment les jours d’hiver, qui renforcent l’isolement et le silence, pour ne rien regretter. Je ne voyageais guère. Le couteau rouillait dans son fourreau, les rangers restaient au placard. Je ne fuyais plus comme un bandit sans feu ni lieu. J’avais adopté une sorte de statisme, mais qui n’était qu’apparent, qui frappait le corps seul, autrement dit peu de chose. Tant de pensées vagabondes et d’idéaux d’un jour rebelles à l’immobilisme foisonnaient en moi que j’explorais la sédentarité comme une région inconnue. Le matin, après m’être dit “une fois encore”, j’entremêlais comme la veille mon destin à celui des rues.//p. 56-57

Sous le joug des tempêtes//Qui sonde les entrailles du Gobi ne peut en admirer niaisement les paysages ! Il se sent encerclé, dépouillé, décharné par eux, happé par leur hostile physionomie, décontenancé par l’absence d’hommes, concassé par le gigantisme de l’intervalle qui le sépare du firmament. Où qu’il lève les yeux, les empreintes s’effacent et les corps s’évanouissent sous la brûlure du soleil, le vent des steppes, le bec des vautours. Même l’herbe ne résiste pas. Elle se consume l’été, givre en hiver, roussit au printemps. Le gel effrite les roches et le sable se disperse. La mort paraît omniprésente. Je me demandais qui, hormis les défunts, pouvait se reposer dans le Gobi. Cela dit, quand le vent se taisait, j’éprouvais dans le soudain mutisme du désert une douce sérénité. Un mélange d’excitation et d’effroi laissait alors mon cœur battre librement. Toutefois ces rares instants finissaient vite avec le retour des bourrasques.
Le Gobi meurtrit les chairs et l’esprit, pour l’éternité. S’il fallait lui attribuer des traits humains, je dirais qu’il est avare en tout sauf en périls. C’est un piège duquel personne ne ressort indemne. On y subit l’épreuve de la forge, coincé entre l’enclume tellurique et le marteau céleste. Y voyager à pied, sans assistance, sans liaison avec l’extérieur, provoque l’éclosion fatale d’une sensation d’angoisse. D’ailleurs, sans l’espoir de rencontrer des nomades, j’aurais fui la poigne du Gobi et ses paysages déplaisants.
Plus qu’un abri contre les intempéries, la tente a la magie de donner au lieu choisi un air civilisé. L’endroit réservé à la cuisine, aux chaussures, au couchage… C’est un monde modeste mais familier que le voyageur recrée pour oublier l’isolement. Hélas ! notre tente, censée résister à tout, servit peu. À l’aube du cinquième jour, la tempête qui avait fait rage toute la nuit déchira la toile et plia les arceaux. Au cours des six mois suivants, les bivouacs se réduisirent aux duvets retranchés derrière les sacs à dos, sans rien d’autre. Il est malaisé de décrire ces camps d’un soir tant leur dépouillement s’adaptait à l’austérité des plaines du Dornod et tant leur immatérialité les fondait dans la prairie. Aucun repli de terrain n’offrant d’abri digne de ce nom, nous obéissions à la règle qui veut que la fatigue décide de l’emplacement du bivouac. Nous dormions là où l’épuisement nous accablait.
Nous errions de plaines en bassins rocailleux et de collines en ravins. Nous errions mais au désert même l’errance a un but géographique, rendu impératif par l’hostilité du milieu. C’est un village, un puits, une combe abritée, puis un autre village, un autre puits, un autre bivouac et ainsi de suite. Comment se fait-il alors que le mot “destination” se vide de toute signification ? Comment ai-je fini par divaguer – car mon esprit ne fut bientôt plus celui, téméraire, du marcheur, mais celui, fataliste et sans volonté, du vagabond ? L’erreur vient-elle de ce que je perdis le décompte du temps ou que l’effort déployé a couvert les dix premiers jours de marche d’une pénombre telle que je n’en garde aucun souvenir exact ? Seul mon journalier témoigne de ce que j’ai enduré.
Du haut des collines, nous en voyions d’autres moutonner sous un ciel terne. Ce n’était pas des piémonts montagneux mais une forêt sans orée. Une forêt de bosses aux pentes si douces qu’elles ne connaissaient de vraie fin que lorsque s’élevaient les suivantes. La steppe à l’état brut paraît immatérielle. Il y a de quoi se croire en mer à fendre ainsi un espace sans rivage ni écueil ni confins, à naviguer sur une onde sans fond. Puisque rien n’y change jamais, que le temps y importe peu, le voyageur en oublie son existence. Atteindre un puits le rassure mais qu’y a-t-il de nouveau ? L’effort à fournir est aussi grand avant qu’après le puits ! Pas de réconfort en ces lieux où la vie est sacrifice.
Les raisons d’affronter le printemps mongol en traversant les steppes à pied sont maigres. La grêle, l’averse, la neige menacent du pire le jour et la nuit. Sur l’instant, cheminer ne procure d’autre plaisir que la fierté mâle de se croire courageux. Entre souffrance et privation, la contemplation a peu de place. Pour immense qu’il soit, l’effort ne sert qu’à franchir des platières désertiques auxquelles succèdent d’autres platières, semblables sur 100 kilomètres au tarmac d’un aérodrome. Je sais que le rictus que j’arborais crânement devant l’appareil photo de Laurent cachait à la fois ma peur et mon épuisement.//p. 69-71

Le doux chant des heures d’été//Déjà des frôlements et tintements discrets provenaient de la yourte. Je n’avais pas besoin d’y être pour savoir les gestes qui s’y répétaient. La mère de famille se levait. Sa prime attention allait au poêle. Avec de l’argal et du bois, elle y démarrait le feu pour chasser l’humidité de la tente, y déposait le wok en fer-blanc. Aux premières flammes, elle jetait sa deel comme un balandran sur ses épaules puis s’en allait au ruisseau puiser l’eau pour le thé. Le faisant infuser, elle nettoyait les couverts utilisés la veille, récurait un seau en bois cerclé de fer, pliait un vêtement, rinçait un torchon, briquait la théière avec une application maniaque, ajustait la couverture sur ses enfants endormis et sortait à nouveau, afin d’effectuer les méthémérines libations aux esprits de la steppe mais aussi de retourner les lamelles de fromage qui séchaient par plateaux entiers sur le toit de la yourte, de surveiller le troupeau ou de rentrer le linge étendu sur les parois de la tente. De retour, elle brûlait sur l’autel un peu de poudre de genévrier, l’herbe des chamans, puis s’accordait une minute pour boutonner sa deel effilochée, nouer l’écharpe en coton délavé qui lui servait de ceinture, se peigner en mouillant ses cheveux. Plus tard, la voilà qui sortait derechef. Cette fois, elle s’attelait à la traite, tâche de longue haleine qui en entraînait d’autres : faire bouillir, écumer, écrémer, baratter, laisser épaissir et reposer pour séparer le petit-lait, fabriquer le fromage… La femme bougeait avec grâce dans l’atmosphère parfumée de la tente. Ses gestes élastiques et minutieux, rapides sans être précipités, s’accompagnaient d’un froissement de soie qui se confondait avec le frou-frou des flammes dans le poêle. Les instruments de cuisine semblaient lui obéir quand elle en avait besoin. Thé, beignets, laitages prenaient vie dans ses mains tandis que plats et coupelles s’alignaient sans bruit sur la table, dans un ordre impeccable. Il émanait d’elle une magie qui la muait en jongleuse. Ses gestes, mille fois répétés, étaient ceux d’une acrobate. Maîtrise parfaite de l’environnement, vraie liberté de pensée dans l’action : l’harmonieuse conjugaison de la sérénité de la steppe avec l’attitude d’une mère de famille. Régulièrement, elle promenait un regard aimant sur le visage endormi de ses enfants mais se remettait vite à la tâche, comme si elle risquait de les réveiller.
“Le meilleur thé, c’était quand s’ajoutaient à l’infusion du lait et du sel, ainsi qu’une bouillie de farine très grasse”, confie Galsan Tschinag. J’avais observé la maîtresse de maison préparer le thé, mélanger le lait frais à l’eau bouillante, plonger sa louche en métal dans le liquide blanc et l’oxygéner. Ainsi agité et maintenu à ébullition, telle une mer en tempête, le contenu de la marmite formait une écume lourde et de grosses gouttes grésillaient sur le poêle. Une odeur suave, qui parlait d’herbes et de fleurs longuement ruminées par des gueules chaudes, saturait l’air de la yourte – pas un instant de la vie ne s’écoule sans que le troupeau se rappelle aux nomades.
La femme donnait vie au campement. Que serait-il advenu sans cet être dans les mains de qui naissait la journée ? Avant le réveil de sa famille, elle eut même le temps de chauffer la soupe de pâtes à l’oignon de la veille et de remplir les thermos de thé au lait. Son époux prit place au fond de la yourte pour le petit-déjeuner. Les cuillères en fer-blanc gazouillèrent dans les gamelles ; le reflet de la charpente de la yourte miroita dans les bols. L’homme, assis devant l’autel, surveillait les enfants, qui buvaient bruyamment leur soupe ; la femme s’activait entre le poêle et des bocaux, marmites et fûts de laitages à divers stades de fermentation.
Inouïes et gracieuses mais surtout rieuses et spontanées, les Mongoles dégagent une sensualité émouvante. Dans un visage rond, large et plat comme la steppe, des lèvres charnues s’ouvrent sur deux lignes de dents dont la blancheur contraste avec des joues rosées sur des pommettes saillantes. Le reste du visage est discret avec la racine du nez comme enfoncée et, sous de longs sourcils, la fente étroite des yeux est retroussée au coin. Entre les paupières plissées brillent des iris bruns ou noirs comme le charbon. Le regard est paisible, mais expressif et jamais soumis. L’indépendance et la franchise s’y remarquent aussi clairement qu’une yourte dans la steppe.//p. 200-202

Tanneguy Gaullier, écrivain-voyageur, le 30 juin 2015 : « Votre récit m’a donné la pleine sensation de vivre une semaine dans les villes, les steppes et les toundras mongoles avec un (ou deux) excellent guide au cœur généreux. Bien que vos randonnées me paraissent bien éprouvantes, et seraient trop rudes pour moi, j’ai particulièrement apprécié les descriptions de vos raids extrêmes ainsi que vos considérations sur les motivations du marcheur au long cours. L’histoire et l’économie de ce pays qui m’étaient complètement étrangères me sont plus familières. Et puis, votre investissement dans l’exploration d’une culture est édifiant. De votre conception du voyage, j’essaierai de retenir ceci : “Partager devenait aussi nécessaire que dialoguer. Plus qu’une politesse, le don est une joie qui libère l’âme” ; et aussi : “À mesure que nous devenions intimes de la culture et de la langue, l’hospitalité perdait en exubérance, mais elle devenait meilleure en vérité.” Savoir vivre avec les peuples que l’on rencontre est bien là l’essentiel. L’autre élément précieux de ce genre de voyage me paraît être l’acceptation de la fragilité. Dans mon livre, je dis ceci : “La vulnérabilité me faisait devenir plus conscient et plus simple.” Aussi cela m’a t-il amusé de lire sous votre plume : “Je mesurais plus justement la vie. Plutôt qu’en combativité, j’avais gagné en fragilité et en acceptation.” Parmi mes pages préférées, il y a la superbe description du naadam. Très réussie ! Le récit de votre folle équipée dans l’Altaï constitue pour moi des pages d’anthologie. (À ce propos la page 293 me semble particulièrement fameuse ; la citation y éclôt comme un bouton de fleur.) Je vous l’avoue, j’ai pris un infini plaisir à goûter la précision de vos images littéraires. Certaines sont sûrement plus poétiques, mais j’ai trouvé celle-ci particulièrement subtile : “Les cavaliers reprirent leur ronde autour du stade, tels les atomes captifs de l’énergie d’une molécule” (Sans le mot énergie, ce serait plat – mais là c’est très bon !). En outre, cela m’a amusé de constater qu’il y avait une citation commune à nos livres respectifs : “Au bout de la patience, il y a le ciel.” Bravo et merci. » Maïté, ledragongalactique.blogspot.com, le 21 juin 2013 : « Sous les yourtes de Mongolie est le récit des différents voyages que Marc Alaux a effectués en Mongolie entre 2001 et 2009. Mongolie, pays du cheval ? Certes, mais c’est à pied que l’auteur a réalisé tous ses voyages. De fait, comme on ne se débarrasse pas si facilement que ça de la figure emblématique du pays, il s’est rapidement fait accompagner d’un cheval de bât pour le transport du matériel. Quelle claque ! j’ai envie de dire… Je me suis rendu compte en commençant ce livre à quel point ma vision de la Mongolie était édulcorée, coincée au XIIIe siècle au milieu des guerriers de Gengis Khan. La seule chose que je savais de la Mongolie contemporaine, c’est qu’elle avait été un pays communiste pendant de longues années et était restée indépendante de l’URSS, même si cette dernière avait eu une influence considérable sur le pays. Pour le reste je m’en tenais à mon idéal. Grâce à ce récit de voyage, j’ai donc appris l’alcoolisme, les zud successifs qui ont décimé des millions de têtes de bétail, l’exode rural, les bidonvilles de yourtes d’Oulan-Bator, les pauvres qui souffrent de la faim et du froid en hiver, la destruction des monastères et le massacre des moines bouddhistes dans les années 1930… Malgré tout ça, les Mongols ne sont pas un peuple exsangue, loin de là. Ils sont fiers de leurs origines et vouent un culte à Gengis Khan, le bouddhisme est redevenu la religion principale malgré sept décennies de communisme, leur hospitalité et leur tranquillité inspirent encore de nos jours. C’est juste que la modernité et le capitalisme mettent leur nez au milieu de tout ça et comme ce qu’on peut voir dans le film L’histoire du chameau qui pleure, l’un n’empêche pas l’autre en définitive. La performance physique et psychologique de Marc Alaux et de l’ami avec lequel il voyage est tout bonnement impressionnante. Le dépassement de soi est de mise : ils ont connu la faim, la soif, le froid, la pluie torrentielle, sans doute manqué mourir dix fois. Cela n’a de cesse de me questionner : la découverte de ce pays était pour eux à ce prix. Le récit des rencontres avec les Mongols émaille le récit des exploits physiques. Ils ont ainsi voyagé dans les quatre coins de la Mongolie : dans l’Altaï, le désert de Gobi, le Khentii, jusque dans la taïga, à la limite de la frontière russe, sans oublier les villes. C’était vraiment le livre que j’avais besoin de lire avant de partir en Mongolie. Je suis en train de mettre à plat tout ce que j’y ai appris. Les guides de voyage, c’est pratique mais c’est froid. Sous les yourtes de Mongolie est quant à lui un tourbillon d’émotions et de rencontres. J’ai un peu l’impression de déjà y être. Le fait que l’auteur n’ait pas voyagé à cheval n’a en fait aucune espèce d’importance, cela ne m’a pas manqué du tout. De toute façon, on ne peut pas évoquer la Mongolie sans aborder un tant soit peu le sujet et puis cela n’enlève strictement rien à la puissance de ce récit. Sous les yourtes de Mongolie est édité aux éditions Transboréal. Après Cavalier des steppes, il est le deuxième livre que je lis de cette maison d’édition. Ce ne sera certainement pas le dernier. Les deux se ressemblent : récit de voyage, découverte de la culture, des traditions et des peuples autochtones ainsi que de l’histoire du pays. C’est complet, pointu et cependant facile à lire. Le carnet de photographies au centre de l’ouvrage donne une couleur à ce qui est raconté. » Nathalie Plaisant, nattulga.canalblog.com, le 8 juin 2011 : « La narration de l’expédition en trame de fond est agrémentée de mille informations historiques, géographiques, géopolitiques, ethnologiques sur la Mongolie et sur les mœurs de ses habitants. Croise-t-il les ruines d’un monastère dans le Gobi qu’il en profitera pour écrire un chapitre sur les purges communistes, la destruction de la majorité des monastères et l’assassinat ou l’exil des moines. Il décrit également la ville d’Ulaanbaatar, chose assez rare dans la littérature portant sur la Mongolie. Je vous conseille aussi d’aller à une de ses conférences car il est aussi agréable à écouter qu’à lire. » Emmanuelle, blogues.guidesulysse.com, le 13 juin 2011 : « Je viens de relire avec émotion un récit de voyage fascinant : Sous les yourtes de Mongolie. Son auteur, Marc Alaux, qui s’est totalement impliqué dans ses voyages à pied en Mongolie, nous offre ici un ouvrage profondément sincère, où l’enseignement exigeant de la steppe lui permet d’accéder à une autre façon d’être au monde. Il nous en parle avec une franchise qui donne le vertige, tant il s’est parfois trouvé à la limite de ce qu’il connaissait. À travers lui, nous vivons quelque chose de fort et d’essentiel, qui nous concerne directement. […] Bonne lecture, et si ce récit vous touche, sachez que l’ensemble de la collection “Sillages”, chez Transboréal, est conçu dans le même esprit : des parcours très personnels accompagnés d’une véritable réflexion, déroulée au fil des découvertes qui l’ont engendrée. » Le grenier à livres, legrenierdechoco.over-blog.com, le 17 janvier 2011 : « Marc Alaux est un passionné de la Mongolie. Depuis 2001, il y a effectué cinq voyages et parcouru le pays de long en large, seul ou accompagné. Sous les yourtes de Mongolie est le récit de ses découvertes. Édité une première fois en 2007, il ressort aujourd’hui avec une nouvelle couverture. En 2001, Marc Alaux traverse la Mongolie à pied d’est en ouest pendant six mois avec un ami : départ d’Oulan-Bator, désert de Gobi, Khangai. En 2003, on le voit cheminer seul dans le massif du Khentii. Il retrouve en 2004 son compagnon de route pour un nouveau périple de 2 300 km pendant six mois sur les confins montagneux de l’Altaï et des Sayans. En 2006, il retourne avec son épouse dans les monts du Khentii. Sans compter les autres séjours qui suivent la parution de l’ouvrage. Loin d’être un récit chronologique de ces voyages, l’ouvrage se présente comme une somme culturelle sur les régions parcourues. Il se découpe d’ailleurs en quatre parties géographiques : 1. Oulan-Bator ; 2. Gobi et steppes orientales ; 3. Khangai et Khan Khöökhi ; 4. Altai et Sayan. Nous découvrons tout d’abord le goût de Marc Alaux pour la marche et l’effort. Ses voyages sont souvent synonymes d’exploits sportifs. Il part seul ou avec un ami dans des conditions extrêmes, se contente d’une nourriture frugale et s’attache particulièrement à la forme du voyage à pied. Il se perd parfois, ne rencontre aucun habitant pendant des jours et doit endurer la faim, le froid et l’épuisement. C’est une forme de voyage un peu extrême mais qui est essentielle pour notre auteur. Puis, il y a la Mongolie, ce pays rêvé auquel on associe une somme de clichés plus ou moins justes. Car la Mongolie, ce n’est pas simplement ces vastes steppes vertes où courent des chevaux en liberté. C’est aussi un désert, des montagnes, un été qui ne dure que deux mois, des villes aussi en apparence pauvres et crasseuses, et tant d’autres choses que je vous laisse découvrir. Les nombreux voyages de l’auteur à travers les différentes régions l’aident, et le lecteur avec lui, à pénétrer le tréfonds de la culture mongole. En effet, au-delà du récit de voyage, Marc Alaux a l’art de nous présenter la Mongolie dans tout ce qu’elle est intrinsèquement. Sont évoqués le nomadisme en perte de vitesse, les changements climatiques qui entraînent la mort des troupeaux et l’obligation pour les nomades de s’expatrier à la ville où fleurissent de plus en plus les bidonvilles de yourtes, la nécessité de la collectivisation des pâturages qui conduit à l’épuisement des sols, le patrimoine culturel qu’on ne cherche pas à sauvegarder, les répercussions du communisme sur le pays, etc. Partageant avec l’auteur la vie des éleveurs nomades, on découvre le quotidien difficile de ces hommes qui vivent en adéquation avec une nature difficile, leurs coutumes, leur hospitalité légendaire, leur philosophie de vie, le statut de la femme, etc. Moi, ce que j’aime dans les récits de voyage, c’est apprendre des choses, découvrir une civilisation de l’intérieur, vivre des expériences inédites par procuration. J’aime que ça ne soit pas un simple récit rapportant un parcours qui se limite à ce que l’on voit. Et je dois dire que Marc Alaux réussit formidablement bien à dépasser tout ça ! Car c’est un ouvrage véritablement complet qui se révèle ici à nous, presque une étude ethnologique. S’appuyant sur de nombreuses lectures dont les références nous sont en plus abondamment données, Marc Alaux évoque l’histoire de la Mongolie, son évolution, ses perspectives d’avenir. C’est un livre érudit mais accessible, très bien écrit, passionnant et extrêmement fort que j’ai adoré et vous conseille plus que chaudement ! Un texte qui vous fera aimer la Mongolie si ce n’est pas encore le cas ! » Un lecteur, www.amazon.fr, le 6 décembre 2009 : « C’est un ouvrage très dense, qu’on savoure doucement : découverte en profondeur d’un monde aux antipodes de notre société ; nature quasi intouchée ; peuples qui ont su s’adapter à des conditions de vie extrêmes, à une histoire difficile et dont les qualités de courage et de générosité interpellent… Combien de temps cette civilisation survivra-t-elle encore ? Allez en Mongolie, vous ne le regretterez pas. » Un lecteur, montbouge.info, le 24 décembre 2008 : « Bravo ! Oui, bravo pour ce livre qui paraît, de prime abord, difficile, justement parce que ce n’est pas qu’un récit de voyage comme les aiment les marchands de tourisme (beaux sites, bonnes étapes, etc.). Par contre, au bout des quelques premières pages, on se laisse prendre par l’atmosphère du récit qui est truffé de références ethnologiques, archéologiques et historiques qui attestent l’assise culturelle de son auteur. Il n’en est pas pour autant difficile ou rébarbatif car il en résulte un récit vrai, notamment au plan social et humain, débarrassé de tout le clinquant touristique pour révéler la réalité de l’existence dans ces contrées difficiles (surtout par le climat). On y découvre aussi la simplicité, l’authenticité des autochtones ainsi que la richesse et la chaleur de leurs sentiments pour peu que l’on accepte de les rencontrer autrement qu’à la va-vite (comme lors d’un circuit-découverte). À la fin du livre, on a vraiment conscience d’avoir vécu, par l’intermédiaire de l’auteur, une vraie aventure et partagé ses sentiments et ses réflexions empreintes d’une certaine philosophie. C’est un récit captivant qui donne certainement une autre vision de ce pays que les catalogues de voyage, mais on en garde un souvenir ému qui fait que, si on recommande ce livre à ses amis, on garde précieusement le sien pour pouvoir en relire des passages de temps en temps. Félicitations à l’auteur et merci pour ces bouffées d’air pur (même si c’est du blizzard !). » Marie-Laure Peretti, www.cavadeos.fr, le 17 septembre 2008 : « La Mongolie est une destination phare du tourisme équestre. Les livres de photos pullulent et regorgent de vastes étendues à perte de vue, de yourtes à porte colorée, d’habitants souriants se déplaçant exclusivement à cheval. Ces clichés ont contribué à désigner ce pays comme une sorte de graal du cavalier. Pourtant, les mots peuvent être plus évocateurs de l’âme d’un pays que des photos : le livre de Marc Alaux nous dévoile une terre et un peuple riches de contrastes peu montrés. Le jeune archéologue a d’abord parcouru la Mongolie à pied avant de s’initier au cheval bâté : le dangereux désert de Gobi lui a fait découvrir le meilleur des moyens pour rencontrer les Mongols et vivre comme eux, avoir les mêmes préoccupations. Un brin lyrique, on est bercé par les descriptions de paysages et des rencontres. On se balade dans les pages avec la nonchalance d’un yack, on sursaute au cri de la marmotte, on cueille un edelweiss et on fait trois fois le tour d’un amoncellement sacré de pierres en laissant une offrande. Truffé d’anecdotes, le livre explique sans détour les errements du communisme dont le pays sort à peine, mais aussi les bonnes choses qu’il a permises comme l’évolution du rôle de la femme. Il nous montre un pays qui change, ou les traditions évoluent. Le temps où les Mongols portaient des bottes à bout recourbé pour éviter de blesser la terre s’éloigne. On regarde la Mongolie d’un peu plus près pour ses ressources en or, en cuivre, en uranium et… en cachemire. L’âme de Gengis Khan souffle sur les étiquettes de bouteille de vodka qu’il décore. Cet alcool blanc fait des ravages. Mais le regard optimiste de Marc Alaux sait également évoquer la philosophie et la sagesse de ses habitants. Si l’envie de galoper à fond dans la steppe vous chatouille, lire ce livre en guise de préparation d’un futur voyage est une excellente idée. Et si vous y êtes allés, vous en retrouverez le goût. Tournez une page, on y écoute le chant de la steppe. » Richard Hutin, lecteur, le 3 septembre 2008 : « J’y ai trouvé les réponses à de nombreuses questions que notre guide, certes charmante et dévouée, avait gentiment éludées. Merci donc pour ce superbe ouvrage tout aussi érudit que passionnant. Qu’il est difficile de se retrouver dans un bureau à Paris après avoir mis les pieds en Mongolie. Mon épouse et moi nous demandons comment vous faites au retour de vos longs séjours là-bas… Merci encore d’avoir éclairé, avant et après, notre prise de contact avec ce superbe pays. Nous nous attendions à la nature et aux paysages et, sans conteste, la vraie surprise est venue… des hommes. » Lorine Schieber, www.routard.com, juillet 2008 : « Ce livre, illustré par plus d’une centaine de photographies prises par l’auteur, est un témoignage ethnologique sur les descendants de Gengis Khan. C’est aussi une formidable invitation au voyage, à la découverte de ces vastes étendues sauvages et de tout un peuple, généreux et plein de sagesse. » Gilles Fumey, Vient de paraître n° 32, mai-juin 2008 : « Ce livre est l’histoire d’une passion, peut-être même d’une obsession d’un lieu, d’un ailleurs qui “lie les fantasmes à la déraison” selon les propres mots du voyageur. Ces fantasmes de Mongolie sont nés d’un atlas et des chants passés et repassés de l’enfance. Destination Oulan-Bator, étape obligée vers Da Khu_riye (“le Grand Monastère”), ville cernée d’un anneau de yourtes au feutre blanc. Alaux et son compère sont des voyageurs étonnés. Alaux pointe la proximité du luxe et de la misère, il se surprend à se méfier des chiens errants, ceux qui se régalent des cadavres dans un pays où la religion interdit l’ensevelissement. En route pour Gobi, Alaux raconte la steppe, cette prairie de stipa, où le vent et le gel interdisent l’arbre. Au monastère d’Erdenemandal, le vieux moine lui donne l’occasion de raconter les purges staliniennes contre le lamaïsme. Nos ciceroni en Mongolie, qui marchent “comme avaient marché nos ancêtres il y a dix millions d’années” se font volontiers ethnologues comparatistes (le statut des femmes, etc.), ne dédaignent pas les spectacles (la lutte qu’ils présentent comme une parade), mais ils restent surtout des philosophes lorsque l’épreuve les aiguillonne au pied de l’Altaï chez les Kazakhs. “La Mongolie me manque, j’espère qu’elle me manquera toujours”, écrit Marc Alaux. Un cri du cœur qui apparente le voyage à un cri d’amour. » Jean-Marc Porte, Trek magazine n° 103 de mai 2008 : « Ce travail de Marc Alaux sur la Mongolie peut difficilement se résumer en trois lignes, mais il est remarquable. Quels que soient les points d’entrée, du cheval à l’économie, de l’histoire à la géographie, de la spiritualité au nomadisme, son livre réussit effectivement à livrer quelque chose de l’âme de ces territoires immenses. Lorsque l’érudition rejoint à ce point la connaissance du terrain… c’est un réel bonheur. » Michel Jan, sinologue, le 3 mars 2008 : « Je viens de terminer votre livre et je n’attends pas plus longtemps pour vous en remercier, et pour vous en féliciter. Vous en féliciter tout d’abord pour le plaisir que vous procurez à votre lecteur, aussi bien par le style que par les précisions et le vivant des descriptions des situations, des personnages, des paysages. Mais également pour ce que représente depuis plusieurs années votre exploration en profondeur, sur le terrain, dans des conditions difficiles et avec une approche généreuse et ouverte de la culture et des populations, de cet espace mongol qui, à juste titre, vous séduit autant et avec autant de conviction. » Marina Renault, lectrice, le 3 mars 2008 : « Merveilleux et touchant récit que vous nous faites partager à travers ce livre. Dépaysement assuré page après page. Quel plus beau témoignage d’amour pouviez-vous faire, à ce peuple nomade, que cet ouvrage riche de votre vécu et de ces chaleureuses rencontres ? Merci à vous. » Michel Neyroud, lecteur, www.amazon.fr, le 26 février 2008 : « La mode est aux longs périples pédestres. La Mongolie est à la mode. Si vous voulez comprendre en nuances ce qu’est la Mongolie postsocialiste, lisez les ouvrages Sous les yourtes de Mongolie et Aylal, Une année en Mongolie. Vous apprendrez bien davantage qu’avec les beaux albums photographiques où on voit des images sans vivre des situations humaines. D’abord, j’apprécie la modestie comme la philosophie de mise en partage des auteurs, qui sont dans la bonne distance : sans complaisance, ni fascination excessive vers l’Autre culturel, le nomade. En marche vers le Khövsgöl, Marc Alaux fait réfléchir sur l’attraction du peuple tsaatan sur le tourisme mondial. Il pose les vraies questions : “Et le Tsaatan épicier, personne ne fait attention à lui ?”. Non, il n’ira pas “voir” cette minorité qui disparaît. De leurs lectures anthropologiques, Marc Alaux et Linda Gardelle ont tiré une philosophie du regard, attentive à l’Autre. Ces positions remarquables doivent être pointées. Chacun a aussi le mérite de faire sa part à la métropole en mouvement, Oulan-Bator. On ne peut comprendre la Mongolie sans analyser ce qui s’y joue (urbanisation effrénée, privatisation, déréglementation, paupérisation, exode rural lié aux catastrophes “climatiques” des zud, rôle des ONG, démocratisation chaotique, corruption). J’aime particulièrement l’errance de Marc qui passe ses glaciales journées d’hiver à se perdre dans la traversée des quartiers pauvres. Il y a quelque chose de rare dans cette démarche singulière qui dit beaucoup sur l’homme qu’est Marc et le rend attachant. “Vivre en témoin de sa propre vie.” Marc est un passionné qui a beaucoup lu avant et après ses folles itinérances pédestres avec son ami Laurent (de nombreuses références d’ouvrages en notes de bas de page l’attestent) : jamais, il n’est dans l’exploit sportif. Il sait écrire et de belle manière. Le vocabulaire est choisi. Il sait observer la vie quotidienne des Mongols et la poésie de son expérience est un bonheur. Comme Sylvain Tesson (L’Axe du loup, Robert Laffont, 2004), Marc Alaux a marché plus de 6 000 km. Si L’Axe du loup se lit d’une traite (214 pages), Sous les yourtes de Mongolie se mérite (363 pages) ; l’écriture est incomparablement plus dense, plus culturelle : on y apprend davantage. Marc sait habilement faire passer des thématiques instructives comme, en vrac, la tradition urbaine d’un pays qu’on croirait sans héritage urbain, la marginalisation des éleveurs suite à l’effondrement de l’URSS, le rôle prédominant du cheval, le vol de chevaux qu’ils ont eux-mêmes subi, les graves crises climatiques, les ruines d’un monastère perdu, les chiens, le costume. Jamais, vous ne trouverez ailleurs une description si fouillée d’une ville de l’Ouest mongol, Khovd, qu’ici ou d’une ville inconnue d’un gobi méridional. Marc et son ami Laurent ont parcouru tous les milieux de l’immense Mongolie : on apprend beaucoup sur les gobis, nommément ceux de l’Est (Dornod), les steppes herbeuses (Khangaï), les montagnes de l’Ouest (Altaï kazakh) comme des confins sibériens (montagnes du Darkhad et Khövsgöl, marécages, lacs, toundras, frontière russo-mongole). Les deux cahiers photographiques en couleurs sont contextualisés avec une légende très explicative. Les nomades sont nommément cités en action. Ces deux ouvrages font aimer la Mongolie qui le mérite bien. On ne peut que féliciter les éditions Transboréal d’avoir accueilli ce nouvel auteur. Merci à lui. » Xavier Delhert, Librairie L’Appel de la forêt, février 2008 : « Avis aux voyageurs en partance pour la Mongolie, ne lisez pas ce livre, vous n’en reviendrez pas. Car voilà bien l’ouvrage d’un passionné. La Mongolie, Marc Alaux l’aura arpentée sous toutes ses latitudes et pour la plus grande partie à pied. Au bas mot plus de 5 000 km en quatre voyages pour se donner le temps de comprendre et partager la vie des Mongols. Il aura appris la langue, connu l’hiver, suivi les éleveurs, mais surtout observé la réalité flagrante de la Mongolie contemporaine, loin de l’imaginaire fantasmé du pastoralisme nomade. »

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